Mali: l'armée prise dans une embuscade jihadiste près de la frontière nigérienne

Un garçon de la ville de Makalondi (sud-ouest du Niger) roule à vélo en raison de l'interdiction des motos visant à limiter les mouvements des combattants jihadistes dans cette région du théâtre des "trois frontières (Niger-Mali-Burkina) depuis 2017 des attaques sanglantes attribuées à l'État islamique dans le Grand Sahara (ETGS). (Photo BOUREIMA HAMA / AFP)
Un garçon de la ville de Makalondi (sud-ouest du Niger) roule à vélo en raison de l'interdiction des motos visant à limiter les mouvements des combattants jihadistes dans cette région du théâtre des "trois frontières (Niger-Mali-Burkina) depuis 2017 des attaques sanglantes attribuées à l'État islamique dans le Grand Sahara (ETGS). (Photo BOUREIMA HAMA / AFP)
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Publié le Vendredi 04 août 2023

Mali: l'armée prise dans une embuscade jihadiste près de la frontière nigérienne

  • C'est dans la localité de Assaylal, à une vingtaine de km de Ménaka en direction de la localité de Aderanboukane, que l'armée malienne est tombée dans une embuscade jeudi. Le bilan est lourd», a dit un élu local
  • Des terroristes de l'Etat Islamique ont tendu jeudi une embuscade à des éléments de l'armée non loin de Ménaka. Nos troupes se sont férocement défendues», a affirmé une source militaire malienne

DAKAR, Sénégal : Un convoi de l'armée malienne qui escortait des camions en direction du Niger voisin a été pris jeudi dans une embuscade par des jihadistes dans la région de Ménaka (nord-est), faisant craindre un lourd bilan, ont assuré à l'AFP un élu local et des sources militaire et policière.

«C'est dans la localité de Assaylal, à une vingtaine de km de Ménaka en direction de la localité de Aderanboukane, que l'armée malienne est tombée dans une embuscade jeudi. Le bilan est lourd», a dit un élu local à l'AFP.

«Nous sommes actuellement en train d'évaluer le bilan. Des terroristes de l'Etat Islamique ont tendu jeudi une embuscade à des éléments de l'armée non loin de Ménaka. Nos troupes se sont férocement défendues», a affirmé une source militaire malienne.

Un responsable policier a confirmé l'information, précisant que l'armée «escortait des camions vers le Niger».

L'AFP n'était pas en mesure de dire à quoi les camions escortés devaient servir dans ce pays voisin en proie à la propagation jihadiste et plongé dans une crise politique majeure depuis un coup d'Etat militaire il y a une semaine.

-Poussée de l’État islamique-

Le Mali, également gouverné par une junte depuis un putsch en 2020, a assuré aux nouvelles autorités nigériennes son soutien et prévenu qu'elle considérerait une intervention militaire au Niger comme une «déclaration de guerre» contre son propre pays.

Une figure de la junte nigérienne a rappelé mercredi lors d'une visite à Bamako l'importance de la coopération entre les deux pays dans leur combat face aux jihadistes.

Le Mali est en proie depuis 2012 à une crise sécuritaire profonde partie du nord et qui s'est propagée au centre du pays et au Burkina Faso et au Niger voisins.

La région de Ménaka, dans le nord-est, est le théâtre depuis plusieurs mois d'une poussée de l’État islamique au grand Sahara (EIGS). Les attaques du groupe jihadiste auraient fait selon un récent rapport de Human Rights Watch, des «centaines» de morts et contraint des milliers de personnes à fuir la zone depuis le début de l'année.


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.