Joe Biden en campagne sur un chantier naval promet le retour du «rêve américain»

Joe Biden s'est rendu jeudi sur un chantier naval de Philadelphie pour illustrer le boom industriel du pays grâce auquel le président américain espère être réélu (Photo, AFP).
Joe Biden s'est rendu jeudi sur un chantier naval de Philadelphie pour illustrer le boom industriel du pays grâce auquel le président américain espère être réélu (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 21 juillet 2023

Joe Biden en campagne sur un chantier naval promet le retour du «rêve américain»

  • Joe Biden s'appuie sur une reprise économique forte et compte faire campagne en insistant sur le boom industriel du pays
  • Son allocution dans la grande ville de Pennsylvanie, sur la côte est, s'est voulue directe et simple, louant ses «Bidenomics»

WASHINGTON: Joe Biden s'est rendu jeudi sur un chantier naval de Philadelphie pour illustrer le boom industriel du pays grâce auquel le président américain espère être réélu, au moment où les Américains semblent peu enthousiastes à l'idée de lui laisser le gouvernail quatre ans de plus.

Son allocution dans la grande ville de Pennsylvanie, sur la côte est, s'est voulue directe et simple, louant ses "Bidenomics", le nom qu'il donne à ses plans massifs d'investissements, qui sont, selon lui "juste un autre moyen de dire 'restaurons le rêve américain'".

"C'est un nouveau départ", a-t-il insisté.

Les "Bidenomics", sur lesquels le démocrate a décidé de construire sa campagne, doivent permettre de réindustrialiser le pays après des décennies de délocalisations et d'abandon des centres industriels historiques.

Ces réformes, qui concernent tant les infrastructures que les semi-conducteurs ou l'énergie verte, visent à refaire du pays une puissance industrielle dans des secteurs jugés cruciaux.

Sa visite du chantier naval de Philadelphie, où sont fabriquées des éoliennes offshore, s'inscrit dans ce cadre, dans un Etat qui pourrait jouer encore un rôle crucial lors de la présidentielle de 2024, où un nouveau round entre le président sortant et son prédécesseur républicain, Donald Trump, semble s'annoncer.

"Quand je pense climat, je pense emplois, je pense emplois protégés", a insisté le président américain sous les vivats des personnes présentes, "nous créons des emplois aux Etats-Unis et nous exportons des produits américains".

Plus largement, Joe Biden s'appuie sur une reprise économique forte et solide, après le ralentissement provoqué par la pandémie.

Jusqu'ici, non seulement l'économie américaine a défié les prédictions de récession, mais voit l'inflation, encore très élevée ces derniers mois, revenir vers des eaux plus calmes, à 3% sur un an en juin, plus faible que dans les autres économies avancées.

Sondages en berne
Mais les sondages montrent que les Américains restent pessimistes et que seule une minorité d'entre eux attribue au président démocrate le crédit de cette solidité économique actuelle.

Selon une enquête d'opinion de l'université Monmouth publiée cette semaine, seuls 34% des sondés approuvent la gestion de l'inflation par l'administration Biden.

Le front de l'emploi, avec un chômage historiquement bas à 3,6%, semble plus positif pour le président américain: 47% des sondés approuvent sa politique en la matière, mais reste que 48% la désapprouvent.

Et en dépit des efforts de la Maison Blanche visant à démontrer le contraire, 32% des sondés pensent que l'économie américaine fait pire que les autres pays. Seuls 30% considèrent qu'elle se comporte mieux.

"Le président vante ses 'Bidenomics', mais l'aiguille de l'opinion publique n'a pas vraiment bougé", souligne Patrick Murray, directeur de l'institut de sondage de l'université Monmouth. "Les Américains lui accordent peu de crédit" en la matière.

La polarisation politique américaine est là aussi à l'oeuvre: Joe Biden obtient de bons scores auprès des électeurs démocrates, mais particulièrement mauvais chez les républicains.

Alors la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre, plaide la patience, rappelant les "niveaux historiquement bas" du chômage et les bons chiffres de l'inflation et répétant que la forme de l'économie américaine fait des envieux à l'international.

"Les sondages ne disent pas tout", a-t-elle assuré.

A l'issue de son discours, le président est allé distribuer des glaces aux ouvriers du chantier, se montrant confiant et présentant son programme économique comme une chance historique de remettre le pays dans le droit chemin.

Des projets comme un navire de maintenance de champs éoliens offshore, ou les usines poussant un peu partout aux Etats-Unis, créent un "sentiment de fierté, d'espoir et de dignité qui s'étaient peu à peu perdus", a-t-il estimé.

"Pendant longtemps, on nous a dit 'abandonnons l'industrie aux Etats-Unis'. Combien de fois avez-vous lu ou entendu ces 25 dernières années qu'on ne pourrait plus être la puissance industrielle majeure dans le monde? Et bien nous le pouvons et nous le serons", a insisté M. Biden.


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.