Les Houthis lancent des attaques contre des troupes gouvernementales à Taïz

Les Houthis ont assiégé la ville de Taïz, densément peuplée, après s’être heurtés à une forte résistance des troupes de l’armée et des forces alliées qui défendaient les entrées de la ville. (AFP)
Les Houthis ont assiégé la ville de Taïz, densément peuplée, après s’être heurtés à une forte résistance des troupes de l’armée et des forces alliées qui défendaient les entrées de la ville. (AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 30 juillet 2023

Les Houthis lancent des attaques contre des troupes gouvernementales à Taïz

  • Les responsables de l’armée yéménite estiment que l’escalade des attaques des Houthis indique que la milice prépare une offensive militaire majeure pour reprendre Taïz aux forces gouvernementales
  • « Les Houthis n’ont pas réussi à atteindre leur objectif, qui était de s’emparer de nouvelles zones à Taïz », a indiqué un responsable militaire yéménite à Taïz

AL-MUKALLA : Selon des responsables de l’armée yéménite, les Houthis, soutenus par l’Iran, ont lancé des attaques contre les troupes gouvernementales à l’extérieur de la ville assiégée de Taïz et ont tiré sur des drones de reconnaissance au cours des dernières 48 heures. Il s’agit là de la dernière tentative en date des Houthis pour se rapprocher du centre-ville.

Abdel Basit al-Baher, un responsable militaire yéménite à Taïz, a déclaré à Arab News que les Houthis avaient pris pour cible les positions de l’armée yéménite dans les banlieues est, nord-est et ouest de la ville avec des obus de mortier et des mitrailleuses lourdes.

« Les Houthis n’ont pas réussi à atteindre leur objectif, qui était de s’emparer de nouvelles zones à Taïz », a indiqué M. Al-Baher. 

En plus d’essayer de s’emparer de nouvelles zones, a-t-il poursuivi, les Houthis ont également tenté de tester les défenses, la puissance de feu et les effectifs des forces gouvernementales yéménites, ainsi que de s’emparer d’une route difficile qui relie Taïz au reste du monde.

« Ils essaient de remporter une victoire militaire qui consolidera leur position politique et renforcera leur siège de Taïz », a expliqué M. Al-Baher. 

Dimanche, les unités de défense aérienne de l’armée ont ouvert le feu sur un drone de reconnaissance des Houthis qui survolait le territoire contrôlé par le gouvernement à l’ouest de Taïz.

Les responsables de l’armée yéménite estiment que l’escalade des attaques des Houthis, le déploiement de nouvelles forces à l’extérieur de Taïz et l'utilisation de drones de reconnaissance indiquent que la milice prépare une offensive militaire majeure pour reprendre Taïz aux forces gouvernementales.

Les Houthis ont assiégé la ville de Taïz, densément peuplée, après s’être heurtés à une forte résistance des troupes de l’armée et des forces alliées qui défendaient les entrées de la ville.

Ils empêchent les gens d’entrer dans la ville ou d’en sortir et empêchent aussi l’aide humanitaire et les produits essentiels de passer par leurs points de contrôle, obligeant les habitants à emprunter des routes périlleuses et boueuses pour échapper au siège.

Dimanche, le président du Conseil de la Choura, Ahmed Obaid ben Dagher, a critiqué les Houthis pour leur refus de lever le siège de Taïz, de libérer les prisonniers et d’accepter les propositions de paix visant à mettre fin à la guerre.

Lors d’une réunion au Caire, M. Ben Dagher a expliqué à Hayashi Katsuyoshi, assistant spécial du ministre japonais des Affaires étrangères, que les Houthis avaient violé le cessez-le-feu conclu sous l’égide de l’ONU, fait échouer les efforts de paix internationaux au Yémen et renforcé leurs forces sur le champ de bataille. Il lui a de même assuré que le gouvernement yéménite était prêt à dialoguer avec les Houthis pour parvenir à une paix durable au Yémen.

L’Agence de presse officielle du Yémen (Saba), a cité le responsable japonais qui a exprimé le soutien de son gouvernement au gouvernement yéménite et aux efforts de paix menés par l’ONU, tout en soulignant l’importance de mettre fin à la guerre par des moyens pacifiques.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Short Url
  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.