Niger: Le chef de la garde présidentielle nouvel homme fort du pays

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Niger: Le chef de la garde présidentielle nouvel homme fort du pays

Niger: Le chef de la garde présidentielle nouvel homme fort du pays
  • Le général Tchiani est apparu sur les écrans de la TV nationale pour lire un communiqué en tant que «président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP)»
  • Le président français Emmanuel Macron va présider samedi à 15H00 un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré au Niger

NIAMEY: Le général Abdourahamane Tchiani, chef de la garde présidentielle du Niger à l'origine de la chute du président élu Mohamed Bazoum, s'est présenté vendredi comme le nouvel homme fort du pays, avant que l'entourage politique du chef de l'Etat déchu ne dénonce "un coup d'Etat pour convenance personnelle".

Le général Tchiani est apparu sur les écrans de la TV nationale pour lire un communiqué en tant que "président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP)", la junte qui a renversé Mohamed Bazoum.

Proclamé ensuite chef de l'Etat par ses pairs, il a justifié le coup d'Etat de mercredi par "la dégradation de la situation sécuritaire" dans un Niger miné par la violence de groupes djihadistes.

Sous le président Bazoum, il y avait "le discours politique" qui voulait faire croire que "tout va bien", alors qu'il y a "la dure réalité avec son lot de morts, de déplacés, d'humiliation et de frustration", a-t-il dit.

Selon lui, "l’approche sécuritaire actuelle n’a pas permis de sécuriser le pays en dépit de lourds sacrifices consentis par les Nigériens et le soutien appréciable et apprécié de nos partenaires extérieurs", la France et les Etats-Unis faisant partie des principaux en y déployant respectivement environ 1 500 et 1 100 soldats.

Le général a demandé "aux partenaires et amis du Niger, en cette étape cruciale de la vie de notre pays, de faire confiance à nos Forces de défense et de sécurité, garantes de l’unité nationale".

Il s'est aussi interrogé sur "une approche sécuritaire" qui "exclut toute véritable collaboration avec le Burkina Faso et le Mali", deux pays voisins du Niger, également dirigés par des militaires putschistes et frappés par la violence djihadiste.

Reprenant chaque point de son discours, deux directeurs adjoints du cabinet de Mohamed Bazoum, Daouda Takoubakoye et Oumar Moussa, ont dénoncé un "coup d’Etat pour convenance personnelle justifié par des arguments puisés exclusivement dans les réseaux sociaux", en réponse à la première déclaration du chef de la junte.

Un autre proche de Bazoum a confié à l'AFP que le "remplacement" d'Abdourahamane Tchiani et "une refonte en profondeur de la garde présidentielle devaient être décidés dès ce jeudi (27 juillet) en conseil des ministres".

Le général Tchiani, haut gradé discret, commande la garde présidentielle depuis sa nomination en 2011 par Issoufou Mahamadou, prédécesseur de Mohamed Bazoum.