Algérie: Cévital, une entreprise familiale d'exception dans le monde arabe

Le PDG du groupe algérien Cevital, Issad Rebrab (Photo, AFP).
Le PDG du groupe algérien Cevital, Issad Rebrab (Photo, AFP).
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Algérie: Cévital, une entreprise familiale d'exception dans le monde arabe

  • Cevital possède également des enseignes de distribution, des concessions automobiles et détient des médias
  • Rebrab est souvent considéré comme l'une des figures emblématiques de l'entrepreneuriat en Algérie

ALGER: Le groupe familial Cévital, détenu par la famille Rebrab, s'est récemment vu décerner une prestigieuse reconnaissance par le média économique international Forbes. Figurant dans le classement Forbes Top 100 Arab Family Businesses 2023, Cévital jouit d'une position économique de premier plan, tant au niveau national qu'international.

Ce classement met en évidence l'importance croissante des entreprises familiales dans le paysage économique de la région arabe. Ces entreprises jouent un rôle crucial dans la création d'emplois, la stimulation de la croissance économique et le développement durable des pays de la région MENA.

Cévital est un conglomérat diversifié dont le siège est en Algérie, et qui possède des intérêts dans différents secteurs, tels que l'agroalimentaire et l'industrie. Fondé en 1971 par Issad Rebrab, le groupe a connu une croissance fulgurante au fil des années et s'est établi comme l'une des entreprises familiales les plus importantes et prospères du pays, et même au-delà.

Grâce à des plans d'investissement fructueux, Cévital s'est également hissé au sommet des entreprises familiales du Moyen-Orient. En effet, le magazine économique de renom, Forbes, l'a classé à la 25ᵉ place parmi les 100 entreprises familiales arabes les plus influentes dans le monde.

Le succès de Cévital repose non seulement sur sa stratégie de développement polyvalente, mais également sur son engagement en faveur de l'innovation et de l'esprit entrepreneurial. Et ce, grâce à des projets d'envergure, des opportunités d'emploi et des partenariats commerciaux fructueux. 

Qui est Issad Rebrab, son fondateur 

A la tête de cette compagnie se trouve, Issad Rebrab. Cet homme d'affaires algérien né le 27 mai 1944 à Taguemount-Azouz, en Algérie. 

Rebrab est souvent considéré comme l'une des figures emblématiques de l'entrepreneuriat en Algérie.

Depuis sa fondation, l'entreprise a connu une croissance exponentielle, diversifiant ses activités dans plusieurs secteurs, tels que l'agroalimentaire, l'industrie, la distribution, l'automobile, et les médias. 

Le groupe est présent dans plusieurs secteurs d'activité, ce qui en fait une entreprise diversifiée.

Dans le secteur agroalimentaire, Cevital produit et commercialise une large gamme de produits, tels que les huiles végétales, le sucre, les produits laitiers, les jus de fruits et les biscuits. En industrie, le groupe est impliqué dans la production d'acier, de verre, d'électroménagers et d'autres produits manufacturés. 

Cevital possède également des enseignes de distribution, des concessions automobiles et détient des médias.

Au fil des années, Cevital a réalisé des investissements importants et a étendu ses activités à l'étranger, devenant ainsi un acteur de premier plan dans le secteur des affaires au niveau régional. 

Top 10

Voici par ailleurs les dix principales entreprises familiales influentes dans le monde arabe

1. Mansour Group - Originaire d'Égypte, le Mansour Group est l'un des plus grands conglomérats du pays, actif dans des secteurs tels que l'automobile, la distribution, l'immobilier et la finance.

2. Al-Futtaim Group - Basé aux Émirats arabes unis, le Al-Futtaim Group est présent dans diverses industries, notamment l'automobile, la distribution, l'immobilier et l'électronique.

3. Olayan Financing Company (OFC) - Originaire d'Arabie saoudite, l'Olayan Financing Company est un important investisseur et gestionnaire d'actifs, opérant dans des domaines tels que la distribution, l'immobilier, et les services financiers.

4. Al Ghurair Investment - Établi aux Émirats arabes unis, le Al Ghurair Investment est actif dans les secteurs de la construction, de l'industrie, de la finance et de la distribution.

5. Majid Al Futtaim Holding - Également basé aux Émirats arabes unis, le Majid Al Futtaim Holding est principalement actif dans le secteur de la distribution, avec des centres commerciaux et des chaînes de supermarchés.

6. Abdul Latif Jameel - Originaire d'Arabie saoudite, Abdul Latif Jameel est actif dans plusieurs secteurs, notamment l'automobile, les services financiers, la logistique et les énergies renouvelables.

7. Al Muhaidib Group - Basé en Arabie saoudite, Al Muhaidib Group est présent dans divers domaines, tels que l'industrie, la distribution et les services.

8. SEDCO Holding - Également originaire d'Arabie saoudite, SEDCO Holding est actif dans l'investissement, la gestion d'actifs, l'immobilier et les services financiers.

9. Al Ghurair Group - Basé aux Émirats arabes unis, Al Ghurair Group est présent dans des secteurs tels que l'agroalimentaire, la construction, l'industrie et les services financiers.

10. Al Faisal Holding - Originaire du Qatar, Al Faisal Holding est un conglomérat diversifié actif dans des secteurs comme l'immobilier, l'hôtellerie, les services et l'éducation.


Flambée des prix de l'énergie: en France, "baisse des taxes pas envisagée" à ce stade

La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
La cité industrielle de Ras Laffan, principal site de production de gaz naturel liquéfié et de transformation gaz-liquide du Qatar, administré par QatarEnergy, située à environ 80 kilomètres au nord de Doha, le 6 février 2017. (AFP)
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  • Le gouvernement français, via sa porte-parole Maud Bregeon, n’envisage pas de baisser les taxes sur les carburants malgré la hausse des prix liée aux tensions au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron appelle à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et insiste sur la nécessité de maîtriser le déficit public

PARIS: Le gouvernement français n'envisage pas à ce stade de baisser les taxes sur les prix des carburants, a indiqué jeudi sa porte-parole, alors que les prix du gaz et du pétrole ont grimpé de nouveau après des attaques par l'Iran d'installations énergétiques au Qatar.

"Le scénario d'une baisse des taxes n'est pas envisagé à l'heure où on se parle. En revanche, on entend les difficultés par exemple sur la trésorerie" de différents secteurs comme les transporteurs ou les pêcheurs, a affirmé sur BFMTV la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon qui est également chargée du portefeuille de l'Energie.

Elle a expliqué que le gouvernement n'avait "plus les moyens du quoi qu'il en coûte" comme pendant l'épidémie de Covid et devait tenir le déficit public à 5% du Produit intérieur brut (PIB), en rappelant avoir fait "le choix" dans le budget 2026 de "ne pas augmenter l'impôt des Français".

Maud Bregeon a souligné aussi que la situation n'avait "rien à voir" avec 2022, quand les prix de l'énergie avaient augmenté après l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

Evoquant une réunion prévue sur l'énergie, jeudi en fin de matinée autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, la porte-parole a indiqué que ce rendez-vous visait à faire "le point sur la situation pour envisager les différentes possibilités en fonction de la durée du conflit, en fonction de la difficulté que rencontrent les secteurs économiques".

"Toutes les options sont sur la table", a-t-elle dit.

"J'entends ceux qui voudraient qu'on débourse d'ores et déjà des milliards pour aider des gens dont j'entends les difficultés (...) mais il faut aussi porter ce discours de vérité" sur la "nécessité" de réduire le déficit, a-t-elle insisté.

La représentante du gouvernement a aussi rappelé les initiatives d'Emmanuel Macron en faveur du déblocage du détroit d'Ormuz.

Le président a en outre appelé jeudi à un moratoire sur les frappes contre les infrastructures civiles au Moyen-Orient, notamment énergétiques, et a dit avoir échangé avec le président américain Donald Trump et l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani.


Les marchés boursiers les yeux tournés vers les banques centrales plus que vers le Moyen-Orient

Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole. (AFP)
  • Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre
  • Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones)

PARIS: Les Bourses européennes ont de nouveau clôturé en hausse mardi, les yeux davantage tournés vers les prochaines décisions des banques centrales que vers la guerre contre l'Iran et la hausse du pétrole.

Dans ce contexte, Paris a progressé de 0,49%, Francfort a pris 0,71% et Londres a gagné 0,83%, dans l'attente d'un probable statu quo sur les taux directeurs après la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi et de la Banque d'Angleterre.

Symbole de ce rebond, l'action du constructeur automobile Stellantis a progressé de 2,89% à Paris.

A Francfort, les investisseurs ont privilégié les valeurs défensives, moins exposées à la conjoncture, comme l’énergéticien E.ON (+3,20%, 20,30 euros), les réassureurs Hannover Re (+4,03%, 273,80 euros) et Munich Re (+2,48%, 553,40 euros).

Aux alentours de 17H00 GMT, New York suivait timidement la tendance haussière (+0,42% pour le Nasdaq, +0,37% pour le S&P 500 et +0,32% pour le Dow Jones).

"Comme hier (lundi), nous sommes dans une vague de reprise, peut-être technique", résume Frédéric Rozier, gestionnaire de portefeuille pour la banque privée Mirabaud.

Cette légère amélioration "ne constitue pas vraiment une lueur d’espoir", tempère Andreas Lipkow à Francfort.

Ralentissement de la hausse du pétrole 

Aucune amélioration géopolitique au Moyen-Orient n'explique la résilience des marchés boursiers.

Le président français Emmanuel Macron a indiqué que la France n'était pas prête à s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel".

La compagnie aérienne British Airways a annoncé mardi suspendre jusqu'au 31 mai inclus ses vols vers Amman, Bahreïn, Dubaï et Tel-Aviv "en raison de l'incertitude persistante de la situation au Moyen-Orient".

Surtout, les prix du pétrole continuent à augmenter, moins fortement que la veille: vers 17H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord s'échangeait à 102,17 dollars (+1,96%) et son équivalent américain du WTI progressait de 1,82% à 95,20 dollars.

Passée la "stupéfaction" des premiers jours, "il y a une forme de normalisation (...) au bout de deux ou trois semaines de conflit (...) le marché se remet en mode économie de guerre", décrypte Frédéric Rozier.

Détente sur les taux d'emprunt des États 

De fait, les marchés boursiers semblent anticiper les décisions des banques centrales de ne pas relever leurs taux directeurs malgré des risques d'inflation liée à la hausse du pétrole.

"Le marché a envie de croire que les banques centrales vont considérer cette inflation comme temporaire et donc ne vont pas sur-réagir par une hausse des taux", commente Frédéric Rozier.

"Nous anticipons que la Fed laissera ses taux directeurs inchangés lors de sa réunion de cette semaine", estime aussi Bénédicte Kukla, stratégiste en chef chez Indosuez Wealth Management

"Il est probable que l'inflation dépasse temporairement les 3% d'ici la fin 2026 (...) Malgré ces tensions, nous n'anticipons pas de modification des taux directeurs de la BCE cette semaine — trop tôt", ajoute Mme Kukla.

Dans ce contexte, les taux d'intérêt sur les emprunts émis par les États pour financer leurs dettes reculaient, après avoir bondi aux premiers jours du conflit.

Aux alentours de 17H00 GMT, le rendement de l'emprunt allemand à échéance 10 ans (Bund), qui fait référence en Europe, se maintenait à 2,90% contre 2,95% la veille. Il évoluait autour de 2,64% avant la guerre.

Son équivalent français affichait un rendement à 3,55% contre 3,61% lundi en clôture (et contre 3,22% avant le début du conflit).

Le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans, l'échéance la plus scrutée, se maintenait à 4,19%.

La Banque centrale australienne (RBA) a de son côté relevé mardi son taux directeur de 0,25 point de pourcentage, invoquant la "forte hausse des prix des carburants".

 


Commerce: la Chine envoie samedi son vice-Premier ministre en France pour des discussions avec Washington

Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
Un cargo transportant du minerai de fer importé est dirigé vers un poste d’amarrage dans un port de Qingdao, dans la province du Shandong, dans l’est de la Chine, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le vice-Premier ministre chinois He Lifeng se rendra en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec les États-Unis, avec des discussions prévues à Paris avec le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent
  • Ces négociations interviennent sur fond de tensions commerciales persistantes entre Washington et Pékin, avant une possible visite du président américain Donald Trump en Chine fin mars

PEKIN: La Chine a confirmé vendredi que son vice-Premier ministre He Lifeng, chargé des questions économiques, effectuera à partir de samedi une visite en France, pour mener des discussions avec les Etats-Unis sur le commerce.

Ces négociations de haut niveau se dérouleront quelques semaines avant une possible visite à Pékin du président américain Donald Trump, lors de laquelle il rencontrerait son homologue Xi Jinping.

Le Trésor américain avait déjà indiqué jeudi que ces discussions commerciales bilatérales auraient lieu dimanche et lundi à Paris, entre He Lifeng et le ministre américain des Finances, Scott Bessent.

Le dirigeant chinois "conduira une délégation en France du 14 au 17 mars pour des consultations commerciales avec la partie américaine" sur des questions "d'intérêt mutuel", a indiqué vendredi le ministère chinois du Commerce.

Scott Bessent sera accompagné à Paris par le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.

Le président américain prévoit de se rendre à Pékin du 31 mars au 2 avril, a indiqué la Maison Blanche. Les autorités chinoises n'ont pas confirmé cette visite ni ce calendrier, ce qui est habituel de leur part.

Les Etats-Unis et la Chine se sont livré l'an passé une âpre bataille aux retombées mondiales, à coups de droits de douane et de restrictions diverses. Une trêve précaire a ensuite été conclue, sous l'égide, déjà, de Scott Bessent et He Lifeng.

Des points de friction subsistent toutefois.

La Maison Blanche a annoncé mercredi lancer une série d'enquêtes destinées à documenter des préjudices économiques subis par les Etats-Unis. Elles visent une quinzaine de pays ou bloc (l'Union européenne), dont la Chine. Elles sont une première étape vers de potentiels nouveaux droits de douanes.

Cette initiative est un "exemple typique d'unilatéralisme" qui "porte gravement atteinte à l'ordre économique et commercial international", a dénoncé vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué séparé.

"La Chine exhorte les Etats-Unis à revenir sur leurs pratiques contestables et à privilégier le dialogue et la consultation pour résoudre les différends", a-t-il souligné.