Lisieux: le principal d'un collège retrouvé mort dans des conditions suspectes

Des pancartes avec le portrait du principal du collège Pierre Simon De Laplace sont affichées sur les grilles de l'école de Lisieux, dans le nord-ouest de la France, le 12 août 2023, après qu'il a été retrouvé mort dans des circonstances suspectes le 11 août 2023 au matin dans son école. (Photo Lou Benoist / AFP)
Des pancartes avec le portrait du principal du collège Pierre Simon De Laplace sont affichées sur les grilles de l'école de Lisieux, dans le nord-ouest de la France, le 12 août 2023, après qu'il a été retrouvé mort dans des circonstances suspectes le 11 août 2023 au matin dans son école. (Photo Lou Benoist / AFP)
Short Url
Publié le Samedi 12 août 2023

Lisieux: le principal d'un collège retrouvé mort dans des conditions suspectes

  • Le directeur d'établissement était sur la route des vacances vendredi matin tôt avec sa famille lorsqu'il a été informé du déclenchement de l'alarme intrusion dans son collège
  • «Je suis sûre qu'il s'est fait agresser», a affirmé sur BFM Jeanne Mailhos Vitel, la femme de Stéphane Vitel, principal du collège Pierre-Simon de Laplace, expliquant également avoir vu une voiture «partir en trombe» avant d'entrer dans le collège

RENNES, France : Le principal d'un collège de Lisieux (Calvados) a été retrouvé mort dans des conditions suspectes vendredi matin dans son établissement, a-t-on appris de sources concordantes.

«Je suis sûre qu'il s'est fait agresser», a affirmé sur BFM Jeanne Mailhos Vitel, la femme de Stéphane Vitel, principal du collège Pierre-Simon de Laplace, expliquant également avoir vu une voiture «partir en trombe» avant d'entrer dans le collège.

«Il y avait de la lumière dans une fenêtre du collège donc il y a eu une intrusion», a-t-elle poursuivi.

Le directeur d'établissement était sur la route des vacances vendredi matin tôt avec sa famille lorsqu'il a été informé du déclenchement de l'alarme intrusion dans son collège.

Il s'y est alors rendu après avoir fait demi-tour, laissant sa femme et ses enfants dans la voiture, selon France Bleu Normandie qui a révélé l'information.

«On trouvait que c'était long. Ma fille s'impatientait, elle est allée voir et elle l'a trouvé étalé par terre... alors elle est sortie en hurlant +il est par terre il est par terre!+», a poursuivi sur BFM son épouse qui, en dépit d'un massage cardiaque, n'a pas réussi à le ranimer.

«Je suis sûre qu'il s'est fait agresser, un coup à la tête je crois».

Les secours ont été appelés vers 07H00 mais n'ont rien pu faire pour le sauver, a indiqué France Bleu.

- «Passionné» et «investi» -

Une autopsie sera réalisée rapidement afin de connaître les causes du décès, a indiqué à l'AFP le parquet de Lisieux. La police judiciaire de Caen a été saisie.

Le principal était très «investi» et «passionné» par son métier, «proche de ses élèves, des professeurs, des élus et des associations», a témoigné Sébastien Leclerc, maire (Les Républicains) de Lisieux sur BFM. Il a précisé que le collège se situe dans «un quartier prioritaire de la ville mais pas si compliqué que çà».

Il ne vivait pas dans son logement de fonction situé au sein du collège, a précisé le parquet à France Bleu.

Des élèves se sont rendus spontanément vendredi dans la journée devant l'établissement afin de rendre hommage à leur principal.

Le soir, des professeurs, collégiens et parents d'élèves se sont recueillis, selon le quotidien Paris Normandie.

M. Vitel était arrivé à la tête de ce collège à la rentrée 2022 pour sa douzième rentrée en tant que proviseur. Il entendait notamment lutter contre le harcèlement scolaire.

«Je m'associe à la peine et à l'émotion des enseignants, élèves et personnels qui pleurent la mort de Stéphane Vitel (...) Une enquête est en cours. Mes pensées et mon soutien tout entier vont à sa famille et à ses collègues», a écrit dans un message posté sur X, anciennement Twitter, le ministre de l'Education nationale, Gabriel Attal.

-Enquête ouverte-

Une enquête a été confiée à la police judiciaire a-t-on appris samedi auprès du parquet.

Il s'agit d'une "mort suspecte" et "la PJ est saisie", a indiqué à l'AFP la procureure de la République de Lisieux Delphine Mienniel.

L'autopsie du corps doit être pratiquée prochainement. Interrogée pour savoir si elle aurait lieu dès samedi comme l'ont rapporté plusieurs médias, la magistrate n'a pas confirmé cette date.

Aucune arme n’a été retrouvée sur les lieux, a-t-on indiqué de source policière, relevant qu'on ne sait pas ce qu’il s’est passé entre le déclenchement de l’alarme et la découverte du principal à 6H50 par sa fille.

- "Empathique" -

«C’était une personne très sympathique, souriante et empathique. Toujours à l’écoute des élèves, parents d’élèves et professeurs. Il était dans le compromis», a déclaré à un correspondant de l'AFP le maire de Lisieux, Sébastien Leclerc (Les Républicains).

«Je l’ai rencontré en 2018, lorsqu’il est arrivé au collège de Livarot (son précédent collège). Je me réjouissais de pouvoir bénéficier de son proofessionnalisme. Il était d’ailleurs très investi dans la vie publique», a souligné l'élu.

«Mourir à 49 ans, c’est jeune», a déploré M. Leclerc, précisant qu'un hommage serait rendu au disparu en accord avec sa famille.

Le principal ne vivait pas dans son logement de fonction situé au sein du collège, a précisé le parquet à France Bleu.

Des élèves se sont rendus spontanément vendredi dans la journée devant l'établissement afin de rendre hommage à leur principal.

Le soir, des professeurs, collégiens et parents d'élèves se sont recueillis, selon le quotidien Paris Normandie.

Des bouquets de fleurs ont été déposé sur des barrières barrant l'entrée du collège, selon une photographe de l'AFP sur place.

«Monsieur Vitel était un personnel de direction engagé et attentif à la réussite des élèves», a écrit dans un communiqué la direction du collège."Une cellule d’écoute sera mise en place pour les élèves du collège dès la rentrée scolaire".


La bataille contre le feu continue dans les Landes, la lutte au sol privilégiée dimanche

"Un travail de fourmi": après trois jours de lutte intense, le vaste feu de forêt dans les Landes évolue plutôt favorablement dimanche, mais les pompiers ne baissent pas la garde, privilégiant les attaques au sol pour fixer les lisières. (AFP)
"Un travail de fourmi": après trois jours de lutte intense, le vaste feu de forêt dans les Landes évolue plutôt favorablement dimanche, mais les pompiers ne baissent pas la garde, privilégiant les attaques au sol pour fixer les lisières. (AFP)
Short Url
  • "L'objectif, c'est de fixer la lisière, qu'elle ne progresse plus, qu'elle arrête de grignoter la végétation et qu'elle ne s'approche pas des habitations", explique le chef de colonne Gwendal Sirvent
  • "C'est un travail de fourmi, méticuleux", complète le commandant Alexandre Bourmaud, chef de secteur

LUGLON: "Un travail de fourmi": après trois jours de lutte intense, le vaste feu de forêt dans les Landes évolue plutôt favorablement dimanche, mais les pompiers ne baissent pas la garde, privilégiant les attaques au sol pour fixer les lisières.

Tout près de Luglon, l'une des deux communes les plus proches de l'incendie avec celle de Garein, les pompiers sont intervenus dimanche en milieu d'après-midi, sur une première reprise de feu significative en lisière de la zone sinistrée, à quelques mètres seulement d'habitations et de cabanons.

À bord de plusieurs camions-citernes pour feux de forêt, ou à pied munis de lances à incendie, ils ont pénétré par une dense végétation dans le massif pour noyer sous la mousse cette reprise de feu, sur un terrain carbonisé et fumant de plusieurs centaines de mètres, a constaté une équipe de l'AFP.

"L'objectif, c'est de fixer la lisière, qu'elle ne progresse plus, qu'elle arrête de grignoter la végétation et qu'elle ne s'approche pas des habitations", explique le chef de colonne Gwendal Sirvent en arrivant sur place.

"C'est un travail de fourmi, méticuleux", complète le commandant Alexandre Bourmaud, chef de secteur. Mais "c'est essentiel car les reprises de feux sont souvent plus violentes que les feux eux-mêmes (...). Si on avait mis cinq minutes de plus, la reprise faisait un hectare".

La situation évolue "plutôt favorablement", l'incendie n'ayant pas connu de "reprise majeure" dans la nuit de samedi à dimanche, a souligné le préfet des Landes Gilles Clavreul dans son point-presse matinal. Il doit refaire un point de situation à 18H30.

La surface parcourue par les flammes a été réévaluée dimanche matin à 1.700 hectares, contre près de 1.600 samedi. Mais "ça ne traduit pas une évolution nette, c'est nous qui avons réévalué l'enveloppe", grâce au travail de cartographie effectué dans la nuit par des drones, a expliqué le préfet.

"On a bossé comme des monstres" 

Quelque 550 pompiers sont mobilisés, ainsi que des dizaines de bénévoles, et ils peuvent compter sur le soutien des agriculteurs locaux.

"C'est un territoire où l'eau n'est pas accessible et disponible facilement", or les agriculteurs disposent de cuves de plus de 16.000 litres, qu'ils "mettent à disposition pour que les pompiers s'approvisionnent (...). Ça les aide beaucoup, les pompiers gagnent du temps", souligne dimanche Vincent Villenave, vice-président de la chambre d'agriculture des Landes, en sortant d'une réunion avec les pompiers à Lublon.

Bottes aux pieds et béret sur la tête, Gérard Uriona, un habitant de Luglon qui a refusé d'évacuer pour "sauver (sa) maison" léchée jeudi par les flammes, sort d'une parcelle brûlée en bordure du village. "On a bossé comme des monstres toute la nuit", souffle-t-il.

"Ça fait trois jours qu'on ne dort pas. Notre mission c'est de pister le feu et d'éteindre les reprises. Le sol est encore chaud, il peut repartir à tout moment", s'inquiète ce retraité de 75 ans, bénévole de la Direction des forêts contre les incendies (DFCI).

Alors que deux Dash, quatre Canadair et le mégahélicoptère Chinook, prêté par l'Australie, s'étaient relayés incessamment samedi dans le ciel, les moyens aériens mobilisés ont été moins importants jusqu'à présent dimanche.

Mais il est encore trop tôt pour autoriser le retour des 650 évacués, principalement à Luglon, a prévenu le préfet dimanche matin.

Lecornu en Gironde lundi 

Il s'agit du troisième incendie majeur cet été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement planté de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares).

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit se rendre lundi en Gironde avec plusieurs ministres pour lancer le chantier de la reconstruction après le mégafeu qui avait nécessité l'évacuation de 220.000 personnes.

En France, 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.

Dans les Ardennes, un feu de forêt a parcouru une centaine d'hectares depuis samedi matin mais ne progresse plus actuellement, selon la préfecture du département.

La sécheresse favorise aussi les départs de feu ailleurs en Europe, notamment en Belgique, confrontée à l'un des plus grands incendies de son histoire, avec désormais près de 3.000 hectares brûlés dans un parc naturel proche de l'Allemagne. Des feux font aussi rage en Aragon (nord-est de l'Espagne) et sur des îles grecques.


Canicule : énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive

Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
Short Url
  • Canicule : 75 départements restent en vigilance orange, avant une baisse des températures ce week-end

PARIS: La fraîcheur au bout du tunnel ? Une grande partie du pays fait face vendredi à une énième journée de canicule, qui met sous tension les corps et les esprits, asséchant aussi des territoires soumis au risque d'incendies, avant une baisse des températures prévues ce week-end.

A 6H00, le Finistère, les Côtes-d'Armor, la Manche et le Calvados sont repassés en vert, tandis que l'Ille-et-Vilaine a été rétrogradé en jaune par Météo-France, mais 75 départements restent en vigilance orange canicule.

"Vendredi, ces températures caniculaires se décaleront progressivement un peu plus vers l'est", a souligné le service de météorologie, permettant "d'amorcer une évolution vers une baisse progressive des températures sur le Nord-Ouest".

Débutée le 28 juillet, cette vague de chaleur a dépassé en durée celle de 2003, avec 17 jours de fortes chaleurs, a annoncé jeudi Météo-France.

Jeudi après-midi, Lauren, 31 ans, a "très chaud" devant un kiosque à journaux du centre de Paris d'où elle sort munie d'un petit trésor vert : un ventilateur portable qui vaporise de l'eau.

Il fait 37°C.

"C'est notre premier jour ici, nous n'avions pas réalisé à quel point il ferait chaud", reconnaît cette touriste venue de Manchester, en Angleterre.

Pascal Knittel a "la chance" de travailler "dans un cabinet climatisé". "Comme tout le monde", ce sexagénaire en a marre des canicules, "mais on s'adapte".

"C'est le réchauffement climatique, il faut en prendre conscience et il faut surtout prendre les mesures adaptées. Je pense qu'enfin les gens vont se réveiller", espère cet habitant d'Epinal (Vosges), qui vient régulièrement dans la capitale.

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues. Ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

- Incendie dans les Landes -

Avec un été 2026 brûlant et une sécheresse marquée qui favorise les incendies, les sapeurs-pompiers luttent depuis le début de la saison estivale contre les flammes sur une grande partie du territoire. Elles ont parcouru au moins 120.000 hectares, selon les estimations provisoires des autorités.

"Très déçus" par les promesses du ministre de l'Intérieur auquel ils sont venus réclamer jeudi plus de moyens, les sapeurs-pompiers professionnels ont appelé à la mobilisation nationale en septembre.

Laurent Nuñez a promis de leur présenter le 8 septembre un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile très attendu.

Sur le terrain, les soldats du feu ne peuvent pas baisser la garde.

Dans les Landes, un feu a parcouru 600 hectares dans une parcelle de forêt de pins et provoqué 500 évacuations.

Vers minuit, les flammes étaient à quelques centaines de mètres de Luglon, petit bourg situé à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Biscarrosse, théâtre d'un incendie qui a ravagé 3.700 hectares fin juillet, et à une centaine de kilomètres au sud du mégafeu qui a parcouru plus de 40.000 hectares au même moment dans la Gironde voisine.

A Guérande, près du littoral très touristique de la Loire-Atlantique, un feu de végétation, "fixé", a provoqué jeudi l'évacuation d'environ 2.000 campeurs, selon la préfecture.

Sur la côte du Pas-de-Calais, les incendies qui sévissent depuis mercredi dans une zone naturelle touristique sont "contenus" mais toujours "non fixés", trois pompiers ayant été légèrement blessés, d'après les services de l'Etat.

Quatre départements sont vendredi au niveau "très élevé", le plus haut, de "danger feux" - Mayenne, Deux-Sèvres, Indre-et-Loire et Indre - et 57 autres au niveau "élevé", selon la Météo des forêts.

Une grande partie du pays fait l'objet de mesures de restrictions des usages de l'eau, 72 départements étant en situation de "crise" au regard de la sécheresse, selon le site gouvernemental VigiEau.

A ce stade, cette vague de chaleur est la troisième la plus longue jamais enregistrée dans le pays, derrière juillet 2006 (21 jours) et juillet 1983 (23 jours).

Elle est aussi la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait eu lieu fin mai.


Besançon: trois personnes gravement blessées par arme à feu

Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
Short Url
  • Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté
  • Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical

BESANCON: Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Des hommes se trouvaient devant une épicerie, dans le quartier populaire de Planoise, lorsqu'un véhicule est arrivé avec à son bord plusieurs individus qui ont tiré dans leur direction, avec deux armes différentes, selon les premiers éléments de l'enquête de police, a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon.

Deux hommes âgés de 20 et 40 ans ont été blessés par balles et pris en charge par les secours avec un pronostic vital engagé, mercredi à 23 heures, selon les pompiers.

Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté.

Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical.

"Aucun suspect n'a été interpellé pour le moment", a précisé le parquet.

Deux armes auraient été utilisées lors de la fusillade: une arme de type kalachnikov avec un calibre 7,62 et un fusil utilisant des munitions type chevrotine.

Les enquêteurs explorent "toutes les pistes", dont "l'hypothèse d'un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants", précise le parquet.

La gendarmerie du Doubs a retrouvé un véhicule incendié à Montferrand-le-Château, près de Besançon, qui pourrait être celui des auteurs. Des constatations sont en cours.

L'enquête a été confiée aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Besançon.