Les musulmans s'unissent pour dénoncer la profanation du Coran en Suède

Salwan Momika devant une mosquée à Stockholm le 28 juin 2023, pendant les vacances de l'Aïd Al-Adha. L'OCI s'est jointe aux nations du monde arabe pour condamner l'autodafé d'un exemplaire du Saint Coran à Stockholm, le décrivant comme un acte de profanation. (AFP/Dossier)
Salwan Momika devant une mosquée à Stockholm le 28 juin 2023, pendant les vacances de l'Aïd Al-Adha. L'OCI s'est jointe aux nations du monde arabe pour condamner l'autodafé d'un exemplaire du Saint Coran à Stockholm, le décrivant comme un acte de profanation. (AFP/Dossier)
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Publié le Samedi 22 juillet 2023

Les musulmans s'unissent pour dénoncer la profanation du Coran en Suède

  • Le secrétaire général exprime sa «profonde déception» à l’égard des autorités suédoises
  • L’Arabie saoudite qualifie la profanation du livre sacré d’«irresponsable»

RIYAD: L’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’est jointe aux nations du monde arabe pour condamner l’autodafé d’un exemplaire du Saint Coran dans la capitale suédoise, Stockholm, jeudi, le décrivant comme un acte de profanation.

«Le secrétaire général de l’OCI, Hissein Brahim Taha, condamne avec la plus grande fermeté un nouvel acte provocateur de profanation d’un exemplaire du Saint Coran qui a eu lieu devant l’ambassade d’Irak à Stockholm», déclare l’organisation dans un communiqué. 

M. Taha exprime sa profonde déception en voyant les autorités suédoises permettre l’autodafé du livre sacré.

Ce communiqué fait référence au communiqué final publié par le comité exécutif de l’OCI lors de sa réunion extraordinaire du 2 juillet, qui déclare que des actions provocatrices comme l’autodafé de textes religieux violent l’esprit des articles 19 et 20 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et ne peuvent être justifiées par le droit à la liberté d’expression, qui interdit toute incitation à la haine religieuse et à l’intolérance. 

Il fait également référence au contenu de la résolution adoptée le 12 juillet par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU sur «la lutte contre la haine religieuse, qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence».

M. Taha souligne l’importance de respecter les principes du droit international et exhorte les autorités suédoises à cesser de délivrer des autorisations à des groupes et individus extrémistes.

Al-Azhar, la plus haute institution religieuse d'Égypte, condamne, elle aussi, l’autodafé du Coran et exhorte les musulmans du monde entier à boycotter les produits suédois.

«#Al-Azhar condamne fermement les actes de profanation du Coran en Suède: cela entache la réputation du pays», déclare l’institution sur son compte Twitter.

«La Suède prouve par ses pratiques qu’elle est la société la plus proche du racisme et la plus éloignée du respect des religions et des personnes. Al-Azhar appelle tous les peuples libres du monde à continuer de boycotter les produits suédois pour soutenir le Coran, le livre de Dieu.» 

Jeudi, l’Arabie saoudite a dénoncé «les actions répétées et irresponsables des autorités suédoises qui ont accordé à certains extrémistes des permis officiels les autorisant à brûler et à profaner des exemplaires du Coran».

FAIT MARQUANT

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a qualifié cet acte de «provocation systématique des sentiments de millions de musulmans dans le monde» et a ajouté qu'il convoquerait le chargé d'affaires de l'ambassade de Suède pour lui remettre une note de protestation dans laquelle Riyad demande aux autorités suédoises de prendre toutes les mesures immédiates et nécessaires afin de mettre fin à ces «actes honteux, qui violent tous les enseignements religieux, ainsi que les lois et les normes internationales».

Le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim, a écrit sur Twitter qu’il saluait la «résolution de l’ONU contre l’autodafé du Coran en Suède» et applaudissait la résolution du Conseil des droits de l’homme.

Il regrette que «pour chaque mesure prise contre l’islamophobie, la haine s’enflamme parmi ceux qui cachent leurs actes odieux derrière le masque de la liberté d’expression, comme l’ont démontré les États dissidents».


Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le guide suprême de l'Iran n'aurait plus de contact direct en raison des craintes d'une attaque

Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
Une photo obtenue par l'agence de presse iranienne ISNA montre Mojtaba Khamenei, fils du guide suprême iranien Ayatollah Ali Khamenei, lors d'un rassemblement à Téhéran, en Iran. (Reuters)
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  • Mojtaba Khamenei communiquerait via des intermédiaires de confiance
  • Il ne ferait que donner des orientations générales sur les négociations, selon le rapport

DUBAI : Le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei opère depuis un lieu tenu secret avec un accès limité au monde extérieur, s'appuyant sur un réseau de courriers pour relayer les messages, alors que les dirigeants du pays craignent de nouvelles frappes ciblées, selon une exclusivité de CBS News citant des responsables américains familiers avec le renseignement.

Le rapport de dimanche affirmait que les problèmes de communication au sein de la direction de l'Iran étaient devenus un obstacle majeur dans les négociations avec l'administration de Donald Trump, les responsables iraniens autorisés à dialoguer avec Washington ayant du mal à communiquer même au sein de leur propre système.

Des responsables américains ont déclaré à CBS que lorsque des propositions étaient envoyées à Téhéran, des délais importants s'écoulaient avant que les réponses ne soient reçues, car les messages devaient d'abord passer par des intermédiaires pour parvenir au dirigeant suprême.

Selon CBS, les dirigeants iraniens ont adopté des mesures de sécurité extrêmes à la suite des frappes américaines et israéliennes menées dans le cadre de l'opération Epic Fury, qui, selon les services de renseignement, ont permis de cibler et de tuer plusieurs personnalités iraniennes de haut rang.

La plupart des hauts responsables passeraient désormais des semaines à l'intérieur de bunkers lourdement fortifiés, évitant tout contact direct et limitant les communications, sauf en cas de nécessité.

Le rapport ajoute que même les hauts responsables iraniens ne savent pas exactement où se trouve le guide suprême ou n'ont pas de ligne de communication directe avec lui.

Les messages sont transmis par l'intermédiaire de courriers de confiance spécialement utilisés pour dissimuler sa position, et il ne donnerait que des indications générales sur les questions qui peuvent être négociées et celles qui restent hors de portée.

M. Khamenei, qui a succédé à son père assassiné, l'ayatollah Ali Khamenei, n'est pas apparu en public depuis le début de la guerre.


Piratée, l'application de Tunisie Telecom envoie un message critique du pouvoir

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante". (AFP)
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  • L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application
  • Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche

TUNIS: Au lieu d'une offre promotionnelle, un message critique du pouvoir: à la suite d'une cyberattaque, des clients de Tunisie Telecom ont reçu, via l'application de l'opérateur public tunisien, un texte dénonçant la situation politique et économique du pays.

Relayé sur les réseaux sociaux et par des médias, le message, intitulé "Un cri pour la Tunisie: la liberté n'est pas un crime", fustigeait samedi un "net recul des libertés" et "une crise économique étouffante".

"Des promesses et des slogans, pour quel résultat?", demandait-il.

Incrédules et surpris, de nombreux Tunisiens ont aussitôt partagé des captures d'écran sur Facebook.

Il n'a pas été possible de confirmer combien de personnes avaient reçu ce message.

L'opérateur a d'abord publié un communiqué parlant seulement de maintenance sur son application.

Puis il a reconnu l'attaque dans un deuxième communiqué, publié dans la nuit de samedi à dimanche.

"Tunisie Telecom confirme que son application numérique MyTT a fait l'objet d'une cyberattaque aujourd'hui, qui a été détectée immédiatement et neutralisée avec succès en un temps record grâce aux mécanismes de protection et de surveillance mis en place, sans aucun impact sur la sécurité des données ni sur la continuité du service", a écrit l'opérateur.

"Par ailleurs, Tunisie Telecom souligne que la notification reçue par certains clients est sans lien avec les activités de l'entreprise ni avec les objectifs de cette application purement commerciale, conçue avant tout pour servir nos clients", a-t-il ajouté.

Des ONG tunisiennes et internationales dénoncent un recul des droits et libertés en Tunisie depuis le coup de force, en juillet 2021, du président Kais Saied, à la suite duquel il s'est octroyé de très larges pouvoirs.


Sud du Liban: Israël annonce la mort d'un de ses soldats

Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
Des militants de gauche israéliens manifestent contre le gouvernement israélien devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, le 23 mai 2026. (AFP)
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  • Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails
  • Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi la mort d'un de ses soldats survenue la veille dans le Sud du Liban, portant à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement le 2 mars de la guerre avec le Hezbollah.

Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est "tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée sans donner plus de détails.

Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le sud, en dépit de l'entrée en vigueur le 17 avril d'une trève entre Israël et le mouvement islamiste et soutenu par l'Iran Hezbollah.