Séisme de magnitude 5,4 dans l'est de la Chine, au moins 23 blessés

Le séisme s'est produit à 02h33 locales (18h33 GMT samedi), à 26 kilomètres au sud de la ville de Dezhou dans la province du Shandong, à une profondeur de 10 kilomètres (Photo, Twitter).
Le séisme s'est produit à 02h33 locales (18h33 GMT samedi), à 26 kilomètres au sud de la ville de Dezhou dans la province du Shandong, à une profondeur de 10 kilomètres (Photo, Twitter).
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Publié le Dimanche 06 août 2023

Séisme de magnitude 5,4 dans l'est de la Chine, au moins 23 blessés

  • Le séisme s'est produit à 02H33 locales (18H33 GMT samedi), à 26 kilomètres au sud de la ville de Dezhou dans la province du Shandong, à une profondeur de 10 kilomètres
  • Il a été ressenti jusqu'à Pékin et Tianjin ainsi qu'à Shanghai, à environ 800 kilomètres de l'épicentre

PINGYUAN: Un séisme de magnitude 5,4 a touché l'est de la Chine dimanche, a indiqué l'Institut géologique américain (USGS), les autorités faisant état d'au moins 23 blessés et de plus d'une centaine de bâtiments effondrés.

Le séisme s'est produit à 02H33 locales (18H33 GMT samedi), à 26 kilomètres au sud de la ville de Dezhou dans la province du Shandong, à une profondeur de 10 kilomètres, a précisé l'USGS.

C'est le plus fort à frapper cette province depuis plus d'une décennie, selon le journal étatique Global Times.

Il a été ressenti jusqu'à Pékin et Tianjin ainsi qu'à Shanghai, à environ 800 kilomètres de l'épicentre.

Les autorités de Dezhou ont annoncé que le séisme avait fait 23 blessés, "dont 10 ont été hospitalisés pour des blessures mineures, et 13 ont été légèrement touchés".

Plus tôt, la télévision officielle CCTV, citant les autorités provinciales, a fait état d'au moins 156 maisons ou immeubles qui se sont "effondrés" en raison du séisme, qui a été suivi de 52 répliques.

Des habitants de la zone ont diffusé sur les réseaux sociaux des vidéos montrant des lampes se balançant au plafond, le sol tremblant ou encore des personnes en train d'évacuer leurs immeubles, dont l'une où l'on voit des personnes marcher parmi des tas de briques jonchant le sol.

"Pendant le tremblement de terre, ma tête tremblait sur l'oreiller, j'ai cru que je faisais un cauchemar", a raconté sur la plateforme Weibo un utilisateur depuis la province voisine du Hebei.

Une équipe de l'AFP a pu voir des murs fissurés et des briques éparpillées au sol près de l'épicentre du séisme dans le district rural et peu peuplé de Pingyuan dans la province du Shandong, avec des dommages qui semblaient relativement mineurs.

Tas de briques

Dans un village, des habitants aidaient au nettoyage et un groupe de quatre femmes âgées reconstruisait un muret de briques près d'un terrain envahi par la végétation.

Deng Hongqiang, 55 ans, qui vit hors du village mais est venu réparer ce muret sur sa propriété inhabitée raconte à l'AFP avoir été réveillé en sursaut. "Je ne savais pas alors ce qui se passait, tout ce que je savais c'est que le sol tremblait (...) donc je suis sorti", dit-il.

Il n'y a "aucun moyen" de réparer sa vieille maison du village, constate-t-il, "nous devrons la démolir et la reconstruire".

Le ministère de la Gestion des situations d'urgence a initié une réponse de niveau quatre, le moins élevé, après le séisme, et dépêché une équipe pour mener les opérations de secours dans le Shandong, selon l'agence étatique Chine nouvelle.

Sur des images de CCTV, des secouristes en uniforme rouge passaient devant des tentes de premiers secours installées sur le terrain d'athlétisme d'une école et cernées de bâtiments apparemment intacts.

"Seuls quelques bâtiments en briques inhabités se sont effondrés", selon CCTV qui a montré des tas de briques entre des immeubles intacts et une maison partiellement effondrée.

Le réseau de distribution d'eau et les infrastructures de communication fonctionnaient normalement dans la région, mais la circulation de centaines de trains a été suspendue dimanche matin, selon CCTV.

"Je ne peux rien dire, si ce n'est que c'est effrayant", a témoigné un autre utilisateur de Weibo.

Les tremblements de terre ne sont pas inhabituels en Chine mais frappent rarement l'Est du pays, où se trouve la majeure partie de la population et des grandes villes.

Selon les propos d'un membre du Bureau de sismologie du Shandong rapportés par les médias locaux, la probabilité d'un séisme plus violent est "très faible".


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.