Brexit: les autorités des Hauts-de-France s'inquiètent pour les PME

«Les grandes entreprises sont prêtes parce qu'elles ont eu les moyens, les services pour suivre les formations (sur le dédouanement). Les TPE et PME n'ont pas pu. Elles avaient d'autres choses à faire (à cause du Covid), malgré l’imminence du danger, que de nous écouter», a reconnu en conférence de presse Philippe Hourdain, président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Hauts-de-France.(AFP)
«Les grandes entreprises sont prêtes parce qu'elles ont eu les moyens, les services pour suivre les formations (sur le dédouanement). Les TPE et PME n'ont pas pu. Elles avaient d'autres choses à faire (à cause du Covid), malgré l’imminence du danger, que de nous écouter», a reconnu en conférence de presse Philippe Hourdain, président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Hauts-de-France.(AFP)
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Publié le Lundi 14 décembre 2020

Brexit: les autorités des Hauts-de-France s'inquiètent pour les PME

  • «Nous sommes inquiets (...) certaines entreprises n'ont pas donné signe de vie. On a 500 appels par jour pour le covid, beaucoup moins pour le Brexit»
  • «Les entreprises les plus vulnérables (face au Brexit) sont les petites entreprises et celles qui ne sont pas habituées à faire du grand export, c'est-à-dire avec un pays tiers»

LILLE: Les autorités des Hauts-de-France se sont inquiétées lundi du sort des PME qui exportent vers le Royaume-Uni et qui n'ont pas pu, face aux difficultés du Covid-19 et faute de moyens, se préparer aux nouvelles formalités douanières liées au Brexit.

Pour faire connaître les nouvelles procédures, les services douaniers soulignent avoir organisé des séminaires puis des webinaires, travaillé avec les autres Etats membres, via les ambassades, les attachés douaniers, la Commission européenne, distribué des flyers en huit langues aux chauffeurs de poids lourds, et exploité les «fichiers clients» des opérateurs transmanche.

«Les grandes entreprises sont prêtes parce qu'elles ont eu les moyens, les services pour suivre les formations (sur le dédouanement). Les TPE et PME n'ont pas pu. Elles avaient d'autres choses à faire (à cause du Covid), malgré l’imminence du danger, que de nous écouter», a reconnu en conférence de presse Philippe Hourdain, président de la chambre de commerce et d'industrie (CCI) des Hauts-de-France.

«Nous sommes inquiets (...) certaines entreprises n'ont pas donné signe de vie. On a 500 appels par jour pour le covid, beaucoup moins pour le Brexit» même si, dit-il, ces derniers jours, des entreprises commencent à se manifester. 

Tout en excluant de leur verser des subventions, M. Hourdain a mis en garde contre les «quelques mois qui vont suivre (la rupture définitive du Royaume-Uni avec l'Union européenne au 1er janvier): il va falloir être très, très vigilants».

Si ce n'est pas une obligation, la plupart des entreprises, vu la complexité des formalités, vont payer un représentant en douane enregistré (RDE) pour réaliser leurs démarches douanières.

«Les entreprises les plus vulnérables (face au Brexit) sont les petites entreprises et celles qui ne sont pas habituées à faire du grand export, c'est-à-dire avec un pays tiers», a affirmé Jean-Michel Thillier, directeur interrégional des douanes.

Outre les petites et moyennes entreprises, les secteurs les plus touchés sont les entreprises avec des chaînes de fabrication des deux côtés de la Manche, «sous-traitants automobiles, aéronautiques, chimie, pharmacie».

Avec ou sans accord, le Royaume-Uni quittera le 1er janvier l'union douanière et le marché unique européen. Exportateurs et importateurs se trouveront confrontés à de nouvelles formalités, qui en France, se feront en amont du passage à la frontière et de façon dématérialisée dans le cadre du dispositif baptisé «frontière intelligente».

Ces formalités administratives seront alourdies en cas de «no deal», qui impliquerait d'appliquer les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et leurs droits de douane.  

 

Londres et Bruxelles prolongent encore le feuilleton du Brexit
Par AFP -
Accord post-Brexit: l'heure du choix
Par Clément Zampa et Pauline Froissart/AFP -

Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.