Forum économique mondial: L’Arabie saoudite progresse de 24 rangs dans l’Indice de transition énergétique

La SGI adopte une approche stratégique pour restaurer la verdure naturelle, avec pour objectif de planter 10 milliards d’arbres. Rien qu’en 2022, le projet a planté environ 18 millions d’arbres et réhabilité 60 000 hectares de terres dégradées. (Photo : SGI)
La SGI adopte une approche stratégique pour restaurer la verdure naturelle, avec pour objectif de planter 10 milliards d’arbres. Rien qu’en 2022, le projet a planté environ 18 millions d’arbres et réhabilité 60 000 hectares de terres dégradées. (Photo : SGI)
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Publié le Dimanche 30 juillet 2023

Forum économique mondial: L’Arabie saoudite progresse de 24 rangs dans l’Indice de transition énergétique

  • Le rapport annuel sur l’indice énergétique réalisé par le Forum économique mondial révèle que le Royaume est en tête de la région du Moyen-Orient, passant de la 81e place en 2021 à la 57e place en 2023
  • Selon le rapport, le pays a longtemps été un acteur dominant sur le marché du pétrole et, ces dernières années, il a réalisé une transition énergétique importante, reconnaissant la nécessité de se tourner vers les énergies renouvelables

RIYAD : La reconnaissance mondiale des plans de développement des énergies renouvelables et des initiatives vertes de l’Arabie saoudite a permis au Royaume de progresser de 24 rangs dans l’Indice de transition énergétique (ETI) depuis 2021, selon un rapport sur le développement durable.

Le rapport annuel sur l’indice énergétique réalisé par le Forum économique mondial révèle que le Royaume est en tête de la région du Moyen-Orient, passant de la 81e place en 2021 à la 57e place en 2023.

L’étude publiée en 2021 était basée sur 115 pays, tandis que l’étude actuelle est basée sur 120 pays.

Les résultats s’alignent sur la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à diversifier l’économie du pays et à lui permettre de devenir plus durable.

« Le pays a longtemps été un acteur dominant sur le marché du pétrole et, ces dernières années, il a réalisé une transition énergétique importante, reconnaissant la nécessité de se tourner vers les énergies renouvelables et de réduire son empreinte carbone », souligne le rapport.

Selon le rapport, ce bond dans le classement peut être attribué à plusieurs initiatives écologiques prises par le Royaume, telles que la création de la Regional Voluntary Carbon Market Co., première initiative de ce type dans la région.

En dépit des progrès en matière de durabilité, l’Arabie saoudite peut réduire davantage son intensité énergétique et carbonique, indique le rapport.

Le rapport note également que le Royaume pourrait accroître ses ressources renouvelables et mettre en œuvre des technologies de captage du carbone.

Le rapport précise par ailleurs que le Royaume a promis que 50% de son énergie serait produite par des sources renouvelables d’ici à 2030. En outre, l’Initiative verte saoudienne (SGI) mène plusieurs efforts ambitieux visant à réduire les émissions et à modifier le bouquet énergétique national.

Parmi les initiatives prises par la SGI figurent la création d’un programme de captage et de stockage du carbone, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’investissement dans les nouvelles sources d’énergie.

La SGI adopte une approche stratégique pour restaurer la verdure naturelle, avec pour objectif de planter 10 milliards d’arbres. Rien qu’en 2022, le projet a planté environ 18 millions d’arbres et réhabilité 60 000 hectares de terres dégradées, rétablissant des paramètres écologiques vitaux, améliorant la qualité de l’air et réduisant les tempêtes de sable.

« L’orientation du pays vers les énergies renouvelables, avec une capacité de 11,4 GW en cours de développement, représente une rupture significative avec le modèle économique traditionnel et pourrait avoir des implications géopolitiques », explique le rapport.

Le rapport mentionne également que le Royaume pourrait devenir un leader incontesté dans la transition énergétique en élaborant des investissements conjoints ainsi que des programmes de recherche, de formation et d’éducation.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com