Google Doodle rend hommage à un médecin égyptien qui a sauvé une famille juive pendant la Seconde Guerre mondiale

Google Doodle a honoré le Dr Mod Helmy, un médecin égypto-allemand qui a risqué sa vie pour sauver des Juifs pendant l'Holocauste. (Google)
Google Doodle a honoré le Dr Mod Helmy, un médecin égypto-allemand qui a risqué sa vie pour sauver des Juifs pendant l'Holocauste. (Google)
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Publié le Mercredi 26 juillet 2023

Google Doodle rend hommage à un médecin égyptien qui a sauvé une famille juive pendant la Seconde Guerre mondiale

  • Mohamed Helmy, qui a dirigé un service hospitalier à Berlin et est né d'un père égyptien et d'une mère allemande, a été persécuté en vertu des lois raciales nazies
  • Le médecin égyptien a aidé la famille de l’un de ses patients juifs, déguisant une adolescente, Anna Boros, à l’aide d’un foulard, et l'appelant sa nièce

LONDRES: Google Doodle a rendu hommage à un médecin égyptien qui a sauvé une famille juive en Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, a rapporté la BBC.

Mohamed Helmy est né au Soudan en 1901 d'un père égyptien et d'une mère allemande. En 1922, il s’est rendu en Allemagne pour étudier la médecine. Il est devenu plus tard le chef du service d'urologie dans un hôpital de Berlin.

Dans un contexte de persécution croissante des non Allemands dans le pays, Helmy a été arrêté deux fois et empêché d'épouser sa fiancée allemande. Il a également perdu son poste à l'hôpital.

Le médecin égyptien a aidé la famille de l'un de ses patients juifs à la suite de l'introduction des lois raciales, déguisant à un moment donné une adolescente, Anna Boros, à l’aide d’un foulard, et l'appelant sa nièce.

Le courage de Helmy a été honoré dans le Google Doodle, lancé par l'artiste berlinoise Noa Snir, à l'occasion de ce qui aurait été le 122e anniversaire du médecin égyptien. L’œuvre représente Helmy, dans sa tenue de médecin, protégeant une famille en l’entourant de ses bras.

«Je pense que le cas de Helmy est particulièrement intéressant, car il a lui-même subi des persécutions en raison de son origine et de son appartenance ethnique, et cela ne l'a pas empêché d'aider autant de personnes que possible. C'est inimaginable pour moi, ce genre de courage et de déontologie», confie Noa Snir. 

Mod Helmy et la fille juive qu'il a sauvée sont restés en contact longtemps après la guerre, et jusqu'à sa mort en 1982.

Il a reçu à titre posthume en 2013 le prix Righteous Among the Nations («Juste parmi les nations») de Yad Vashem, le site commémoratif de l'Holocauste en Israël.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Bahreïn dénonce une "agression flagrante" après des frappes iraniennes

Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
Des véhicules circulent sur une route dans la capitale du Bahreïn, Manama, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Bahreïn affirme avoir intercepté sept missiles tirés lors de frappes iraniennes visant son territoire et le Koweït, qu’il qualifie d’attaque contre sa souveraineté
  • Téhéran a revendiqué des tirs de missiles en représailles à des frappes américaines, ciblant notamment une base aérienne au Koweït et un site militaire américain à Bahreïn

MANAMA: Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé samedi les frappes menées par l'Iran contre son territoire et le Koweït voisin, disant avoir intercepté sept missiles.

"Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques", a-t-il écrit dans un communiqué. "Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays", a-t-il ajouté.

Les Gardiens de la Révolution iraniens avaient dit dans la nuit avoir tiré, en représailles à des frappes américaines, des missiles balistiques vers la base aérienne Ali Al-Salem au Koweït, où sont stationnés des appareils américains, et le quartier général de la Ve flotte américaine à Bahreïn.


L'Iran n'a pas à "intervenir au Liban", dit le président libanais

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  • Le président libanais Joseph Aoun a appelé l’Iran à cesser toute ingérence au Liban, affirmant la souveraineté du pays dans une interview à CNN
  • Il a également exhorté le Hezbollah à privilégier la diplomatie et la négociation comme seule voie pour résoudre le conflit avec Israël

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a sommé l'Iran de ne plus "intervenir" dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.

"Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays", a lancé le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.

"Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie", a-t-il ajouté.


Liban: sept morts dans des frappes israéliennes sur Tyr, selon la défense civile

Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
Un médecin dans un laboratoire endommagé de l’hôpital Jabal Amel, à la suite de la frappe aérienne israélienne de lundi qui a touché un bâtiment voisin, dans la ville portuaire de Tyr, au sud du Liban. (AP)
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  • Des frappes israéliennes nocturnes à Tyr, dans le sud du Liban, ont fait au moins sept morts et plusieurs blessés, touchant notamment des zones proches d’un hôpital et des quartiers résidentiels
  • Israël annonce de nouvelles attaques contre le Hezbollah au nord du fleuve Litani et ordonne des évacuations, tandis que le conflit continue de provoquer de lourdes pertes civiles et des déplacements massifs

BEYROUTH: Des frappes nocturnes israéliennes sur la ville millénaire de Tyr, dans le sud du Liban, dont l'une près d'un hôpital, ont tué sept personnes, a indiqué vendredi à l'AFP une source au sein de la défense civile.

L'armée israélienne a annoncé de son côté qu'elle allait attaquer le Hezbollah dans trois localités au nord du fleuve Litani, à une quarantaine de km de la frontière, ordonnant à leur population d'évacuer.

Le mouvement pro-iranien avait rejeté jeudi un accord de cessez-le-feu annoncé la veille à Washington après des négociations entre le Liban et Israël, réclamant un retrait total des forces israéliennes qui occupent une partie du sud du pays.

A Tyr, une frappe tard jeudi soir a fait quatre morts et sept blessés, selon la Défense civile. Elle a dévasté le siège d'une banque et endommagé légèrement l'hôpital Jabal Amel, l'un des trois que compte la ville, a constaté le correspondant de l'AFP.

Une autre frappe sur un quartier résidentiel de la ville a tué trois personnes et en a blessé cinq autres dont deux enfants, selon la Défense civile.

Lundi, une frappe près de l'hôpital Jabal Amel avait tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel, selon le ministère de la Santé.

La ville côtière, qu'une partie de ses habitants refuse d'évacuer malgré les avertissements israéliens, est régulièrement pilonnée.

Des habitants s'étaient réfugiés dans le quartier chrétien exigu de la Vieille ville, épargné par les avertissements isaréliens, dormant dans leurs voitures ou sous des tentes.

Mais ils l'ont fui après qu'Israël a menacé mardi le quartier, accusant des membres du Hezbollah de s'y cacher, selon le correspondant de l'AFP.

Une frappe avait également visé mercredi soir les abords d'un parc où campent des dizaines de réfugiés syriens, selon le correspondant de l'AFP qui n'a pas fait état de victime.

Dans ce contexte, une pétition, appelant à exclure toute présence armée à Tyr - où le Hezbollah est fortement implanté - autre que celle de l'armée libanaise, a recueilli près de 250 signatures selon les organisateurs.

Une pétition similaire concernant Nabatiyé - autre grande ville du sud à majorité chiite - pratiquement désertée du fait des bombardements israéliens, a recueilli plus de 500 signatures.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont fait 3.526 morts depuis le début du conflit le 2 mars, et ont déplacé plus d'un million de personnes, selon les autorités. Côté israélien, 27 soldats et un contractuel civil ont été tués au Liban.