Grèce: incendie de forêt près d'Athènes, 1200 enfants évacués, un suspect arrêté

Un hélicoptère de lutte contre les incendies combat un feu de forêt près de la capitale grecque Athènes, pendant la canicule qui sévit dans l'est de la Méditerranée, le 3 août 2021. (Photo Louisa Gouliamaki / AFP)
Un hélicoptère de lutte contre les incendies combat un feu de forêt près de la capitale grecque Athènes, pendant la canicule qui sévit dans l'est de la Méditerranée, le 3 août 2021. (Photo Louisa Gouliamaki / AFP)
Short Url
Publié le Lundi 17 juillet 2023

Grèce: incendie de forêt près d'Athènes, 1200 enfants évacués, un suspect arrêté

  • «C'est un incendie difficile, les vents sont très forts allant jusqu'à 7 Beaufort (50 à 60km/h)», a indiqué Yannis Artopios, porte-parole des sapeurs pompiers
  • Près de l'isthme de Corinthe, dans une zone forestière proche d'une célèbre station balnéaire, Loutraki, un incendie était également en cours

ATHÈNES : Un incendie de forêt, attisé par des vents forts, s'est déclaré lundi à Kouvaras, à 50km à l'Est d'Athènes, ont annoncé les pompiers grecs, alors que les autorités ont donné l'ordre d'évacuer par précaution plusieurs zones balnéaires.

«C'est un incendie difficile, les vents sont très forts allant jusqu'à 7 Beaufort (50 à 60km/h)», a indiqué Yannis Artopios, porte-parole des sapeurs pompiers alors que la Grèce connaît depuis jeudi une vague de canicule avec des pointes à plus de 44°C dans le centre du pays.

Sept bombardiers d'eau, quatre hélicoptères et 150 pompiers dont une équipe de 30 pompiers roumains, luttaient contre les deux fronts de ce feu, selon des médias locaux.

Le feu, qui a détruit des broussailles, s'est rapidement répandu vers le sud de la région d'Attique, près des zones balnéaires de Lagonissi, Anavyssos et Saronida où se trouvent de nombreuses maisons secondaires.

La circulation a été interrompue sur les routes avoisinantes de Kalyvia envahies par une épaisse fumée.

Les autorités ont demandé aux habitants de quitter les lieux par précaution tandis qu'un monastère a été évacué.

Près de l'isthme de Corinthe, dans une zone forestière proche d'une célèbre station balnéaire, Loutraki, un incendie était également en cours, a rapporté l'agence de presse grecque ANA.

Des évacuations par précaution y ont également été ordonnées, selon la même source.

Selon les pompiers cités par ANA, des forces terrestres et aériennes ont déjà été mobilisées alors que des vents violents soufflent dans la zone.

Comme une partie de l'Europe, la Grèce a été frappée ce week-end par sa première canicule de l'année avec une pointe de 44,2°C dans la région de Thèbes (centre), selon l'Observatoire national d'Athènes.

A Athènes, le mercure a grimpé samedi jusqu'à 39°C et le site emblématique de l'Acropole, le plus visité du pays, est resté fermé pendant les heures les plus chaudes de la journée, vendredi, samedi et dimanche.

Dimanche soir, le thermomètre a commencé à baisser légèrement et le ministère de la Crise climatique a mis en garde contre le «risque accru» d’incendies en raison de vents importants, entre 50 et 60 km/h.

Si les températures doivent baisser de 2° à 4°C d’ici mercredi, une nouvelle vague de chaleur est attendue à partir de jeudi avec des maximales attendues de 43°C localement, selon les services météorologiques nationaux EMY.

«Nous nous trouvons au coeur de la période de lutte contre les incendies et les conditions attendues seront particulièrement difficiles favorisant les incendies de forêt», a mis en garde Yannis Artopios.

- 1.200 enfants évacués de colonies de vacances menacées par les incendies-

Mille deux cents enfants ont été évacués de colonies de vacances menacées par les incendies près de la station balnéaire de Loutraki, en Grèce, a annoncé le maire de la ville, Giorgos Gkionis.

«Nous avons sauvé 1.200 enfants qui se trouvaient dans les colonies de vacances», a déclaré l'édile sur la chaîne de télévision privée Skai, alors que plusieurs incendies de forêt, attisés par des vents forts, se sont déclarés lundi à l'est et l'ouest d'Athènes, selon les pompiers grecs.

-Arrestation d'un homme soupçonné d'avoir déclenché un incendie en cours-

Un homme soupçonné d'avoir déclenché un incendie de forêt en cours à une cinquantaine de kilomètres à l'est d'Athènes a été arrêté par la police, a annoncé un porte-parole des pompiers lundi.

«La police a procédé à l'arrestation d'un étranger qui serait à l'origine de l'incendie de Kouvaras», situé à environ 50 km à l'est d'Athènes, a précisé le porte-parole des pompiers Yannis Artopios, sans donner la nationalité de cette personne.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.