Mali: une manifestation contre l'insécurité dégénère dans une ville du centre

De jeunes manifestants escaladent les murs d'une institution lors d'une manifestation de masse pour protester contre les sanctions imposées au Mali et à la junte par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à Bamako le 14 janvier 2022. (Photo d'illustration, AFP)
De jeunes manifestants escaladent les murs d'une institution lors d'une manifestation de masse pour protester contre les sanctions imposées au Mali et à la junte par la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), à Bamako le 14 janvier 2022. (Photo d'illustration, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 09 août 2023

Mali: une manifestation contre l'insécurité dégénère dans une ville du centre

  • La manifestation à l'appel d'un groupe local se présentant comme «Les forces vives de Bandiagara» visait à dénoncer «l'inaction des forces armées et de sécurité dans la région»
  • Les militaires qui ont pris le pouvoir au Mali en 2020 se sont détournés de la France pour se tourner politiquement et militairement vers la Russie et les paramilitaires du groupe de sécurité privé Wagner

BAMAKO: Une manifestation contre l'insécurité à Bandiagara, dans le centre du Mali touché ce week-end par des attaques jihadistes, a dégénéré mercredi et fait plusieurs blessés, a annoncé un responsable du gouvernorat.

"La manifestation s'était bien déroulée. Les gens avaient commencé à rentrer chez eux quand un groupe est venu s'attaquer aux forces de l'ordre. Les policiers en faction ont utilisé les gaz lacrymogènes, certains manifestants ont violemment riposté", a déclaré à l'AFP un conseiller du gouverneur s'exprimant sous couvert de l'anonymat.

"Il y a eu sept blessés", dont un grave, a-t-il dit, assurant que la situation était sous contrôle.

"Les populations ne peuvent pas demander le retour de l'État et de l'administration et puis venir s'en prendre à ceux qui doivent appliquer la loi", a-t-il dit.

Selon un habitant de la ville joint au téléphone par l'AFP, la situation reste très tendue. "L'accueil des manifestants par les forces de l'ordre a été violent au niveau du gouvernorat" et des victimes sont à déplorer, a-t-il affirmé.

La manifestation à l'appel d'un groupe local se présentant comme "Les forces vives de Bandiagara" visait à dénoncer "l'inaction des forces armées et de sécurité dans la région".

Pendant le week-end, deux attaques imputées aux jihadistes ont tué 17 personnes dans le centre, un des foyers de la violence qui ensanglante le Sahel.

Les militaires qui ont pris le pouvoir au Mali en 2020 se sont détournés de la France pour se tourner politiquement et militairement vers la Russie et les paramilitaires du groupe de sécurité privé Wagner.

Ils assurent régulièrement avoir repris l'initiative face aux jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l'organisation Etat islamique, ce que contestent de nombreux experts et observateurs de la région.

"Nous partageons le même objectif et devons veiller à la sécurité des personnes et de leurs biens", a déclaré le gouverneur après avoir reçu le message des organisateurs.

"Ne tombez pas dans les pièges de l'ennemi. Il vous tue et vous amène à vous dresser contre vos autorités. Le monde nous observe, c'est pourquoi nous devons travailler pour le bien-être de notre pays", a-t-il poursuivi, avant que les violences ne commencent.


Rejoindre le Conseil de la paix reflète l’engagement saoudien à mettre fin au conflit à Gaza, affirme le prince Faisal

Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, le prince Faisal ben Farhane, tient jeudi une charte fondatrice signée du Conseil de la paix lors du Forum économique mondial à Davos. (AFP)
Short Url
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères signe la charte fondatrice de l’initiative menée par les États-Unis lors d’une cérémonie au Forum économique mondial de Davos
  • L’Arabie saoudite fait partie des huit pays arabes et islamiques ayant annoncé mercredi leur adhésion à l’initiative, qui vise à stabiliser et reconstruire Gaza

​​​​​​DAVOS : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a signé jeudi la charte fondatrice du « Conseil de la paix » du président américain Donald Trump.

Cette décision de participation reflète le soutien du Royaume aux efforts visant à instaurer une paix durable à Gaza, a-t-il déclaré.

L’Arabie saoudite figure parmi les huit pays arabes et islamiques qui ont annoncé mercredi leur adhésion à cette initiative, dont l’objectif est de stabiliser et de reconstruire le territoire palestinien ravagé par la guerre.

Le prince Faisal a signé le document lors d’une cérémonie organisée en marge du Forum économique mondial de Davos, où le président Donald Trump a lancé la charte à l’occasion d’un événement réunissant plusieurs autres pays fondateurs, dont la Turquie et le Qatar.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a indiqué que la signature du document témoignait de « l’engagement du Royaume à soutenir le conseil de la paix en tant qu’organe transitoire visant à mettre fin au conflit à Gaza, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Cette initiative reflète également le soutien de l’Arabie saoudite à la reconstruction de Gaza et sa volonté de promouvoir une paix durable, tout en saluant les efforts de paix du président Trump, a ajouté le ministère.

Le président américain a contribué à la médiation d’un accord de paix en septembre, qui a largement mis fin à la guerre de deux ans menée par Israël contre Gaza, un conflit qui a dévasté le territoire et coûté la vie à plus de 70 000 Palestiniens.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump signe la charte fondatrice de son «Conseil de paix» à Davos

 Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies. (AFP)
Short Url
  • "Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt
  • Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza

DAVOS: Le président américain Donald Trump a signé jeudi à Davos (Suisse) la charte fondatrice du "Conseil de paix", quelques instants après avoir assuré que cette instance qu'il a créée travaillerait "en coordination" avec les Nations unies.

"Félicitations président Trump, la charte est maintenant en vigueur et le Conseil de paix est désormais une organisation internationale officielle", a déclaré Karoline Leavitt, la porte-parole de la Maison Blanche, lors de cette cérémonie en présence d'un parterre d'une vingtaine de dirigeants ayant accepté l'invitation de Washington à rejoindre le "Conseil".

Le "Conseil de paix" était initialement conçu pour superviser la reconstruction de Gaza. Mais sa "charte" prévoit un mandat bien plus vaste lui assigne une mission beaucoup plus vaste, censée l'impliquer dans la gestion d'autres conflits.

Gaza est l'endroit "où le Conseil de paix a vraiment débuté (...) Je pense que nous pourrons l'étendre à d'autres choses à mesure que nous réussirons à Gaza", a fait valoir Donald Trump.

“Une fois que le Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près ce que nous voulons et nous le ferons en coordination avec les Nations unies", a-t-il ajouté, reprochant de nouveau à l'Onu de n'avoir "pas utilisé" le "formidable potentiel" dont elle dispose.

 


Etats-Unis et Danemark vont renégocier leur accord de défense de 1951 sur le Groenland 

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland
  • "La position du Danemark et celle du Groenland sont identiques, et aucune négociation n'a eu lieu hier avec l'Otan au sujet de notre souveraineté", a déclaré la Première ministre, Mette Frederiksen, à la télévision danoise

DAVOS: Les Etats-Unis et le Danemark vont renégocier leur accord de défense datant de 1951 sur le Groenland, a indiqué jeudi à l'AFP une source proche des discussions ayant eu lieu la veille à Davos entre Donald Trump et le chef de l'Otan Mark Rutte.

La sécurité de l'Arctique va être renforcée et les pays européens de l'Otan y contribueront, a affirmé cette source, ajoutant que l'idée de placer des bases américaines au Groenland sous la souveraineté des Etats-Unis n'avait pas été évoquée lors de ces discussions.