Italie: au moins 30 migrants portés disparus après deux naufrages

Cette photo montre une vue générale de l'île pélagie du sud de l'Italie de Lampedusa, au sud de la Sicile, le 5 août 2022 (AFP).
Cette photo montre une vue générale de l'île pélagie du sud de l'Italie de Lampedusa, au sud de la Sicile, le 5 août 2022 (AFP).
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Publié le Dimanche 06 août 2023

Italie: au moins 30 migrants portés disparus après deux naufrages

  • Environ 28 passagers de l'un des bateaux et trois du deuxième sont perdus en mer, après leur naufrage samedi en raison des mauvaises conditions météorologiques
  • Les bateaux était des petites embarcations de métal apparemment parties jeudi de Sfax, en Tunisie

ROME: Au moins une trentaine de migrants sont portés disparus après le naufrage de deux bateaux au large de l'île italienne de Lampedusa, selon le témoignage d'un survivant, a annoncé dimanche l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Environ 28 passagers de l'un des bateaux et trois du deuxième sont perdus en mer, après leur naufrage samedi en raison des mauvaises conditions météorologiques, a précisé l'OIM.

Les bateaux était des petites embarcations de métal apparemment parties jeudi de Sfax, en Tunisie.

Les garde-côtes italiens ont pu récupérer 57 survivants et ont retrouvé deux corps, ceux d'une femme et d'un mineur.

Ils ont diffusé dimanche des images saisissantes du sauvetage, montrant les migrants montant et descendant avec les immenses vagues, tandis que le navire des garde-côtes montait et plongeait lui aussi en tentant de les atteindre.

On y voit des migrants tentant de monter à bord du vaisseau ballotté par les vagues, tandis que d'autres s'arrochent désespérément les uns aux autres, formant une chaîne humaine.

Après avoir parlé avec des survivants, les responsables de l'OIM estiment que "au moins 30 personnes ont disparu", a précisé à l'AFP l'attaché de presse de l'organisation Flavio Di Giacomo.

Une enquête sur les naufrages a été ouverte à Agrigente, en Sicile.

Le chef de la police d'Agrigente, Emmanuele Ricifari, qui est chargé de l'enquête, a souligné que le mauvais temps était annoncé. "Ceux qui leur ont permis de partir, ou les ont forcés à partir, sont des fous criminels sans scrupules", a-t-il déclaré aux médias italiens.

"Une mer bien agitée est prévue pour les jours qui viennent. Espérons qu'ils vont arrêter" de faire partir des gens, "par cette mer, c'est les envoyer à l'abattoir", a-t-il ajouté.

Piégés

Alors que le mauvais temps persistait dimanche, des équipes de secours ont commencé à mettre en sécurité des migrants piégés dans une zone rocailleuse de la côte de Lampedusa.

Les migrants, d'abord estimés à une vingtaine mais qui sont finalement plus nombreux, peut-être plus près de 40 selon les secouristes, se trouvaient là depuis vendredi soir après que des vents violents eurent drossé leur bateau sur les rochers.

La Croix-Rouge leur a fourni de la nourriture, de l'eau, des vêtements et des couvertures de survie mais les garde-côtes n'ont pu les secourir par la mer en raison de la hauteur des vagues.

Malgré le vent, les secouristes aidés d'appareils des forces aériennes ont commencé dimanche à les treuiller jusqu'en haut des 140 mètres de la falaise.

La route de la Méditerranée centrale depuis l'Afrique du Nord vers l'Europe est la plus meurtrière au monde.

Plus de 1 800 personnes sont mortes depuis le début de l'année en tentant de l'emprunter, selon M. Di Giacomo. C'est près de 900 de plus que l'année dernière.

"La vérité, c'est que ce chiffre est vraisemblablement plus élevé", a souligné l'attaché de presse. "Beaucoup de corps sont retrouvés en mer, ce qui suggère qu'il y a beaucoup de naufrages dont nous n'entendons jamais parler".

Le nombre de corps retrouvés en mer s'est accru, en particulier sur ce qui est appelé la route tunisienne, devenue de plus en plus dangereuse en raison du type de bateaux utilisé, a ajouté M. Di Giacomo.

Les passeurs font prendre la mer aux migrants subsahariens "sur des bateaux de fer qui coûtent moins cher que les habituels bateaux en bois mais sont totalement inaptes à la navigation en mer, ils se brisent facilement et coulent", a-t-il expliqué. Et souvent les migrants doivent subir en mer le vol des moteurs de leurs bateaux pour que les passeurs puissent les réutiliser.

Près de 92 000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis le début de l'année, deux fois plus que la même période de l'an dernier, selon les autorités italiennes.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".


Les Etats-Unis et l'Iran s'attaquent mutuellement malgré le cessez-le-feu

Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent. (AFP)
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  • Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même
  • Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine

TEHERAN: Les Etats-Unis et l'Iran ont annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une série d'attaques réciproques, portant un nouveau coup au cessez-le-feu au moment où leurs négociations pour mettre fin à la guerre patinent.

Les informations de médias américains pendant le week-end faisant état de nouvelles exigences américaines envers Téhéran ont refroidi les espoirs d'accord imminent, alimentés par Donald Trump lui-même.

Et tandis que sur le front libanais Israël a intensifié son offensive, l'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dimanche soir sur X.

Ces opérations ont été menées "en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales", a ajouté la même source.

Les Gardiens de la Révolution iraniens, peu après, ont affirmé avoir attaqué une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire.

La localisation de cette base n'a pas été précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat.

L'armée du Koweït a annoncé de son côté faire face à une attaque de drones et missiles.

Washington et Téhéran s'étaient déjà accusés mutuellement jeudi de violer le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, après des frappes américaines sur le sud de l'Iran suivies d'une attaque contre le Koweït.

Plus de fermeté 

La guerre a été déclenchée le 28 février par une offensive israélo-américaine, alors que Téhéran et Washington avaient repris des négociations sur le nucléaire. Le conflit, qui a fait des milliers de morts, ébranle l'économie mondiale en faisant grimper les prix du pétrole.

Alors que les deux pays semblaient ces derniers jours se rapprocher d'un accord, le New York Times a rapporté samedi, sans plus de détails, que le président américain avait durci sa proposition et envoyé une nouvelle version d'un possible protocole d'accord à Téhéran.

Selon le site américain Axios, M. Trump, dont la priorité déclarée est de mettre fin au programme nucléaire iranien et de rétablir le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, souhaite plus de fermeté des négociateurs de Washington.

La chaîne CBS a rapporté dimanche soir que la nouvelle proposition américaine prévoit une prolongation du cessez-le-feu de 60 jours avec des clauses prévoyant la réouverture d'Ormuz et un cadre pour une reprise des négociations sur le nucléaire.

"Nous n'approuverons aucun accord tant que nous n'aurons pas la certitude que les droits du peuple iranien ont été pleinement garantis", a averti dimanche le principal négociateur iranien, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

L'Iran, qui revendique son droit à mener un programme nucléaire civil, a toujours démenti vouloir se doter de l'arme atomique, malgré les soupçons en ce sens des Etats-Unis et de nombreux pays.

Il souhaite aborder ce dossier dans un second temps en cas d'accord avec Washington et exige une levée immédiate des sanctions le frappant.

Site stratégique 

Donald Trump a insisté dimanche sur Truth Social que le projet d'accord "stipule très clairement que l'Iran n'aura pas d'arme nucléaire", et ce "en des termes très fermes".

Téhéran insiste aussi pour que tout accord inclue la fin des hostilités au Liban, où Israël veut "éliminer" le Hezbollah pro-iranien.

Mais sur ce front, l'armée israélienne continue à avancer dans le sud du pays où elle a mené de nouvelles frappes, et le Hezbollah poursuit ses attaques notamment dans le nord israélien, malgré la trêve en vigueur depuis le 17 avril, mais non respectée.

L'armée israélienne s'est emparée dimanche de la forteresse médiévale de Beaufort, un site stratégique où elle avait établi une base pendant les deux décennies de l'occupation israélienne, achevée en 2000.

Pour les Etats-Unis, c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier, en contrepartie de quoi Israël "s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth", selon un plan rapporté par un responsable américain à la suite d'entretiens menés dimanche par le chef de la diplomatie Marco Rubio avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

La France a demandé une réunion d'urgence au Conseil de sécurité, qui se tiendra lundi, selon des sources diplomatiques à l'AFP.