Manifestation pour les salaires à la Samaritaine: CGT et associations gagnent en justice face à LVMH

Des clients prennent un verre au bar de l'hôtel Cheval Blanc du bâtiment de la Samaritaine avant le défilé Louis Vuitton Menswear printemps-été 2024, dans le centre de Paris, le 20 juin 2023. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
Des clients prennent un verre au bar de l'hôtel Cheval Blanc du bâtiment de la Samaritaine avant le défilé Louis Vuitton Menswear printemps-été 2024, dans le centre de Paris, le 20 juin 2023. (Photo Ludovic MARIN / AFP)
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Publié le Lundi 31 juillet 2023

Manifestation pour les salaires à la Samaritaine: CGT et associations gagnent en justice face à LVMH

  • Le 22 décembre, dans le cadre d'un appel à la grève lancé par la CGT en faveur d'une revalorisation des salaires, une manifestation réunissant des dizaines de personnes avait donné lieu à une occupation et une fermeture temporaire de la Samaritaine
  • Le tribunal avait condamné DFS, qui réunit magasins de luxe et boutiques duty-free, à verser au total 6.000 euros à ces syndicats et associations en guise d'indemnisation de leurs frais de justice

PARIS : DFS, la branche de distribution du géant du luxe LVMH, a perdu en justice contre la CGT, le DAL et des associations qu'elle avait assignées après une manifestation qui avait donné lieu à une brève occupation du grand magasin parisien de la Samaritaine en décembre.

Deux fédérations de la CGT, celle du commerce et des services et celle du spectacle, l'association Droit au logement (DAL) le Comité National des Travailleurs Privés d'Emploi et Précaires, Agir Ensemble Contre le Chômage avaient été assignées en référé devant le tribunal judiciaire de Paris par la filiale du groupe de luxe propriétaire de la Samaritaine.

Dans deux ordonnances rendues le 25 juillet, consultées par l'AFP, le tribunal déboute DFS, qui réunit magasins de luxe et boutiques duty-free, de toutes ses demandes et la condamne à verser au total 6.000 euros à ces syndicats et associations en guise d'indemnisation de leurs frais de justice.

Le 22 décembre, dans le cadre d'un appel à la grève lancé par la CGT en faveur d'une revalorisation des salaires, une manifestation réunissant des dizaines de personnes avait donné lieu à une occupation et une fermeture temporaire de la Samaritaine, qui abrite quelque 600 marques de luxe réparties sur 20.000 m2 rue de Rivoli.

Puis le 12 février, une seconde brève manifestation avait eu lieu à l'intérieur du magasin, à l'initiative de la CGT spectacle, du DAL, du Comité National des Travailleurs Privés d'Emploi et Précaires et d'Agir Ensemble Contre le Chômage.

DFS avait saisi le tribunal pour faire constater un «trouble manifestement illicite» et un «dommage imminent» de réitération de ces manifestations, évoquant «des dégradations de biens» et des «violences physiques» à l'égard d'agents de sécurité lors de la première.

Si l'action du 22 décembre s'est en effet accompagnée d'évènements violents, conduisant à l'évacuation du magasin, ce qui a porté atteinte au «droit de travailler des salariés non grévistes» et à «la liberté du commerce», dit le tribunal, DFS n'a pu prouver qu'elle risquait de se réitérer: le risque de «dommage imminent» mis en avant par la filiale de LVMH a donc été écarté.

Quant à l'action du 12 février, elle a eu lieu sans violence ni atteinte à la liberté du commerce, «10 à 30 manifestants» ayant affiché des banderoles avant de ressortir «de manière spontanée et sans heurt après moins de 30 minutes», selon l'ordonnance.

Cette manifestation «s'inscrit dans le cadre de la liberté d'expression», a tranché le tribunal, rappelant que faire grève est «un droit fondamental» protégé par la Constitution.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.