Ethiopie: Annulation des derniers vols vers la région Amhara, en proie à des combats

Un soldat yéménite garde un Boeing 737-760 d'Ethiopian Airlines (Photo, AFP).
Un soldat yéménite garde un Boeing 737-760 d'Ethiopian Airlines (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 09 août 2023

Ethiopie: Annulation des derniers vols vers la région Amhara, en proie à des combats

  • Les combats dans l'ouest de l'Amhara ont bloqué depuis mercredi un groupe de 18 touristes et leur guide espagnols
  • La compagnie nationale avait arrêté depuis la semaine dernière ses liaisons vers les trois autres aéroports régionaux de Gondar

NAIROBI: Ethiopian Airlines a annulé mardi ses vols prévus de mercredi à vendredi vers la capitale de l'Amhara, Bahir Dar, dernier aéroport desservi dans cette région du nord de l'Ethiopie secouée par des combats entre armée fédérale et milices locales.

La compagnie nationale avait arrêté depuis la semaine dernière ses liaisons vers les trois autres aéroports régionaux de Gondar, Lalibela et Dessie.

"Ethiopian Airlines souhaite informer ses clients que les vols prévus mercredi, jeudi et vendredi vers Dessie, Gondar, Lalibela et Bahir Dar sont annulés", a annoncé dans un communiqué Ethiopian Airlines, seule compagnie à assurer les liaisons intérieures.

Le gouvernement fédéral a décrété vendredi l'état d'urgence en Amhara, deuxième région la plus peuplée d'Ethiopie et en proie à des combats meurtriers, seulement neuf mois après la fin d'un conflit dévastateur dans la région voisine du Tigré.

Les forces amhara, dont la milice nationaliste Fano, ont été des alliés capitaux du gouvernement durant cette guerre entre novembre 2020 et novembre 2022.

Mais des tensions ont émergé depuis avril après que le Premier ministre Abiy Ahmed a annoncé vouloir démanteler les "forces spéciales", des unités paramilitaires créées par de nombreux Etats régionaux depuis une quinzaine d'années. Les nationalistes amhara estiment que le gouvernement veut affaiblir leur région.

Les affrontements entre l'armée et des combattants Fano se sont intensifiés, conduisant plusieurs pays étrangers à recommander d'éviter la région la semaine dernière.

Touristes bloqués 

Dans un communiqué publié mardi soir, les autorités locales de l'Amhara ont affirmé "qu'une paix relative et la stabilité" étaient de retour dans la région, soutenant que l'armée avait pris des actions contre les "groupes extrémistes".

Mais à Gondar, un habitant a fait état à l'AFP de "violents combats dans l'après-midi" de mardi. "Les combats semblent s'intensifier alors que de plus en plus de milices Fano se mobilisent dans les villes voisines", a déclaré ce chauffeur de tuktuk, prénommé Simachew.

A Bahir Dar, des combats ont lieu lundi soir et mardi autour de l'aéroport et dans la ville, selon un habitant s'exprimant sous son prénom, Tesfahun.

Les combats dans l'ouest de l'Amhara ont bloqué depuis mercredi un groupe de 18 touristes et leur guide espagnols dans le village d'Addis Zemen.

Alors qu'ils voulaient rejoindre Bahir Dar depuis Gondar, "quelqu'un a dit à notre chauffeur de s'arrêter", a raconté à l'AFP une touriste, Inma De Blas, contactée par téléphone par l'AFP.

"Soudain, nous avons entendu beaucoup de coups de feu, nous avons vu des gens mettre de grosses pierres et du bois sur la route pour la bloquer. (...) Quand ça s'est terminé, quelqu'un nous a emmenés dans un hôtel sommaire, où nous sommes maintenant", a-t-elle expliqué.

Malgré des contacts réguliers avec leur ambassade, "on ne peut pas aller à Bahir Dar, on ne peut pas aller à Gondar, on ne peut aller nulle part", a résumé leur guide.

A Lalibela, site touristique classé au patrimoine mondial de l'Unesco controlé par les combattants Fano, l'armée se rapprochait de la ville, ont indiqué à l'AFP deux habitants en fin de journée.

"Les troupes ENDF (l'armée) tirent sur la ville et nous restons à l'intérieur", a déclaré l'un deux, prénommé, Ayalew.

"Les choses deviennent un peu plus effrayantes, personne n'est dehors", a confirmé un autre, Aneley, affirmant n'avoir "pas vu les miliciens Fano dans la ville cet après-midi".

Les Etats-Unis se sont dits "préoccupés" par ces violences dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique.

L'Organisation mondiale de la santé a appelé à maintenir un "accès ininterrompu et à la protection du système de santé en Amhara", pour qu'elle et ses partenaires "puissent continuer d'y travailler".


Après deux semaines d'hostilités, Trump n'en a «pas fini du tout» avec l'Iran

Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale. (AFP)
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  • Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump
  • Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires

TEHERAN: Les Etats-Unis n'en ont "pas fini du tout" avec l'Iran, a averti mardi Donald Trump, deux semaines après la reprise des hostilités qui menacent de s'étendre à la mer Rouge et d'affecter encore davantage l'économie mondiale.

Alors que la République islamique resserre son étau sur le stratégique détroit d'Ormuz, ses alliés yéménites, les rebelles houthis, menacent d'entraver le trafic de l'autre côté de la péninsule arabique.

Si elle était maintenue, la menace houthie couperait l'accès aux ports d'Arabie saoudite situés sur la mer Rouge, cruciaux pour contourner le détroit d'Ormuz. Le royaume est le premier exportateur de pétrole brut au monde.

Conséquence: le prix du baril de Brent, référence internationale, a terminé la séance au-dessus de 90 dollars pour la première fois depuis début juin.

Les Américains "s'occuperont" des Houthis s'ils mettent en oeuvre ce blocus maritime, a mis en garde le président Donald Trump.

Les Etats-Unis s'étaient déjà mobilisés contre ces rebelles quand ils avaient perturbé le trafic maritime pendant la guerre à Gaza, menant des attaques de drones et de missiles contre des navires. Les Houthis tirent parti du détroit de Bab el-Mandeb, un goulet d'étranglement situé à son extrémité sud, que les navires doivent emprunter pour rallier le canal de Suez.

Le cabinet de sécurité maritime Vanguard Tech a identifié pour la première fois mardi deux navires ayant fait demi-tour en mer Rouge après avoir chargé du brut saoudien dans le port de Yanbu, à la suite de l'annonce houthie.

L'Iran, de son côté, verrouille toujours Ormuz, où il a ciblé ces derniers jours plusieurs navires. Téhéran riposte aussi aux frappes américaines en visant les alliés régionaux des Etats-Unis.

"Si nous partions maintenant, cela prendrait à l'Iran 20, 25 ans pour reconstruire. Mais nous n'en avons pas fini du tout", a affirmé Donald Trump depuis la Maison Blanche.

"Inquiétudes" 

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a exprimé des "inquiétudes concernant la sécurité d'approvisionnement" en pétrole, notant toutefois que des "facteurs d'amortissement" existent.

Les tensions autour d'Ormuz avaient relancé les hostilités irano-américaines le 7 juillet, faisant voler en éclats le protocole d'accord signé mi-juin en vue d'un règlement durable du conflit.

Celui-ci a commencé avec l'offensive israélo-américaine sur l'Iran le 28 février, avant un cessez-le-feu en avril.

L'Iran, qui estime faire face à une "guerre totale" de la part de Washington, a été frappé à nouveau dans la nuit de lundi à mardi, notamment à Chiraz, à près de 200 km du Golfe, et dans la province du Fars (centre), selon l'agence locale Mehr.

Donald Trump a promis de lui faire "payer le prix plusieurs fois" pour la mort de chaque soldat américain, après la mort de trois militaires en Jordanie et en Irak ces derniers jours.

Côté iranien, le dernier bilan officiel publié vendredi recense au moins 50 morts et plus de 500 blessés depuis de premières escarmouches fin juin.

Economiser l'énergie 

Ces dernières 24 heures, la Jordanie, Bahreïn, ainsi que le Koweït ont annoncé avoir essuyé des attaques de drones et de missiles iraniens.

"L'ennemi devrait se préparer à des vagues de drones et à des attaques de missiles encore plus décisives et puissantes", ont averti les Gardiens de la Révolution iraniens, une des plus puissantes armées du Moyen-Orient.

Le Koweït accuse l'Iran d'avoir attaqué des centrales électriques et sites de dessalement d'eau, des installations cruciales pour rafraîchir et alimenter en eau potable ses millions d'habitants, dans une région parmi les plus arides du monde.

Pour réduire la pression sur le réseau, un habitant, Khaled al-Badri, a expliqué à l'AFP éteindre l'air conditionné avant de quitter son domicile et couper son éclairage extérieur. "Chacun peut contribuer à nous sortir de cette période", pense-t-il.


Trump dit vouloir «beaucoup aider» le Liban en recevant le président Aoun

Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase. (AFP)
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  • M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche
  • "Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale

WASHINGTON: Le président libanais Joseph Aoun a été reçu mardi à la Maison Blanche par Donald Trump, qui a dit vouloir "beaucoup aider" le Liban, au moment où un accord avec Israël parrainé par Washington entre dans sa première phase.

M. Aoun a exprimé sa "profonde gratitude pour l'amitié du président Trump et le soutien que les Etats-Unis apportent au Liban", à l'issue de la rencontre dans le livre d'or de la Maison Blanche.

"Nous allons l'aider. Nous allons beaucoup l'aider", avait auparavant affirmé Donald Trump aux côtés de son homologue libanais devant la presse réunie dans le Bureau ovale.

Peu après la rencontre, le président républicain a annoncé sur son réseau Truth Social la reprise des vols commerciaux directs entre les Etats-Unis et le Liban, suspendus depuis plus de quarante ans, invitant les Américains à "visiter ce magnifique pays".

L'interdiction avait été prononcée en 1985, en réaction au détournement d'un avion et de la prise en otage de 39 passagers américains par des Libanais chiites réclamant la libération de centaines de prisonniers en Israël.

Cette première rencontre entre les deux chefs d'Etat intervient au moment où Washington fait pression sur Beyrouth pour désarmer le Hezbollah pro-iranien, condition d'Israël pour se retirer du sud du Liban.

Mardi, l'armée libanaise s'est déployée dans le village de Zawtar al-Gharbiya, en vertu d'un accord-cadre qui prévoit l'établissement de "zones pilotes" évacuées par Israël.

Mais signe de l'instabilité de la situation, elle a accusé plus tard les forces israéliennes d'avoir tiré "près de ses troupes" dans le secteur.


Grèce: deux touristes agressés au couteau à l'entrée de l'Acropole

Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré. (AFP)
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  • Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe
  • Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana

ATHENES: Un couple de touristes américains d'origine grecque a été victime d'une agression au couteau à l'entrée du site archéologique de l'Acropole à Athènes mardi matin, a indiqué la police grecque, les médias évoquant le geste d'un déséquilibré.

Selon la police grecque, un homme a attaqué au couteau ce couple vers 08h05, blessant légèrement à la main la femme tandis que l’homme a été plus grièvement touché à la jambe. Tous deux ont été hospitalisés, rapporte l'agence de presse grecque Ana.

Des policiers motorisés sont arrivés rapidement sur les lieux, ont posé un garrot à l'homme pour arrêter l’hémorragie et immobilisé l'attaquant qui a ensuite été arrêté, précise Ana.

D'après les médias grecs, l'auteur de l'agression, un Grec d'une soixantaine d'années, semble avoir des problèmes psychologiques.