Déluge en Chine: au moins 30 morts lors d'intempéries historiques

Cette vue aérienne montre des équipes de secours travaillant dans un village inondé après de fortes pluies à Zhuozhou, dans la ville de Baoding, dans la province de Hebei, au nord de la Chine, le 2 août 2023. (AFP).
Cette vue aérienne montre des équipes de secours travaillant dans un village inondé après de fortes pluies à Zhuozhou, dans la ville de Baoding, dans la province de Hebei, au nord de la Chine, le 2 août 2023. (AFP).
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Publié le Samedi 05 août 2023

Déluge en Chine: au moins 30 morts lors d'intempéries historiques

  • Au moins 10 morts et 18 disparus ont été annoncés samedi pour la province du Hebei, voisine de la capitale, selon un bilan encore provisoire pour ces intempéries inédites par leur intensité dans une région qui manque habituellement d'eau
  • Le typhon Doksuri, rétrogradé en tempête après avoir frappé les Philippines voisines, a balayé ces derniers jours une partie de la Chine avec des pluies torrentielles

PEKIN : Les pluies diluviennes qui frappent le nord de la Chine ont fait samedi au moins 10 morts supplémentaires dans la région autour de Pékin, portant à au moins 30 morts le bilan depuis le début de la semaine.

Au moins 10 morts et 18 disparus ont été annoncés samedi pour la province du Hebei, voisine de la capitale, selon un bilan encore provisoire pour ces intempéries inédites par leur intensité dans une région qui manque habituellement d'eau.

Le typhon Doksuri, rétrogradé en tempête après avoir frappé les Philippines voisines, a balayé ces derniers jours une partie de la Chine avec des pluies torrentielles.

Pékin et sa grande région ont été particulièrement touchés.

A la faveur d'une accalmie sur le front météo, les opérations de nettoyage se poursuivent samedi après les pires précipitations depuis des années, qui ont détruit des infrastructures et inondé des quartiers entiers.

La zone la plus sinistrée est de loin le Hebei, voisin de Pékin, où d'immenses étendues d'eau submergent la province sur des kilomètres à la ronde.

A Baoding, qui compte 11,5 millions d'habitants et est connue pour sa production d'acier, plus d'un million sont touchés par ces inondations, selon la mairie, qui a fait état samedi d'au moins 10 morts et 18 disparus dans sa juridiction, et de plus de 600 000 personnes à Baoding évacuées.

Rues transformées en rivières

La situation est également critique à Zhuozhou, dont de larges pans sont noyés sous les flots.

Des photos aériennes spectaculaires de la ville, prises mercredi par l'AFP, montrent des rues commerçantes transformées en rivières aux eaux brunes.

D'autres montrent des terres agricoles complètement submergées.

A plusieurs centaines de kilomètres, des pluies diluviennes frappaient samedi pour le deuxième jour consécutif le nord-est de la Chine, en particulier les provinces frontalières de la Russie et de la Corée du Nord, primordiales pour la production de céréales, où elles ont fait au moins un mort.

Des images sur les réseaux sociaux montrent des torrents d'eau bouse dans les rues de la métropole de Jilin (3,6 millions d'habitants), capitale de la région du même nom.

Dans la province voisine du Liaoning (nord-est), six réservoirs ont dépassé le seuil d'alerte, d'après Chine nouvelle, et le niveau du cours principal du Liaohe, l'un des plus grands fleuves du pays, dépasse de 33 cm les limites admises.

Canicule et intempéries

La Chine fait face ces derniers mois à des conditions météorologiques extrêmes et des températures localement inhabituelles, exacerbées par le changement climatique selon des scientifiques.

Ma Jun, directeur de l'Institute of Public and Environmental Affairs, ONG basée à Pékin, a expliqué à l'AFP cette semaine que, si le typhon avait apporté les fortes pluies, l'intensité des intempéries était aussi due au changement climatique et à l'élévation de la température des océans.

"La Chine a souffert de canicules extrêmes et inédites depuis l'an dernier, avec cette année des vagues de chaleur extrêmes dans le nord du pays. Ceci est lié au réchauffement climatique, la grande majorité des scientifiques dans le monde en sont d'accord", a-t-il déclaré.

Le mois dernier, Pékin et sa région avaient battu des records de températures avec localement plus de 40°C.

Les autorités chinoises ont annoncé vendredi que les catastrophes naturelles dans le pays avaient fait 147 morts ou disparus en juillet. Un bilan qui n'intègre que les toutes premières victimes du typhon Doksuri, qui touche la Chine depuis le début de la semaine.

Les pluies qui ont frappé Pékin sont les plus fortes depuis le début des relevés il y a 140 ans, selon les services météorologiques locaux.

Une alerte rouge reste en vigueur samedi à Pékin en raison de "risques géologiques" tels que des éboulements, malgré une journée relativement ensoleillée.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.