Des «températures anormalement hautes» attendues en Espagne

Les touristes se protègent du soleil pendant qu'ils font la queue pour visiter le Palais Royal dans le centre-ville de Madrid sous des températures très élevées, le 26 juin 2023 (AFP).
Les touristes se protègent du soleil pendant qu'ils font la queue pour visiter le Palais Royal dans le centre-ville de Madrid sous des températures très élevées, le 26 juin 2023 (AFP).
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Publié le Lundi 17 juillet 2023

Des «températures anormalement hautes» attendues en Espagne

  • L'année 2023 s'annonce tout aussi risquée pour ce pays touché de plein fouet par le changement climatique avec près de 68 000 hectares partis en fumée depuis le début de l'année
  • Signe du réchauffement climatique, les vendanges ont d'ores et déjà commencé dans certaines zones de l'Andalousie, avec deux semaines d'avance

MADRID: L'Espagne va de nouveau suffoquer à partir de lundi en raison de "températures anormalement hautes" pour la saison, a annoncé l'agence météorologique nationale (Aemet).

"Nous aurons en Espagne des températures très hautes, peu habituelles, et ce, alors même que nous sommes déjà dans la période la plus chaude de l'année", a indiqué l'Aemet sur son compte Twitter, évoquant un mercure qui pourrait dépasser les 44 ºC dans la région de Cordoue en Andalousie (sud), voire battre localement de nouveaux records de températures.

Ces températures "anormalement hautes" se situeront lundi "de 5 à 10°C au-dessus de la moyenne dans une bonne partie de l'intérieur de la péninsule et des Baléares". La situation s'accentuera mardi puisque dans certains endroits, le mercure pourrait être "entre 10 à 15°C" au-dessus des normales.

Objet de toutes les attentions: l'incendie sur l'île espagnole de La Palma, dans les Canaries au large des côtes africaines, qui s'est déclaré samedi matin et a baissé en intensité dimanche à la faveur d'un repli des températures. Toujours combattu par des centaines de pompiers, son évolution reste "favorable", a indiqué lundi le ministère de l'Intérieur.

Au total 4 000 hectares de terrain ont brûlé et 4 000 personnes ont dû être évacuées, dont certaines ont pu déjà rejoindre leur logement, selon les autorités.

En 2022, près de 500 incendies ont dévoré plus de 300 000 hectares en Espagne, un record en Europe, selon le système européen d'information sur les feux de forêt (Effis).

L'année 2023 s'annonce tout aussi risquée pour ce pays touché de plein fouet par le changement climatique avec près de 68 000 hectares partis en fumée depuis le début de l'année.

L'épisode de chaleur intense doit durer jusqu'à mercredi et à partir de jeudi, les températures devraient baisser.

Signe du réchauffement climatique, les vendanges ont d'ores et déjà commencé dans certaines zones de l'Andalousie, avec deux semaines d'avance.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com