Sur la Côte d’Azur, des résidences étudiantes réquisitionnées pour les saisonniers

Sur la Côte d’Azur, les saisonniers embauchés pour l’été saisonniers embauchés pour l’été, bénéficient d'un nouveau dispositif destiné à résoudre les difficultés d'hébergement sur ce littoral très touristique où les prix flambent (photo Valery Hache/ AFP)
Sur la Côte d’Azur, les saisonniers embauchés pour l’été saisonniers embauchés pour l’été, bénéficient d'un nouveau dispositif destiné à résoudre les difficultés d'hébergement sur ce littoral très touristique où les prix flambent (photo Valery Hache/ AFP)
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Publié le Samedi 12 août 2023

Sur la Côte d’Azur, des résidences étudiantes réquisitionnées pour les saisonniers

  • Pour un studio de 20 m2 équipé du wifi, dans une résidence flambant neuve dotée d'une laverie et d'appareils de fitness, le patron doit débourser 464 euros par mois charges comprises
  • «Sans ce dispositif, ce sont six saisonniers que nous n’aurions pas pu embaucher», explique le propriétaire du restaurant, l'ancien chef étoilé Nicolas Decherchi

MANDELIEU-LA-NAPOULE, France : Sur la Côte d'Azur, un studio «peut monter l’été jusqu’à 900 euros» mensuels, regrette Chloé Boland, chef de rang dans un restaurant. Mais cette année, comme une centaine de saisonniers, elle a pu se loger dans une chambre étudiante bien plus abordable.

Au restaurant Le Repère de Mandelieu-la-Napoule, les pieds dans l’eau de la Méditerranée, ils sont six au total, sur la vingtaine de saisonniers embauchés pour l’été, à bénéficier d'un nouveau dispositif destiné à résoudre les difficultés d'hébergement sur ce littoral très touristique où les prix flambent.

Il a été mis en place par le Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires (Crous) de l’académie de Nice-Toulon et son homologue d'Aix-Marseille-Avignon, en lien avec la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur et l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih).

«Sans ce dispositif, ce sont six saisonniers que nous n’aurions pas pu embaucher», explique le propriétaire du restaurant, l'ancien chef étoilé Nicolas Decherchi.

«En plus, ce sont des professionnels aguerris, qui font aussi la saison d’hiver à Courchevel ou à Méribel (Alpes), par exemple», se félicite-t-il.

C’est lui, en tant qu’employeur, qui a passé une convention avec le Crous pour prendre à ses frais le logement de son personnel dans une résidence étudiante située à Cannes La Bocca, à un quart d’heure en voiture de son établissement.

Pour un studio de 20 m2 équipé du wifi, dans une résidence flambant neuve dotée d'une laverie et d'appareils de fitness, le patron doit débourser 464 euros par mois charges comprises. La location dure de un à trois mois et l'appartement doit impérativement être rendu à sa destination première au 1er septembre.

Cet été, le Crous de Nice-Toulon héberge ainsi 150 travailleurs saisonniers, employés dans l’hôtellerie-restauration mais aussi sur des bases nautiques ou dans le secteur culturel, dans ses diverses résidences de Cannes, Nice et Sophia-Antipolis.

Pour l’instant, le dispositif n’a pas encore trouvé preneur dans le Var où le Crous dispose pourtant de résidences à Toulon et à La Garde sur le littoral.

Le Crous d’Aix-Marseille-Avignon a lui mis 150 chambres à la disposition des saisonniers, mais, là aussi, faute d'une communication suffisante, très peu ont été occupées par ce profil de travailleurs.

- «Cercle vertueux» -

«Ce problème de logement existe depuis des années, c’est une avancée notoire. Nous avons 70.000 saisonniers l’été dans la région, on se doit de leur fournir un logement et d’aider les professionnels du tourisme», explique François de Canson, vice-président de la région.

La collectivité envisage aussi de mettre à disposition des travailleurs estivaux des hébergements dans les internats des lycées, dont elle assure la gestion.

«Sur l’académie, nous avons 5.000 logements étudiants, dont 40% sont vacants l’été, cela fait donc un potentiel de 2.000 places», calcule Mireille Barral, directrice générale du Crous Nice-Toulon, pour qui cette démarche s’inscrit dans la feuille de route édictée en juin par le gouvernement en faveur de l’emploi des travailleurs saisonniers.

«Pour nous, c’est intéressant aussi de louer ces logements l’été car ça peut aider à faire les investissements nécessaires, par exemple de rénovation, au bénéfice des étudiants, et ce tout en rendant service au territoire, c’est un cercle vertueux», estime la directrice du Crous, un organisme public qui dépend du ministère de l’Enseignement supérieur.

L’autre académie de la région, celle d’Aix-Marseille-Avignon, compte quant à elle plus de 10.000 logements étudiants, soit là encore un potentiel important de chambres qui pourraient être occupées, le temps d’un été, par des travailleurs du secteur touristique.

Dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le tourisme représente 13% du Produit intérieur brut, pèse 20 milliards d’euros de chiffre d'affaires et génère 200.000 emplois en juillet-août, soit 12% de l'emploi régional.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.