Thaïlande : au moins dix morts, plus de cent blessés dans une explosion

La police thaïlandaise, les équipes de secours et les habitants se rassemblent autour des maisons détruites après l'explosion d'un entrepôt de feux d'artifice, qui a fait neuf morts et plus de 100 blessés, dans le district de Sungai Kolok, dans la province de Narathiwat, dans le sud de la Thaïlande, le 29 juillet 2023. (Photo de Madaree Tohlala / AFP)
La police thaïlandaise, les équipes de secours et les habitants se rassemblent autour des maisons détruites après l'explosion d'un entrepôt de feux d'artifice, qui a fait neuf morts et plus de 100 blessés, dans le district de Sungai Kolok, dans la province de Narathiwat, dans le sud de la Thaïlande, le 29 juillet 2023. (Photo de Madaree Tohlala / AFP)
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Publié le Dimanche 30 juillet 2023

Thaïlande : au moins dix morts, plus de cent blessés dans une explosion

  • L'explosion qui s'est produite samedi après-midi dans la ville de Sungai Kolok aurait été causée par des travaux de soudures dans un bâtiment stockant illégalement des feux d'artifice
  • Les explosions dans les ateliers de fabrication de pétards et autres pièces pyrotechniques ne sont pas rares en Thaïlande

BANGKOK, Thaïlande : Au moins dix personnes ont été tuées et plus de cent blessées dans l'explosion d'un entrepôt de feux d'artifice, dans le sud de la Thaïlande, dont le propriétaire accusé de négligence a été convoqué par la police.

L'explosion qui s'est produite samedi après-midi dans la ville de Sungai Kolok aurait été causée par des travaux de soudures dans un bâtiment stockant illégalement des feux d'artifice.

«Nous avons identifié 10 personnes (décédées) et trouvé des parties de deux corps que nous ne pouvons pas encore identifier», a déclaré dimanche le gouverneur de la province de Narathiwat, Sanan Pongaksorn, lors d'une conférence de presse.

«Nous envoyons des médecins légistes pour faire des tests ADN, mais les premiers rapports ont indiqué qu'ils étaient distincts», a-t-il ajouté.

La police qui enquête sur la cause de l'explosion, pense que le stockage des feux d'artifice n'y était pas autorisé.

Le commandant de la police de Narathiwat, le major général de police Chalermporn Khamkhiew, a précisé que peu de temps avant l'explosion, des pétards avaient été livrés.

«Nous enquêtons pour savoir si ces pétards ont été transportés légalement ou illégalement», a-t-il ajouté.

«Pour l'instant, nous ne trouvons aucune licence autorisant la possession ou la vente de pétards», a-t-il poursuivi, «nous supposons que l'usine n'en a pas.»

Toujours selon lui, l'explosion d'environ une tonne de poudre à canon a laissé apparaître sur le site deux cratères deux mètres de profondeur et six mètres de large.

«Nous avons convoqué le propriétaire de l'usine accusé de négligence à l'origine de l'accident», a déclaré le colonel Suthawet Thareethai, chef de la police du district de Muno.

- «C'était le chaos» -

Selon les autorités, un centre de commandement a été établi non loin du site et 365 plaintes de personnes blessées ou dont les maisons et les biens ont été endommagés ont été déposées.

«Certains immeubles gouvernementaux et des écoles privées ont également été endommagés», ont ajouté des responsables.

Selon la police, 106 des 115 premiers blessés dans l'explosion ont pu rentrer chez eux. L'état de ceux encore hospitalisés n'était pas connu.

L'incendie a été maîtrisé tard samedi. L'armée participera à l'opération de nettoyage, selon le général Santi Sakhutanark, commandant de l'armée du sud.

«Nous fournirons la main-d'œuvre et l'équipement «, a-t-il déclaré.

Les images diffusées par les médias montraient un immense panache de fumée, des toitures arrachées et de nombreux commerces, habitations et véhicules ayant subi de gros dégâts, ou en proie aux flammes.

«Je jouais avec mon téléphone chez moi quand, soudain, j'ai entendu un bruit assourdissant», a raconté à l'AFP Seksan Taesen, dont la maison, située à une centaine de mètres de l'entrepôt, a été «entièrement ébranlée».

«J'ai vu que mon toit était totalement béant. J'ai regardé à l'extérieur et j'ai vu la maison en train de s'effondrer et des gens gisant partout sur le sol. C'était le chaos».

Les explosions dans les ateliers de fabrication de pétards et autres pièces pyrotechniques ne sont pas rares en Thaïlande. Le drame de samedi survient cinq jours après l'explosion d'une fabrique de feux d'artifice, ayant fait 11 blessés, dans le nord de la ville de Chiang Mai.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.