Deux attaques de missiles ukrainiennes déjouées au-dessus du pont de Crimée

Le président russe Vladimir Poutine visite le pont du détroit de Kertch, également connu sous le nom de pont de Crimée, le 5 décembre 2022. (AFP)
Le président russe Vladimir Poutine visite le pont du détroit de Kertch, également connu sous le nom de pont de Crimée, le 5 décembre 2022. (AFP)
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Publié le Samedi 12 août 2023

Deux attaques de missiles ukrainiennes déjouées au-dessus du pont de Crimée

  • Selon le ministère russe de la Défense, cet ouvrage au-dessus du détroit de Kertch a été attaqué une première fois en début d'après-midi à l'aide d'un missile antiaérien ukrainien S-200 reconverti pour des frappes au sol
  • Ce pont, construit à grands frais sur ordre du président russe Vladimir Poutine après l'annexion de la péninsule de Crimée en 2014, a été pris pour cible à plusieurs reprises par des attaques ukrainiennes

MOSCOU: Deux attaques de missiles ukrainiennes ont été déjouées samedi au-dessus du pont stratégique qui relie la Russie à la péninsule annexée de Crimée, ont annoncé les autorités locales et l'armée russe.

Selon le ministère russe de la Défense, cet ouvrage au-dessus du détroit de Kertch a été attaqué une première fois en début d'après-midi à l'aide d'un missile antiaérien ukrainien S-200 reconverti pour des frappes au sol.

"Le missile ukrainien a été détecté à temps et intercepté dans les airs par les systèmes de défense antiaérienne russes. Il n'y a pas eu de blessés ni de dégâts", a-t-il ajouté sur Telegram.

Le dirigeant de la Crimée, Sergueï Aksionov, a quant à lui évoqué deux missiles ukrainiens, et non un, abattus près du détroit de Kertch. "Le pont de Crimée n'a pas été endommagé", a-t-il assuré sur Telegram.

Quelques heures plus tard, une nouvelle attaque à l'aide d'un missile S-200 reconverti a eu lieu et il a également été intercepté en plein vol, selon le ministère de la Défense.

"Un autre missile ennemi a été abattu au-dessus du détroit de Kertch. Merci à nos forces de défense aérienne pour leur grand professionnalisme et leur vigilance !", a confirmé M. Aksionov.

Selon un conseiller de M. Aksionov, Oleg Krioutchkov, un écran de fumée a été créé par les forces spéciales en tant que moyen de défense supplémentaire.

Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé des frappes ukrainiennes "inacceptables" ayant visé un pont ouvert à la circulation civile. "Il fait l'objet de telles attaques depuis l'automne dernier. Elles ont notamment entraîné la mort de civils", a-t-il ajouté.

"Les forces armées ukrainiennes, incapables, malgré l'aide massive de l'Occident, de changer la situation sur la ligne de front, tentent de se venger", a ajouté la diplomatie russe dans un communiqué.

Ce pont, construit à grands frais sur ordre du président russe Vladimir Poutine après l'annexion de la péninsule de Crimée en 2014, a été pris pour cible à plusieurs reprises par des attaques ukrainiennes.

La précédente, en juillet, avait causé d'importants dégâts sur la section routière de l'ouvrage, qui sert également à acheminer du matériel militaire à l'armée russe combattant en Ukraine.

Le pont en béton, long de 18 kilomètres et inauguré en 2018 par Vladimir Poutine, consiste en deux structures parallèles, l'une réservée à la circulation routière et l'autre au trafic ferroviaire.

Le président russe avait ordonné de renforcer sa sécurité après la précédente attaque.

La Crimée elle-même est aussi régulièrement visée par des frappes ukrainiennes. La Russie a ainsi annoncé avoir abattu pendant la nuit 20 drones envoyés contre des objectifs sur le territoire de cette péninsule.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.