Naufrage au large du Venezuela: au moins 14 migrants vénézuéliens morts

« On présume que le bateau avait à son bord 30 passagers, ce qui signifie qu'il pourrait y avoir de nombreux disparus », déclare Robert Alcala (Photo, AFP).
« On présume que le bateau avait à son bord 30 passagers, ce qui signifie qu'il pourrait y avoir de nombreux disparus », déclare Robert Alcala (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 14 décembre 2020

Naufrage au large du Venezuela: au moins 14 migrants vénézuéliens morts

  • Plus d'une centaine de Vénézuéliens ont disparu entre 2018 et 2019 en entreprenant cette dangereuse traversée
  • Le chef de la diplomatie vénézuélienne affirme « la nécessité d’approfondir la lutte contre les mafias de traite des êtres humains qui promeuvent l’illégalité » 

CARACAS: Au moins quatorze migrants vénézuéliens, dont trois enfants, sont morts dans le naufrage d'un bateau entre le Venezuela et Trinidad-et-Tobago, et un nombre indéterminé de passagers sont portés disparus, ont annoncé les autorités du pays dimanche.

Onze premiers corps ont été repêchés samedi après-midi lors d'une mission de routine d'un patrouilleur des garde-côte, au large de la ville de Güiria. Puis dimanche, « nous avons trouvé sur la plage trois morts, soit deux hommes adultes et une femme » a expliqué le ministère des Relations extérieures, dans un communiqué.

Un peu plus tôt dimanche, un député de cette région côtière du Venezuela, citant un rapport de la police avait fait état de onze morts. 

« On présume que le bateau avait à son bord 30 passagers, ce qui signifie qu'il pourrait y avoir de nombreux disparus », avait déclaré Robert Alcala, parlementaire de l'État côtier de Sucre (nord-est), d'où le bateau est supposé être parti.

Un rapport de police précisait dans un premier temps que les victimes étaient quatre hommes, quatre femmes, et trois enfants.

Selon des médias locaux, des recherches étaient en cours pour retrouver d'éventuels rescapés ou d'autres corps de disparus.

Le communiqué du gouvernement fait état de vingt passagers à bord du bateau disparu, qui aurait pris la mer le 6 décembre. 

Il assure que la police locale n'a pas connaissance jusqu'à présent de familles s'inquiétant de la disparition de proches. 

Les corps étaient attachés ensemble quand ils ont été récupérés, apparemment une tentative des victimes pour se protéger de la houle avant le naufrage, et ont été retrouvés dans un état de décomposition avancé. Ils ont été emmenés à la morgue de Güiria, selon Alcala.

Toujours selon ce parlementaire, le bateau avait quitté le Venezuela le 6 décembre pour Trinidad, où ses occupants auraient été détenus et renvoyés vers leur pays à bord du même navire pour immigration illégale, dans le cadre des mesures mises en place pour limiter le nombre de Vénézuéliens fuyant la crise dans leur pays.

« Les autorités de Trinidad ont commis la faute d'expulser des personnes à bord du bateau avec lequel elles étaient arrivées » , a accusé Alcala, dénonçant par ailleurs la corruption des autorités vénézuéliennes, et l'existence de mafias responsables de trafics d'êtres humains opérant entre le Venezuela et Trinidad et Tobago.

Plus d'une centaine de Vénézuéliens ont disparu entre 2018 et 2019 en entreprenant cette dangereuse traversée, selon Alcala. 

Le 28 novembre, les autorités de Trinidad ont expulsé 160 Vénézuéliens, accusés d'être entrés « illégalement » dans le pays par cette voie maritime.

Le chef de la diplomatie vénézuélienne, le ministre Jorge Arreaza (Parti socialiste unifié), a exprimé « ses sincères condoléances aux familles des victimes » , tout en réaffirmant « la nécessité d’approfondir la lutte contre les mafias de traite des êtres humains qui promeuvent l’illégalité » .

Selon l'ONU, plus de cinq millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays depuis 2015, contraints par la grave crise politique et économique que traverse le pays. 25 000 d'entre ont fui vers Trinidad et Tobago, pays insulaire de 1,3 million d'habitants.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
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  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.