L'Irak et le Koweït veulent s'accorder sur le tracé de leurs frontières

Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein (à droite) et son homologue du Koweït Salem Abdullah al-Jaber al-Sabah assistent à une conférence de presse à Bagdad (AFP).
Le ministre irakien des Affaires étrangères Fouad Hussein (à droite) et son homologue du Koweït Salem Abdullah al-Jaber al-Sabah assistent à une conférence de presse à Bagdad (AFP).
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Publié le Lundi 31 juillet 2023

L'Irak et le Koweït veulent s'accorder sur le tracé de leurs frontières

  • Des responsables irakiens se sont dits prêts à reconnaître la frontière terrestre du Koweït, mais celle maritime reste un point de contentieux
  • Pour Bagdad, le tracé doit lui garantir un accès sans entraves à la mer du Golfe, vital pour son économie et ses exportations pétrolières

BAGDAD : L'Irak et le Koweït veulent s'accorder sur le tracé définitif de leurs frontières, en particulier maritimes, ont indiqué dimanche leurs ministres des Affaires étrangères, à l'occasion d'une visite à Bagdad du chef de la diplomatie koweïtienne.

Les frontières terrestres et maritimes entre les deux pays ont été fixées par l'ONU en 1993, trois ans après l'invasion du Koweït par l'Irak. Par le passé, des responsables irakiens se sont dits prêts à reconnaître la frontière terrestre du Koweït, mais celle maritime reste un point de contentieux: pour Bagdad, le tracé doit lui garantir un accès sans entraves aux eaux du Golfe, vital pour son économie et ses exportations pétrolières.

Le dossier piétine et les gardes-côtes koweïtiens saisissent régulièrement des bateaux de pêche irakiens et interpellent des pêcheurs irakiens pour entrée illégale dans les eaux territoriales du Koweït.

Le chef de la diplomatie irakienne Fouad Hussein a indiqué à l'issue d'un entretien avec son homologue koweïtien Cheikh Salem Al-Sabah, que "l'accent a été mis sur la résolution des questions frontalières".

Les discussions se poursuivront "via différents comités techniques", a-t-il souligné lors d'un point presse à Bagdad, ajoutant qu'un "haut comité" dépendant de son ministère chapeauterait ces pourparlers.

Dans son allocution, le ministre koweïtien a, lui, souligné le "consensus total" pour "résoudre les problèmes en suspens entre les deux pays, en premier lieu la démarcation des frontières maritimes".

Poursuite des démarcations maritimes 

Bagdad accueillera le 14 août une nouvelle réunion d'un comité juridique engagé sur ce dossier.

Le ministre koweïtien a également rencontré le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani ainsi que le président du Parlement Mohamed al-Halboussi.

Les discussions avec ce dernier ont notamment porté sur "la poursuite d'une démarcation des frontières maritimes à partir du marqueur 162", selon l'agence de presse officielle du Koweït Kuna, en allusion à la surface maritime que les deux pays doivent encore se partager, dans un secteur de la mer du Golfe.

L'actuel gouvernement de M. Soudani, nommé par des partis pro-Iran, poursuit un rapprochement avec les monarchies du Golfe. Bagdad veut renforcer la coopération économique régionale, la lutte contre les stupéfiants et a reçu ces derniers mois la visite de plusieurs hauts responsables de ces pays.

En 2021, plus de 30 ans après l'invasion du Koweït, Bagdad avait fini de payer toutes les réparations de guerre qui lui avaient été imposées, déboursant au total plus de 52 milliards de dollars.

En août 1990, l'armée de Saddam Hussein avait déferlé sur l'émirat et annexé ce petit territoire riche en pétrole, avant d'en être chassée sept mois plus tard par une coalition internationale conduite par les Etats-Unis.


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.

 

 


Le prince héritier saoudien reçoit le président turc à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
Erdogan a été reçu à l'aéroport international King Khalid par le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, gouverneur adjoint de la région de Riyad. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une séance de pourparlers au palais Al-Yamamah à Riyad, mardi

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais Al-Yamamah, à Riyad.

Une cérémonie officielle d’accueil a été organisée en l’honneur du président Erdogan, à l’issue de laquelle les deux dirigeants ont tenu une séance de discussions.

Le président turc est arrivé plus tôt dans la journée en Arabie saoudite pour une visite officielle.

Il a été accueilli à l’aéroport international King Khalid par le vice-gouverneur de la région de Riyad, le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, ainsi que par plusieurs hauts responsables saoudiens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com