Les Européens mal protégés face à l'intelligence artificielle

Une démonstration en direct utilise l'intelligence artificielle et la reconnaissance faciale dans une technologie spatio-temporelle de foule dense lors de l'exposition Horizon Robotics à Las Vegas le 10 janvier 2019 (Photo, AFP).
Une démonstration en direct utilise l'intelligence artificielle et la reconnaissance faciale dans une technologie spatio-temporelle de foule dense lors de l'exposition Horizon Robotics à Las Vegas le 10 janvier 2019 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 14 décembre 2020

Les Européens mal protégés face à l'intelligence artificielle

  • En moyenne, 42% des compagnies européennes ont recours à l'IA
  • « L'un des risques, c'est que les gens adoptent aveuglément de nouvelles technologies, sans en évaluer l'impact avant de les utiliser », a expliqué l'un des auteurs du texte

VIENNE: Les Etats européens devraient renforcer leur législation pour protéger les droits fondamentaux face à l'intelligence artificielle, aujourd'hui difficilement contestable alors qu'elle peut être source d'erreurs et de discriminations, selon un rapport publié lundi.

« Une grande partie de l'intérêt se concentre sur son potentiel de soutien à la croissance économique. La manière dont elle peut affecter les droits fondamentaux a reçu moins d'attention », écrit l'Agence européenne des droits fondamentaux (FRA), basée à Vienne, en Autriche, dans ce document d'une centaine de pages.

L'intelligence artificielle (IA), expression quelque peu fourre-tout, désigne des technologies permettant aux machines d'imiter une certaine forme d'intelligence réelle, d'« apprendre »  en analysant leur environnement au lieu d'exécuter de simples instructions dictées par un développeur humain.

Ces logiciels, qui regroupent un vaste champ d'applications (assistants vocaux, systèmes de reconnaissance vocale et faciale, robots évolués, voitures autonomes...), sont désormais utilisés aussi bien par les pouvoirs publics que par le milieu médical, le secteur privé et l'enseignement.

En moyenne, 42% des compagnies européennes ont recours à l'IA. La République tchèque (61%), la Bulgarie (54%) et la Lituanie (54%) sont les pays où elle est la plus répandue.

L'intelligence artificielle est particulièrement prisée des publicitaires pour cibler les consommateurs en ligne grâce aux algorithmes et « l'épidémie de coronavirus a accéléré son adoption » , selon le rapport. 

Les enquêteurs de la FRA ont réalisé environ 90 entretiens avec des organismes publics et privés en Espagne, en Estonie, en Finlande, en France et aux Pays-Bas. 

« L'un des risques, c'est que les gens adoptent aveuglément de nouvelles technologies, sans en évaluer l'impact avant de les utiliser », a expliqué David Reichel, l'un des auteurs du texte. 

L'intelligence artificielle peut ainsi violer la vie privée, en révélant l'homosexualité d'une personne dans une base de données par exemple. 

Elle peut aussi mener à des discriminations face à l'emploi, si certains critères excluent des catégories de population sur la base d'un nom de famille ou d'une adresse.

Lorsqu'ils reçoivent un diagnostic médical erroné ou se voient refuser une prestation sociale, les citoyens européens ne savent pas toujours que la décision a été prise de manière automatique par un ordinateur. 

Ils ne sont donc pas en mesure de pouvoir la contester ou d'introduire une plainte, et ce alors que des erreurs peuvent intervenir: l'intelligence artificielle, créée par l'être humain, n'est pas infaillible.

Dans un exemple récent, la Cour d'appel de Grande-Bretagne a estimé que le programme de reconnaissance faciale utilisé par la police de Cardiff pouvait faire preuve de préjugés raciaux ou sexistes.

« La technologie évolue plus vite que la loi. Nous devons maintenant nous assurer que le futur cadre réglementaire de l'UE pour l'intelligence artificielle soit basé sans équivoque sur le respect des droits de l'homme et des droits fondamentaux », souligne le directeur de la FRA, Michael O'Flaherty. 


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.