La Russie dit avoir repoussé des attaques de drones contre une base navale et en Crimée

Les navires de guerre de la flotte russe de la mer Noire participent aux célébrations de la Journée de la marine dans la ville portuaire de Novorossiysk, le 30 juillet 2023. (AFP).
Les navires de guerre de la flotte russe de la mer Noire participent aux célébrations de la Journée de la marine dans la ville portuaire de Novorossiysk, le 30 juillet 2023. (AFP).
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Publié le Vendredi 04 août 2023

La Russie dit avoir repoussé des attaques de drones contre une base navale et en Crimée

  • «Cette nuit, les forces armées ukrainiennes, à l'aide de deux bateaux sans équipage, ont tenté d'attaquer la base navale de Novorossïisk», dans le sud de la Russie, a indiqué le ministère russe de la Défense
  • Novorossïisk, grand port pétrolier, est le terminus d'un oléoduc d'environ 1 500 km provenant des champs de pétrole de l'ouest du Kazakhstan et des régions russes situées au nord de la mer Caspienne

MOSCOU : La Russie a affirmé vendredi avoir repoussé des attaques de drones navals et aériens ukrainiens contre sa base navale de Novorossïisk, sur la mer Noire, et contre la péninsule de Crimée annexée.

"Cette nuit, les forces armées ukrainiennes, à l'aide de deux bateaux sans équipage, ont tenté d'attaquer la base navale de Novorossïisk", dans le sud de la Russie, a indiqué le ministère russe de la Défense sur Telegram.

"Les bateaux sans équipage ont été visuellement détectés et détruits par les tirs des armes régulières des navires russes" protégeant la base navale, a-t-il ajouté.

Il s'agit de la première attaque de ce genre contre Novorossïisk, grand port pétrolier et terminus d'un oléoduc d'environ 1.500 km provenant des champs de pétrole de l'ouest du Kazakhstan et des régions russes situées au nord de la mer Caspienne. La majeure partie du pétrole kazakh destiné à l'exportation transite par ce tuyau.

Cité par les médias russes, le Consortium du Pipeline de la Caspienne (CPC), qui exploite l'oléoduc, a indiqué qu'aucun dégât n'avait été signalé et que le pétrole continuait à être acheminé normalement à bord des navires à quai dans le port.

Drones contre la Crimée

La flotte russe de la mer Noire a été prise pour cible à plusieurs reprises depuis le début de l'opération militaire de Moscou en Ukraine en février 2022, et les attaques se sont multipliées ces dernières semaines.

Mardi, la Russie a ainsi affirmé avoir déjoué une attaque de trois drones navals ukrainiens contre des patrouilleurs en mer Noire à 340 kilomètres au sud-ouest de Sébastopol, la base de la flotte russe de la mer Noire en Crimée. Une attaque similaire avait eu lieu une semaine plus tôt.

Les forces russes ont par ailleurs abattu 13 drones qui attaquaient la péninsule de Crimée dans la nuit de jeudi à vendredi, a ajouté le ministère de la Défense, précisant qu'aucune victime ni dégât n'était à signaler.

Kiev, qui a déclenché début juin une contre-offensive pour reprendre les territoires conquis par Moscou, avec des progrès modestes pour l'heure, affirme son intention de récupérer notamment la Crimée que la Russie a annexée en 2014.

Plusieurs attaques de drones avaient déjà été lancées contre la péninsule fin juillet. Dimanche, les autorités russes de Crimée avaient notamment affirmé avoir détruit 25 de ces engins ukrainiens.

La Russie, quant à elle, attaque la région d'Odessa, sur les rives de la mer Noire, depuis que Moscou s'est retiré le mois dernier d'un accord qui permettait à l'Ukraine d'exporter ses céréales.

Choïgou sur le front

Le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, s'est pour sa part rendu dans la zone de l'opération militaire en Ukraine pour inspecter un poste de commandement et s'entretenir avec de hauts responsables militaires, a annoncé vendredi l'armée russe dans un communiqué.

M. Choïgou s'est fait présenter un rapport sur la situation actuelle sur le front et "a remercié les commandants et les militaires (...) pour des actions offensives réussies" dans la zone de Lyman, dans l'est de l'Ukraine, a déclaré l'armée russe, sans préciser quand ce déplacement a eu lieu.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a admis jeudi soir que sa contre-offensive était difficile, en faisant état des combats "très violents" dans les zones clef de Lyman, Bakhmout et Avdiivka, dans l'est, mais aussi sur le front sud.

Il a toutefois affirmé que "quoi que fasse l'ennemi, c'est l'armée ukrainienne qui domine".

En 2022, l'Ukraine a repris des pans de territoire autour de Kherson et de Kharkiv lors de contre-offensives rapides. Mais les forces ukrainiennes sont désormais confrontées à des positions défensives russes bien ancrées, au fil des derniers mois.

Kiev a averti que cette contre-offensive pourrait être longue et difficile, et a exhorté ses alliés à envoyer plus d'armes.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.