Les Emmy Awards reportés à cause de la double grève qui paralyse Hollywood

Le trophée Emmy, à Los Angeles, Californie, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le trophée Emmy, à Los Angeles, Californie, le 16 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 10 août 2023

Les Emmy Awards reportés à cause de la double grève qui paralyse Hollywood

  • Equivalents des Oscars pour la télévision, les Emmy Awards, qui devaient initialement se tenir le 18 septembre, se dérouleront à la mi-janvier 2024, ont annoncé la chaîne Fox et l'Académie de la télévision, dans un communiqué
  • Il s'agit du plus important rendez-vous du secteur du divertissement touché jusqu'à présent par ce double mouvement social, jamais vu depuis 1960 à Hollywood

LOS ANGELES: La cérémonie des Emmy Awards, les plus prestigieuses récompenses de la télévision américaine, a été reportée de près de quatre mois face à la grève des acteurs et scénaristes qui paralyse Hollywood.

Equivalents des Oscars pour la télévision, les Emmy Awards, qui devaient initialement se tenir le 18 septembre, se dérouleront à la mi-janvier 2024, ont annoncé la chaîne Fox et l'Académie de la télévision, dans un communiqué.

"Nous avons le plaisir de vous annoncer que la 75e cérémonie des Emmy Awards sera diffusée le lundi 15 janvier 2024" a déclaré un porte-parole de la chaîne de télévision américaine, qui diffuse la cérémonie.

Il s'agit du plus important rendez-vous du secteur du divertissement touché jusqu'à présent par ce double mouvement social, jamais vu depuis 1960 à Hollywood.

Le dernier report de la cérémonie des Emmy Awards remontait à 2001, dans le contexte des attentats du 11 septembre.

Les scénaristes, en grève depuis plus de 100 jours, ont été rejoints en juillet par les acteurs du puissant syndicat SAG-AFTRA.

En raison de la grève actuelle, la cérémonie se serait déroulée en l'absence des stars nommées et célébrités américaines invitées, ce qui aurait eu un effet désastreux sur les audiences télévisuelles.

Les directives du SAG-AFTRA, qui représente 160.000 acteurs, cascadeurs, danseurs et autres professionnels du petit et grand écran, interdisent en effet à tous ses membres de tourner, mais aussi de promouvoir leurs productions, en personne ou sur les réseaux sociaux.

Et les scénaristes n'auraient pas pu préparer le discours ou les blagues du présentateur.

Ce report de près de quatre mois vise à donner le temps aux deux parties de parvenir à un accord, bien que le fossé séparant le puissant syndicat des scénaristes (WGA) des patrons de studios et plateformes de streaming semble toujours béant.

Les grèves à Hollywood ont entraîné l'arrêt de toutes les productions cinématographiques et télévisuelles américaines, à quelques exceptions près, comme les émissions de télé-réalité et les jeux télévisés.

Impasse

Depuis le début de ce mouvement social, il y a plus de trois mois, les deux parties ne se sont quasiment pas parlé. Après une première rencontre entre scénaristes et studios la semaine dernière pour renouer le dialogue, la WGA a décidé de participer à une nouvelle réunion prévue vendredi pour formellement reprendre les négociations.

Le syndicat "revient à la table des négociations", est prêt à "un accord juste" et attend que le patronat "fournisse des réponses" à ses propositions, a-t-il insisté dans un communiqué publié jeudi.

Et la crise s'est aggravée mi-juillet avec l'entrée en grève des acteurs, qui portent des revendications similaires, notamment une meilleure rémunération et un encadrement de l'usage de l'intelligence artificielle (IA) dans l'industrie.

Au cours de la dernière décennie, l'avènement du streaming a bouleversé leurs rémunérations "résiduelles", qui découlent de chaque rediffusion d'un film ou d'une série et leur permettent de vivre entre deux projets.

Et l'usage naissant de l'intelligence artificielle, capable d'écrire des scénarios ou cloner la voix et l'image des acteurs, ne fait qu'ajouter de l'huile sur le feu.

Le report des Emmys était déjà évoqué depuis quelques semaines avec le prolongement du mouvement social, sans pour autant être confirmé.

Cette nouvelle date, en janvier, permettra à la cérémonie de se dérouler en pleine saison de remises de prix.

La 75e cérémonie des Emmys aura lieu ainsi une semaine après la remise des Golden Globes et seulement 24 heures après celle des Critics Choice Awards.

La cérémonie des Oscars est, elle, prévue pour le 10 mars.

Début juillet, les nominations pour les 75e Emmy Awards avaient été annoncées quelques heures seulement avant que les négociations entre les studios et la SAG-AFTRA n'échouent, conduisant à la grève des acteurs.

La série d'HBO "Succession", chronique noire et grinçante d'une puissante famille qui se déchire pour prendre le contrôle d'un empire médiatique, est arrivée en tête des nominations dans 27 catégories.

Elle doit affronter la série post-apocalyptique "The Last of Us", avec 24 nominations, et "The White Lotus", satire de la vie des plus riches, avec 23 nominations.


Le musée Al-Tayebat de Djeddah célèbre le patrimoine national

  • Costumes, textiles et objets artisanaux exposés au musée
  • Un pont entre les visiteurs locaux et internationaux et les cultures du Royaume

​​​RIYAD : Au musée Al-Tayebat, Cité internationale des sciences et du savoir à Djeddah, le Pavillon de la culture saoudienne ouvre une fenêtre vivante sur le patrimoine national, mettant en lumière l’authenticité de l’identité du Royaume et la richesse de ses multiples cultures.

Le pavillon s’est imposé comme l’une des attractions éducatives et touristiques les plus remarquables du Royaume, invitant les visiteurs à découvrir l’histoire des vêtements traditionnels et des costumes régionaux qui distinguent les différentes régions de l’Arabie saoudite à travers les siècles.

Le musée lui-même constitue un véritable monument culturel : il comprend 12 bâtiments patrimoniaux construits dans le style architectural traditionnel du Hijaz et abrite plus de 365 salles d’exposition.

Une grande partie de cet espace est consacrée aux costumes, textiles et savoir-faire artisanaux propres à chaque région, présentés de manière à associer le charme du passé à la rigueur de la documentation moderne.

Les couloirs du musée offrent un panorama visuel saisissant qui traverse l’ensemble du pays, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

La région occidentale et le Hijaz ouvrent le parcours avec le zaboun féminin, les foulards maharem et la mudawwara, ainsi qu’avec la daqla, le gilet sidiriyah et le turban hijazi portés par les hommes. Ces tenues sont mises en valeur devant les rawasheen, les célèbres moucharabiehs en bois sculpté caractéristiques des maisons historiques de Djeddah.

Ailleurs dans le pavillon, les régions centrale et orientale affirment leur héritage à travers la splendeur du bisht d’Al-Ahsa, tissé à la main avec des fils dorés de zari, ainsi que des jalabiyas finement brodées.

La région méridionale attire ensuite le regard avec des couleurs inspirées directement de la nature : le mijnab et les chemises ornées de fils de canne aux teintes vives, exposés aux côtés de guirlandes parfumées et de bijoux traditionnels en argent.

Le nord raconte quant à lui son histoire à travers le mhawthal et les lourdes abayas conçues pour résister aux rigueurs de la vie désertique.

Selon Youssef Mohammed Kiki, superviseur général du musée, ces vêtements constituent de véritables documents historiques et sociaux, témoignant du mode de vie des populations, de leurs métiers et des conditions climatiques propres à chaque région.

Grâce à ces pièces rares, préservées pendant des décennies, le musée espère renforcer le lien des jeunes générations et des visiteurs avec le patrimoine national du Royaume. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Egypte renverse la Nouvelle-Zélande (3-1) et entrevoit les 16es

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah". (AFP)
  • Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités
  • Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique

VANCOUVER: L'Egypte, pourtant menée durant une heure, a réussi à renverser la situation, pour finalement remporter sa toute première victoire en Coupe du monde, aux dépens de la Nouvelle-Zélande (3-1), et ainsi entrevoir les 16e de finale, dimanche à Vancouver.

Profitant du nul entre la Belgique et l'Iran (0-0) plus tôt à Los Angeles, les Egyptiens prennent seuls la tête du groupe G avec deux points de mieux que leurs rivaux précités.

Un nul contre les Iraniens vendredi à Seattle leur suffira pour valider leur ticket pour le tour suivant. Ce qui serait une première en quatre participations pour le septuple champion d'Afrique.

Voilà donc l'Egypte en ballottage bien favorable, mais l'histoire avait commencé à s'écrire autrement face à des Néo-Zélandais bien mieux entrés dans le match, grâce à l'ouverture du score de leur défenseur Finn Surman, auteur d'un coup de tête puissant (15e).

Apathique jusque-là, l'Egypte a abordé la seconde période avec d'autres intentions et c'est Mostafa Zico, lui aussi de la tête, qui a égalisé (58e), avant de permettre à Salah de marquer son troisième but dans un Mondial (deux en 2018) d'un plat du pied délicieux à la "Salah".

Et un homonyme célèbre suivant un autre, Trezeguet s'est chargé de donner de la largesse au résultat (82e) mérité pour son équipe, qui a su réagir dos au mur.

"Dans les années à venir, on se souviendra que cela a été l'un des grands moments de l'histoire. On avait l'impression de jouer (chez nous) en Égypte", a déclaré Salah après le match. "C'est une superbe victoire et l'ambiance était géniale."

Les All Whites eux n'ont pas réussi à garder leur avantage plus d'une heure, mais ils conservent tout de même l'espoir de se qualifier. Il leur faudra pour cela battre la Belgique sur cette même pelouse de la BC Place vendredi. Ce qui serait un sacré exploit, mais pas impossible au regard des doutes qui traversent les Diables Rouges dans ce tournoi.


L'art numérique se fait une place sur le marché de l'art à la foire de Bâle

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR). (AFP)
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  • Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars
  • En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante

BALE: Entre une toile de Picasso et une sculpture de Niki de Saint Phalle, les organisateurs de la foire de Bâle, en Suisse, ont mis un coup de projecteur sur l'art numérique pour détailler comment les artistes s'emparent des outils technologiques.

En plein débat sur l'intelligence artificielle (IA), les organisateurs de cet événement phare pour le marché de l'art contemporain, qui referme ses portes dimanche soir, ont voulu mettre en lumière ce segment qui cherche encore sa place sur le marché après l'éclatement en 2022 de la bulle des NFT ("Non-fungible tokens", des objets numériques uniques à collectionner, NDLR).

Dans une section à part appelée Zero 10, la foire expose 16 oeuvres qui donnent un aperçu de la palette d'outils à la disposition des artistes, en présentant l'art numérique "dans son acceptation large", précise l'artiste américain Trevor Paglen, 51 ans, co-responsable de cette exposition.

"L'idée que les artistes utilisent les technologies n'est pas si nouvelle", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que l'art numérique ne se résumait pas aux NFT. Il a voulu montrer que dès les "les années 1950", les artistes cherchaient déjà à produire "des images générées par ordinateur".

L'exposition présente notamment une installation de l'artiste allemande Hito Steyerl, intitulée "Green screen", couverte d'un côté de plantes dont les signaux bioélectriques sont utilisés pour produire, de l'autre côté, des images de fleurs pixelisées.

Le Français William Mapan, 38 ans, qui se définit comme "codeur et peintre" y présente lui une série de toiles intitulées "paysages plausibles". Pendant deux ans, cet artiste parisien a développé un algorithme qui génère des milliers de compositions abstraites. Et lorsque l'une de ces images aléatoires en noir et blanc lui rappelle une photo ou un souvenir, il reprend ses pinceaux et la reproduit sur la toile en y ajoutant ses couleurs, a-t-il expliqué à l'AFP.

Segment émergent 

L'artiste ouzbek Aziza Kadyri, 31 ans, présente de son côté des étoffes ornées de fines broderies produites en se jouant des erreurs de l'intelligence artificielle. Pour concevoir les motifs, elle commence par soumettre à une IA des broderies Suzani, la broderie traditionnelle d'Asie centrale, en sachant parfaitement que cette IA va les interpréter de travers, passer à côté de leur signification et finalement lui proposer un dessin complètement à côté de la plaque qu'elle s'amuse ensuite à reproduire sur étoffe en utilisant les techniques traditionnelles de la broderie ouzbèke.

Selon un rapport réalisé pour la foire par UBS et le cabinet Arts Economics, l'art numérique ne représentait que 0,4% des ventes sur le marché de l'art en 2025, contre 59% pour la peinture et 15% pour la sculpture. Le rapport note cependant un intérêt grandissant de la part des riches collectionneurs.

Dès le premier jour de la foire, un triptyque sur écrans LED de l'artiste irlandais John Gerrard, présenté dans cette exposition, s'est vendu pour un demi-million de dollars.

Le souvenir de la bulle des NFT est toutefois encore très frais dans les mémoires. En 2021, un NFT de l'artiste américain Beeple s'était arraché à 69,3 millions de dollars au sommet de la bulle, mais les prix s'étaient effondrés l'année suivante.

Les choses sont différentes quand "la démarche aboutit sur une oeuvre tangible", a indiqué à l'AFP Hans Laenen, expert en art chez Axa XL, pour ces nouvelles formes d'art numérique qui ont "beaucoup plus de chances de rester".

"L'art numérique est un domaines de création qui évolue très vite", et "finira par trouver sa place", estime lui aussi Nicolas Kaddeche, qui exerce chez l'assureur Hiscox, même s'il faut "rester prudent", selon lui.

"Cela reste un segment émergent et encore très spéculatif", prévient-il.