Un début de campagne poussif pour Ron DeSantis, rival de Trump

L'ancien président américain et candidat à la présidentielle de 2024, Donald Trump, prend la parole lors de la conférence Turning Point Action USA à West Palm Beach, en Floride, le 15 juillet 2023. (AFP)
L'ancien président américain et candidat à la présidentielle de 2024, Donald Trump, prend la parole lors de la conférence Turning Point Action USA à West Palm Beach, en Floride, le 15 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 16 juillet 2023

Un début de campagne poussif pour Ron DeSantis, rival de Trump

  • Pour son entrée dans la campagne pour la primaire républicaine fin mai, le gouverneur de Floride avait promis un direct sur Twitter modéré par Elon Musk, une première
  • Cerné par les enquêtes, l'ancien président s'est lui jeté à corps perdu dans sa troisième course pour la Maison Blanche, se posant en victime d'une «chasse aux sorcières», menée par des démocrates

WASHINGTON: Aux yeux de la droite traditionnelle, il est censé incarner l'alternative à Donald Trump. Mais la campagne du républicain Ron DeSantis pour la Maison Blanche enchaîne les déconvenues.

Retour sur son premier mois de campagne.

Le fiasco de Twitter 

Ce devait être un lancement innovant, dynamique. Pour son entrée dans la campagne pour la primaire républicaine fin mai, le gouverneur de Floride avait promis un direct sur Twitter modéré par Elon Musk, une première.

Une façon pour le quadragénaire d'incarner un vent de fraîcheur face à son principal rival pour l'investiture républicaine, Donald Trump, 77 ans.

Mais cet événement très attendu a tourné au fiasco, parasité par une série de problèmes techniques.

"Votre micro n'est pas ouvert", "c'est dommage, ça ne se passe pas comme ça d'habitude"..., ont entendu les centaines de milliers d'utilisateurs, à la place du programme que le gouverneur de Floride tentait d'exposer.

Un manque de charisme ? 

Réélu triomphalement à la tête de la Floride en novembre 2022, le gouverneur Ron DeSantis espère en effet séduire l'Amérique toute entière avec ses prises de position choc sur l'immigration, l'avortement ou les questions de genre.

Mais sur le terrain, cet homme au physique trapu et au sourire rare, se voit souvent reprocher un manque de charisme.

"DeSantis s'est pris les pieds dans le tapis", assure Todd Belt, professeur de sciences politiques à l'université George Washington. "Il ne parvient pas à nouer de lien avec les électeurs", qui ont du mal à percevoir ce qui le distingue de Donald Trump, mis à part des idées plus extrêmes, explique-t-il.

Des sondages en chute libre... 

Le résultat est sans appel.

Le gouverneur, en qui des conservateurs avaient placé leurs espoirs après la déconvenue de leur parti aux législatives l'an dernier, est désormais distancé par l'ancien président de plus de 30 points dans les sondages, selon l'agrégateur RealClearPolitics.

"Plus les gens apprennent à le connaître, plus il baisse dans les enquêtes d'opinion", a raillé Donald Trump sur son réseau Truth Social cette semaine.

Cerné par les enquêtes, l'ancien président s'est lui jeté à corps perdu dans sa troisième course pour la Maison Blanche, se posant en victime d'une "chasse aux sorcières", menée par des démocrates -- une thèse à laquelle adhèrent nombre de ses partisans.

Son inculpation historique devant un tribunal de New York? Puis celle par la justice fédérale à Miami? L'ex-homme d'affaires new-yorkais se targue d'avoir levé plusieurs millions de dollars grâce à ces séquences, qui ont fait l'objet d'une attention médiatique vertigineuse.

La dégringolade de Ron DeSantis dans les sondages profite aussi à la dizaine de candidats républicains lancés à leur poursuite, comme l'ancien vice-président Mike Pence. Leurs chances de décrocher l'investiture paraissent toutefois limitées.

... mais des occasions pour se relancer 

N'enterrez pas Ron DeSantis trop vite avertissent toutefois ses alliés.

La bataille pour l'investiture républicaine ne fait que commencer et les opportunités pour l'ancien officier de marine de se relancer seront nombreuses avant les premières primaires, prévues mi-janvier.

A commencer par le premier débat entre prétendants républicains, prévu le 23 août. Une occasion pour Ron DeSantis, qui n'a jamais encore vraiment attaqué frontalement Donald Trump, de descendre enfin dans l'arène.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.