Espagne: Un incendie «compliqué» à la frontière avec la France progresse rapidement

La zone touchée par l'incendie s'étendait sur 150 hectares vers 19H25 locales (17H25 GMT), contre 50 hectares moins d'une heure plus tôt. (Photo d'illustration, AFP)
La zone touchée par l'incendie s'étendait sur 150 hectares vers 19H25 locales (17H25 GMT), contre 50 hectares moins d'une heure plus tôt. (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Samedi 05 août 2023

Espagne: Un incendie «compliqué» à la frontière avec la France progresse rapidement

  • Le village de Colera voit chaque été sa population de 500 habitants démultipliée par les touristes qui affluent vers les plages espagnoles
  • La route menant à la bourgade la plus proche, Portbou, à la frontière avec la France, a été fermée en raison de l'incendie

MADRID: Un incendie de forêt sur la côte méditerranéenne espagnole, à la frontière avec la France, ayant entraîné le confinement d'un village et d'un camping, progresse rapidement en raison de vents violents, ont indiqué vendredi soir les pompiers catalans.

Il s'agit d'un "incendie compliqué", en raison de "l'orographie abrupte" de la zone, a expliqué Santi Lleonart, le chef des opérations du corps des pompiers, dans un communiqué du gouvernement régional catalan.

"Le vent complique les choses. Nous avons un feu actif sur de nombreux fronts (...) il y a des foyers secondaires non connectés dans des endroits que nous n'avons pas encore atteints", a-t-il ajouté.

"Nous nous efforçons d'empêcher l'incendie de s'étendre et nous maintenons des confinements préventifs en raison des changements soudains du vent, qui ne permettent pas aux personnes de se déplacer en toute sécurité", a-t-il précisé.

Depuis le début de l'après-midi, et en seulement trois heures, "environ 200 hectares" sont partis en fumée, a déclaré le gouvernement régional catalan, ajoutant que 400 hectares risquaient potentiellement de brûler.

En raison de l'incendie situé dans la région de Portbou, localité espagnole frontalière de la France abritant une gare importante, "les pompiers de Catalogne ont ordonné le confinement de la municipalité de Colera, de la zone de La Rovellada et du camping de Sant Miquel", a indiqué la Protection civile de la région catalane.

La route menant à Portbou a été fermée.

Le confinement, qui doit durer au moins toute la nuit, a conduit le village de Colera à improviser des abris pour accueillir les personnes piégées dans la région.

Le village voit chaque été sa population de 500 habitants démultipliée par l'afflux de touristes en direction des plages espagnoles.

Le camping de Sant Miquel a pour sa part une capacité d'accueil de 720 personnes, selon un site du gouvernement catalan.

«Opérations aériennes compliquées»

Les pompiers espagnols ont expliqué que "les opérations aériennes étaient compliquées" par un vent de tramontane, avec des rafales de plus de 50km/h, selon l'agence météorologique espagnole Aemet.

Dix camions de pompiers français et des véhicules légers, venus du département français des Pyrénées-Orientales, frontalier de la zone de l'incendie, participent aux opérations.

Un avion bombardier d'eau français a été dépêché mais il n'a pas pu effectuer de largage, en raison de la violence du vent, a précisé à l'AFP un porte-parole des pompiers français.

"Pour l'instant, le feu est cantonné au territoire espagnol", a ajouté en début de soirée ce porte-parole.

Au total, 230 pompiers, espagnols et français, luttent contre le feu dans la zone, a indiqué le gouvernement catalan.

Les avions tenteront des largages "dès demain matin", a-t-il ajouté.

L'été dernier, l'Espagne a été marquée par un demi-millier d'incendies qui ont dévoré plus de 300 000 hectares de forêts, selon le système européen d'information sur les feux de forêt (EFFIS).

Cette année, le nombre d'hectares brûlés avoisine les 70 000 hectares, selon la même source.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.