Brésil: La déforestation en Amazonie divisée par trois en juillet

La déforestation en Amazonie brésilienne a été près de trois fois moins élevée le mois dernier qu'en juillet 2022, selon les données du gouvernement Lula au Brésil (Photo, AFP).
La déforestation en Amazonie brésilienne a été près de trois fois moins élevée le mois dernier qu'en juillet 2022, selon les données du gouvernement Lula au Brésil (Photo, AFP).
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Publié le Vendredi 04 août 2023

Brésil: La déforestation en Amazonie divisée par trois en juillet

  • Les données satellitaires font état de 500 km2 déboisés en Amazonie, au plus bas depuis 2017
  • Certains spécialistes craignent que la concentration des efforts sur l'Amazonie n'ait pour effet de transférer les crimes environnementaux sur le Cerrado

BRASILIA: La déforestation en Amazonie brésilienne a été près de trois fois moins élevée le mois dernier qu'en juillet 2022, selon les données officielles rendues publiques jeudi par le gouvernement Lula.

Cette baisse est d'autant plus significative que le mois de juillet, au coeur de la saison sèche, est habituellement un des pires de l'année en termes de destruction de la plus grande forêt tropicale de la planète.

Les données satellitaires de système Deter de l'Institut national de recherche spatiale (INPE) font état de 500 km2 déboisés en Amazonie, au plus bas depuis 2017. Soit une chute de 66% par rapport aux 1.487 km2 de juillet 2022, dernière année de présidence de l'ex-président d'extrême droite Jair Bolsonaro.

Son successeur de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui avait déjà gouverné le pays de 2003 à 2010, a débuté en janvier son troisième mandat en promettant de faire de la préservation de l'Amazonie une priorité et de tout mettre en oeuvre pour éradiquer la déforestation illégale d'ici 2030.

"Nous sommes entrés dans un cercle vertueux, ceux qui commettent des crimes environnementaux ne sont plus certains d'être impunis, dont ils s'y reprennent à deux fois avant de passer à l'acte", a déclaré jeudi lors d'une conférence de presse la ministre de l'Environnement Marina Silva.

Crimes environnementaux

Si l'on prend en compte les sept premiers mois du gouvernement Lula, la déforestation a reculé de 42,5% par rapport à la même période de l'an dernier, sous la présidence Bolsonaro.

Et sur la période de référence d'août à juillet, privilégiée par les spécialistes pour une analyse sur un an débutant au moment charnière de la saison sèche, la baisse est de 7% par rapport aux 12 mois précédents.

Ces données ont été rendues publiques une semaine avant un sommet regroupant à Belem, dans le nord du Brésil, des représentants des huit pays membres de l'Organisation du traité de coopération amazonienne (OTCA).

"La baisse de la déforestation en Amazonie en juillet est un signe important de reprise de contrôle de la situation", a estimé dans un communiqué Mariana Napolitano, du bureau brésilien du Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les chiffres sont en revanche bien plus préoccupants pour ce qui est du Cerrado, la savane tropicale très riche en biodiversité située au sud de l'Amazonie.

Avec 612 km2 déboisés le mois dernier, la hausse est de 26% par rapport à juillet 2022.

Certains spécialistes craignent que la concentration des efforts sur l'Amazonie n'ait pour effet de transférer les crimes environnementaux sur le Cerrado, où la déforestation sur les 12 derniers mois a atteint 6.359 km2, au plus haut depuis 2017.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.