Déluge à Pékin et sa région: au moins 20 morts et 19 disparus

Un homme marche le long d'une rue inondée, après de fortes pluies dans le quartier de Mentougou à Pékin le 31 juillet 2023. (AFP)
Un homme marche le long d'une rue inondée, après de fortes pluies dans le quartier de Mentougou à Pékin le 31 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Mardi 01 août 2023

Déluge à Pékin et sa région: au moins 20 morts et 19 disparus

  • Le président Xi Jinping a appelé mardi à «tout faire» pour secourir les personnes «disparues» ou «prises au piège»
  • La Chine se prépare d'ailleurs à l'arrivée d'un nouveau typhon, Khanun, qui s'approche des côtes Est du pays.

MENTOUGOU: Les pluies diluviennes qui frappent Pékin et la province voisine ont déjà fait 20 morts et 19 disparus, a annoncé mardi un média d'Etat, les inondations ayant submergé des routes et coupé des voies de communication.

Le typhon Doksuri, rétrogradé en tempête, balaie la Chine du sud-est vers le nord depuis vendredi, date à laquelle il a touché la province du Fujian (Est) après avoir frappé les Philippines voisines.

Des pluies torrentielles ont commencé à s'abattre sur la grande région de Pékin samedi. En 40 heures seulement, la capitale chinoise a vu tomber l'équivalent des précipitations moyennes de tout un mois de juillet.

Les districts semi-ruraux de Pékin sont les plus gravement touchés par ces intempéries, d'une intensité inédite dans la ville depuis une décennie.

Au bord de la rivière Mentougou, qui traverse le district du même nom dans l'Ouest de la capitale, des journalistes de l'AFP ont vu d'innombrables débris joncher des rues recouvertes de boue.

Un homme âgé déclare n'avoir pas vu d'inondations aussi importantes depuis juillet 2012, lorsque 79 personnes avaient été tuées à Pékin et des dizaines de milliers évacuées.

"Cette fois-ci, c'est bien plus grave", souligne-t-il à l'AFP.

"C'est une catastrophe naturelle, tu ne peux rien faire contre ça", déclare M. Qi, un homme d'une vingtaine d'années qui attend un taxi avec sa grand-mère. "Il va falloir travailler dur et tout reconstruire".

«Faire avec»

Les pluies diluviennes dans la capitale ont fait au moins 11 morts, dont un pompier qui participait aux opérations de sauvetage, a indiqué la télévision publique CCTV.

Treize personnes restent portées disparus, alors que quatorze autres, dont les sauveteurs étaient sans nouvelles, ont pu être localisées.

Dans la province du Hebei, voisine de Pékin, les intempéries ont fait au moins neuf morts et six disparus, toujours selon CCTV.

Le président Xi Jinping a appelé mardi à "tout faire" pour secourir les personnes "disparues" ou "prises au piège".

Plus de 100 000 personnes, parmi les 22 millions d'habitants de Pékin, ont été évacuées des zones à risque, selon le journal étatique Global Times.

Des journalistes de l'AFP ont aperçu mardi une dizaine de véhicules, dont des camions-citernes et des bulldozers, prenant la direction du district de Mentougou.

Certaines portions de route sont toujours fermées à la circulation et des ouvriers vêtus d'imperméables orange vif utilisent des pelles pour dégager la route.

Un fleuriste de 62 ans, Wang Yongkun, a disposé des sacs de sable devant son commerce, dont le sol est encore recouvert d'une couche de boue.

En 15 ans de travail dans cet établissement de Mentougou, il n'a jamais rien vécu de comparable aux inondations de ces derniers jours, déclare-t-il à l'AFP.

"On a commencé à nettoyer hier après-midi (...) et on s'est levés à sept heures ce matin aujourd'hui pour continuer", explique-t-il. "Il faut faire avec."

Sauvé des flots

Environ 150 000 foyers de Mentougou n'ont plus accès à l'eau courante et les autorités y ont dépêché 45 camions-citernes pour assurer un approvisionnement d'urgence, selon un journal de Pékin.

Plus à l'ouest dans le district de Fangshan, la rivière Dashi a débordé, les arbres le long de la rive ont été partiellement submergés et certains tronçons de route ont été bouclés.

Les rues sont recouvertes de boue, de feuillages, de branches et de débris divers, dont un fauteuil.

Des journalistes de l'AFP ont vu des ponts effondrés à deux endroits, avec des habitants venus constater les dégâts et prendre des photos.

A Handan, à environ 400 km au sud de Pékin, des secouristes ont réussi dimanche à l'aide d'une grue à extirper in extremis un homme de sa voiture entourée par les eaux, avant que son véhicule ne soit emporté par le courant.

La Chine connaît des conditions météorologiques extrêmes et des températures record cet été, des événements qui, selon des scientifiques, sont exacerbés par le changement climatique.

La Chine se prépare d'ailleurs à l'arrivée d'un nouveau typhon, Khanun, qui s'approche des côtes Est du pays.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.