Maroc-Israël, ou comment normaliser des relations « déjà normales »

Un juif marocain choisit de la charcuterie dans une boucherie casher dans la ville portuaire de Casablanca, à l'ouest du Maroc, le 11 décembre 2020. (Fadel Senna / AFP)
Un juif marocain choisit de la charcuterie dans une boucherie casher dans la ville portuaire de Casablanca, à l'ouest du Maroc, le 11 décembre 2020. (Fadel Senna / AFP)
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Publié le Dimanche 13 décembre 2020

Maroc-Israël, ou comment normaliser des relations « déjà normales »

  • Le Maroc, qui avait entretenu des relations officielles avec Israël à la fin des années 1990, après les accords d'Oslo, est le quatrième pays arabe à annoncer cette année un accord de normalisation de ses relations avec l'Etat hébreu
  • Les relations entre le Maroc et Israël étaient "déjà normales" avant l'accord annoncé jeudi par le président américain Donald Trump, a soutenu le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita

JERUSALEM : Les relations entre le Maroc et Israël étaient "déjà normales" avant l'accord annoncé jeudi par le président américain Donald Trump, a soutenu le ministre marocain des Affaires étrangères Nasser Bourita dans un rare entretien dimanche au quotidien israélien Yediot Aharonot.

"De notre point de vue, nous ne parlons pas de normalisation parce que les relations étaient déjà normales - nous parlons de rétablir les relations entre les deux pays comme elles l'étaient - car il y a toujours eu des relations. Elles n'ont jamais cessé", affirme M. Bourita dans cet entretien publié dans le titre le plus vendu de la presse hébraïque.

Le président américain sortant Donald Trump avait annoncé jeudi qu'il reconnaissait la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole disputée, et un accord de normalisation des relations entre le Maroc et Israël, dont s'était aussitôt félicité le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Dès samedi, les Etats-Unis ont adopté une "nouvelle carte officielle" du Maroc intégrant l'ensemble du territoire désertique que se disputent depuis des décennies Rabat et les indépendantistes du Front Polisario soutenus par l'Algérie.

Le Maroc, qui avait entretenu des relations officielles avec Israël à la fin des années 1990, après les accords israélo-palestiniens d'Oslo, est le quatrième pays arabe à annoncer cette année un accord de normalisation de ses relations avec l'Etat hébreu, après les Emirats arabes unis, Bahreïn et le Soudan.

"Les relations entre Israël et le Maroc sont spéciales et ne peuvent être comparées aux relations qu'Israël entretient avec aucun autre pays arabe", affirme M. Bourita dans l'entretien.

"Le Maroc a une histoire importante avec la communauté juive, une histoire particulière dans le monde arabe. Le roi (...) et les rois précédents, dont Hassan II, respectaient les juifs et les protégeaient. Les relations du Maroc avec les juifs étaient des relations spéciales que vous ne trouvez dans aucun autre pays arabe", ajoute-t-il.

Si la classe politique et la presse israélienne ont salué l'accord entre Israël et le Maroc, qui prévoit la mise sur pied d'une ligne aérienne directe entre les deux pays, les dirigeants palestiniens, eux, l'ont dénoncé.

 


Le cheikh Tahnoon « bienvenu à tout moment », selon le ministre saoudien des Médias

Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary (à gauche), et le Cheikh Tahnoon ben Zayed Al-Nahyane (à droite). (Photo fournie)
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  • Malgré des divergences sur le dossier yéménite, Riyad et Abou Dhabi soulignent l’importance stratégique de leur partenariat régional

RIYAD : Le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a réfuté mercredi les allégations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles le Royaume aurait refusé l’entrée au conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, le cheikh Tahnoon ben Zayed.

« Ce qui circule au sujet d’un refus du Royaume de recevoir Son Altesse le cheikh Tahnoon ben Zayed est incorrect. Son Altesse vient au Royaume quand il le souhaite, sans autorisation ; c’est sa maison et sa direction est sa famille », a écrit le ministre sur X.

Le cheikh Tahnoon est le vice-gouverneur d’Abou Dhabi et le frère du président des Émirats arabes unis, le cheikh Mohamed ben Zayed.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a déclaré mardi que, malgré une « divergence de vues » entre les deux pays au sujet du Yémen, leur relation était « d’une importance cruciale » pour la stabilité régionale.

« Le Royaume est toujours désireux d’entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis en tant que partenaire clé au sein du CCG », a-t-il déclaré.

Il a ajouté que le retrait des Émirats arabes unis du Yémen constituait une « pierre angulaire » permettant à la relation avec les Émirats de rester solide.

Le mois dernier, le gouvernement yéménite internationalement reconnu a demandé aux Émirats arabes unis de retirer leurs forces du pays, après que le Conseil de transition du Sud (STC), qu’ils soutiennent, a pris le contrôle de vastes zones dans le sud et l’est du pays.

La coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite pour soutenir la légitimité au Yémen a indiqué, le 30 décembre, avoir mené une frappe aérienne « limitée » contre des cargaisons d’armes de contrebande destinées au STC.

Le ministère émirati de la Défense a annoncé avoir achevé un retrait total du Yémen le 2 janvier.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L’espace aérien et le territoire saoudiens ne seront pas utilisés pour une attaque contre l’Iran, affirme le prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président iranien Masoud Pezeshkian. (Archive/SPA/AFP)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a fait ces déclarations lors d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian

RIYAD : Le Royaume n’autorisera pas que son espace aérien ou son territoire soient utilisés pour toute action militaire contre l’Iran, a déclaré le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane au président iranien Massoud Pezeshkian lors d’un entretien téléphonique mardi.

L’Arabie saoudite respecte la souveraineté de l’Iran et soutient tous les efforts visant à résoudre les différends par le dialogue, de manière à renforcer la sécurité et la stabilité dans la région, a rapporté l’Agence de presse saoudienne, citant les propos du prince héritier à Pezeshkian.

Le président iranien a exprimé sa gratitude envers le Royaume pour sa position ferme en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran, remerciant le prince héritier pour ses efforts en vue de renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Plus tôt, les médias iraniens avaient rapporté que Pezeshkian avait déclaré que Téhéran accueille toujours favorablement tout processus, dans le cadre du droit international, visant à prévenir la guerre.

Pezeshkian a également indiqué au prince Mohammed que « l’unité et la cohésion » des pays islamiques peuvent garantir une « sécurité, une stabilité et une paix durables dans la région ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Netanyahu affirme qu'il ne permettra pas l'établissement d'un «Etat palestinien à Gaza»

Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée. (AFP)
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  • "J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas"
  • "Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer" Méditerranée

JERUSALEM: Israël ne permettra pas la création d'un Etat palestinien et certainement pas à Gaza, a déclaré mardi soir le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, affirmant que son pays conserverait le contrôle sécuritaire de toute la zone allant du Jourdain à la Méditerranée.

"J'entends dire que j'autoriserais la création d'un État palestinien à Gaza. Cela n'a pas eu lieu et cela n'arrivera pas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, se vantant d'avoir "empêché à maintes reprises la création d'un État palestinien".

"Aujourd'hui comme demain, nous ne le permettrons pas", a-t-il ajouté, affirmant qu'"Israël maintiendra son contrôle sécuritaire sur l'ensemble de la zone allant du Jourdain à la mer"  Méditerranée, soit Israël et l'ensemble des Territoires palestiniens occupés.