Ecran noir pour Gérard Leclerc, visage familier de la télé

Le journaliste français Gérard Leclerc assiste à la cérémonie funéraire du journaliste français Philippe Gildas au cimetière du Père-Lachaise à Paris, le 5 novembre 2018 (AFP).
Le journaliste français Gérard Leclerc assiste à la cérémonie funéraire du journaliste français Philippe Gildas au cimetière du Père-Lachaise à Paris, le 5 novembre 2018 (AFP).
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Publié le Mercredi 16 août 2023

Ecran noir pour Gérard Leclerc, visage familier de la télé

  • Le petit avion de tourisme à bord duquel se trouvaient deux ou trois personnes, dont Gérard Leclerc, s'est écrasé mardi à Lavau-sur-Loire (Loire-Atlantique)
  • Le journaliste de 71 ans devait assister jeudi soir à La Baule à un concert de Julien Clerc, 75 ans, a indiqué sur CNews le compositeur Didier Barbelivien

PARIS: Le monde de la télévision est en deuil au lendemain de la mort dans un crash d'avion du journaliste Gérard Leclerc, visage familier des téléspectateurs depuis 30 ans et demi-frère du chanteur Julien Clerc.

"Cette disparition brutale paraît irréelle", a lâché Pascal Praud, l'animateur star de CNews, dont Gérard Leclerc était l'un des chroniqueurs, lors d'une émission spéciale mercredi matin.

M. Praud, qui a interrompu ses vacances pour présenter cet hommage, a souligné la "volonté de nuance" de son collègue et "la complicité de désaccords" qu'ils entretenaient. Une allusion à la manière parfois vive dont il l'interpellait sur le plateau de l'émission de débats "L'heure des pros".

Autre vedette de CNews, chaîne du groupe Canal+ (contrôlé par le milliardaire Vincent Bolloré), Laurence Ferrari s'est dite "bouleversée", à l'unisson des innombrables réactions dans le monde des médias et de la politique depuis mardi soir.

L'avion de tourisme piloté par Gérard Leclerc s'est écrasé mardi après être parti vers 11h00 de Loudun (Vienne) pour La Baule (Loire-Atlantique).

Concert

Le journaliste de 71 ans devait assister jeudi soir à La Baule à un concert de Julien Clerc, 75 ans, a indiqué sur CNews le compositeur Didier Barbelivien. Les deux demi-frères partageaient d'ailleurs une ressemblance physique indéniable.

Gérard Leclerc était sur CNews depuis la création de la chaîne en 2017 sur les cendres d'iTélé, après une longue grève motivée par la prise de contrôle de Vincent Bolloré.

Auparavant, il avait été l'un des visages célèbres du service public. D'abord sur Antenne 2, devenue France 2, où il avait été chef du service économique, rédacteur en chef de Télématin ou encore directeur adjoint de la rédaction.

Il avait ensuite été rédacteur en chef du service politique, économique et social à France 3 (2007-09) puis président de La Chaîne parlementaire-Assemblée nationale (LCP-AN) de 2009 à 2015.

Il avait débuté sa carrière à la radio, notamment sur Europe 1, dont il avait épousé une grande voix, l'animatrice Julie, avec laquelle il a eu trois enfants.

Dans un communiqué mercredi matin, le groupe public France Télévisions a souligné ses "qualités humaines et professionnelles". LCP-Assemblée nationale, elle, a salué "le parcours d'un grand professionnel".

Pour la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak, Gérard Leclerc était un "journaliste populaire, cher au cœur des Français dont il a accompagné le quotidien pendant des années".

Il "laissera l'image d'un homme de conviction, apprécié de ses pairs et des téléspectateurs", a estimé le régulateur de l'audiovisuel, l'Arcom.

Unanimement louée, la carrière de Gérard Leclerc a toutefois connu quelques accrocs.

En 2004, il avait déploré avoir été écarté sans "motif ni explication" de son poste de rédacteur en chef du service politique de France 2. "Il faut redonner un peu de crédibilité et de vigueur au service politique", avait commenté Arlette Chabot, alors directrice générale adjointe en charge de l'information.

Sarkozy et le «placard»

Cinq ans plus tard, sa nomination à la tête de LCP-Assemblée nationale avait été entachée d'une polémique.

Il avait été choisi par le président de l'Assemblée d'alors, Bernard Accoyer, bien qu'il ait recueilli moins de voix que son concurrent sortant devant le comité de sélection composé de députés.

Le journal Le Monde avait écrit que M. Leclerc bénéficiait "des faveurs de Nicolas Sarkozy", président de la République à l'époque. Le journaliste avait protesté contre cette "allégation" que "pas le moindre élément ne vient étayer", dénonçant des "arguments déloyaux".

Enfin, fin juin 2008, une vidéo du plateau du "19/20" de France 3 avait été mise en ligne sans l'autorisation de la chaîne, montrant un passage non diffusé.

On voyait Nicolas Sarkozy demander à Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard". "J'avais protesté quand tu avais été mis au placard", lui disait-il.

"Il incarnait cette génération de journalistes qui traitait la politique avec une passion réelle", a réagi l'ancien président sur le réseau X (ex-Twitter) mercredi à la mi-journée.

M. Leclerc avait par ailleurs signé plusieurs livres sur la gauche: deux ouvrages sur Lionel Jospin coécrits avec sa consoeur Florence Muracciole, en 1996 (pour la première biographie de celui qui allait devenir Premier ministre) et 2001, puis "La guerre des deux roses" sur les luttes intestines au PS (2006).


Liban: Macron appelle Israël à "renoncer à une offensive terrestre"

Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron préside une visioconférence des dirigeants du G7 pour discuter des répercussions de la guerre en Iran sur l’économie mondiale, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, au palais de l’Élysée à Paris, le 11 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron a appelé Israël à renoncer clairement à une offensive terrestre au Liban et le Hezbollah à cesser immédiatement ses attaques
  • La France soutient les efforts du Liban pour rétablir le contrôle total de l’État, tandis que la Syrie affirme désormais appuyer la souveraineté libanaise

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi soir Israël à "clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban" et le Hezbollah à "immédiatement mettre fin à ses attaques", après s'être entretenu avec son homologue libanais Joseph Aoun.

"Le Hezbollah a commis une faute majeure en forçant le Liban à l’affrontement avec Israël. Il doit immédiatement mettre fin à ses attaques. De son côté, Israël doit clairement renoncer à une offensive terrestre au Liban", a-t-il affirmé dans une publication sur le réseau social X.

Israël poursuit ses attaques visant le Hezbollah au Liban, entraîné le 2 mars dans la guerre au Moyen-Orient lorsque le mouvement pro-iranien a lancé une attaque sur Israël.

L'agence officielle Ani a fait état de nouvelles frappes mercredi soir dans le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, tandis que des images de l'AFPTV ont montré de la fumée s'élever de la banlieue sud.

Emmanuel Macron a également indiqué s'être entretenu avec son homologue syrien Ahmad al-Chareh, dont il assure qu'il "soutient les efforts des autorités libanaises pour restaurer le contrôle plein et entier de l’Etat sur leur territoire".

"Son soutien à la souveraineté libanaise marque une rupture nette avec le passé. C’est le gage de relations saines et constructives entre le Liban et la Syrie", a-t-il déclaré.

Les forces d'Ahmad al-Chareh, dont le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS) qu'il dirigeait et a depuis dissous, ont renversé en décembre 2024 l'ancien dirigeant syrien Bachar al-Assad, que le Hezbollah soutenait militairement.

Les présidents libanais et syrien ont convenu mardi de mieux "contrôler" leur frontière commune, au lendemain d'un incident, a annoncé Beyrouth.

Damas avait dénoncé dans la nuit précédente des tirs d'artillerie du Hezbollah vers son territoire, en pleine guerre entre Israël et le mouvement chiite libanais soutenu par l'Iran.


Liban: la France triple son soutien humanitaire et envoie 60 tonnes d'aide

Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
Photo d'archives du 1er novembre 2024. (AFP)
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  • "Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes"
  • Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français

PARIS: La France s'apprête à tripler son soutien humanitaire au Liban, en y dépêchant jeudi 60 tonnes d'aide pour les réfugiés quittant le sud du pays où Israël mène des opérations militaires contre le Hezbollah pro-iranien, a annoncé mercredi le chef de la diplomatie française

"Nous avons décidé de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide atteindra 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais, avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile", a déclaré Jean-Noël Barrot sur TF1.

Ce soutien s'effectue "grâce au soutien de la Fondation CMA CGM" de l'armateur français, selon lui.

Paris s'apprête par ailleurs à fournir "plusieurs dizaines" de véhicules de l'avant-blindé (VAB) aux forces armées libanaises, "dont nous considérons qu'elles sont seules légitimes à assurer la sécurité du Liban", a rappelé le ministre, qui a à nouveau appelé le Hezbollah à "cesser ses attaques sur Israël" et "à rendre ses armes aux autorités libanaises".

Quelque 760.000 personnes ont été déplacées depuis le début de la campagne de frappes, lancée en réponse à des tirs du Hezbollah, selon des chiffres publiés mardi par le gouvernement libanais.

Depuis que le Hezbollah a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël, près de 500 personnes ont été tuées.


Le Hezbollah doit se désarmer, Israël s'abstenir d'une opération d'envergure, selon Paris

 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
 La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure". (AFP)
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  • La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises"
  • Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations"

PARIS: La France a exprimé mardi, à la veille d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, "sa vive préoccupation" face à l'escalade de violences au Liban, exhortant le Hezbollah "à remettre les armes" et Israël "à s'abstenir de toute intervention d'envergure".

Condamnant "le choix irresponsable" fait par le groupe chiite pro-iranien de se joindre aux attaques iraniennes contre Israël depuis le 1er mars, Paris appelle "le Hezbollah à mettre fin à ses opérations", selon une déclaration du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

Elle appelle en outre Israël "à s'abstenir de toute intervention terrestre ou d'envergure durable au Liban, dont l'intégrité territoriale et la souveraineté doivent être respectées".

La France, qui devait accueillir le 5 mars une conférence internationale d'aide aux forces armées libanaises, réitère "son plein soutien aux autorités libanaises", saluant leur décision le 2 mars dernier d'interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah.

La conférence du 5 mars, annulée en raison du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, était destinée à lever des fonds pour renforcer les forces de sécurité intérieures et l'armée libanaise, qui manquent cruellement de moyens financiers et d'équipements.

Cette aide était jugée fondamentale alors que l'armée libanaise était engagée dans un processus de désarmement du Hezbollah.

L'armée libanaise avait indiqué en janvier avoir achevé la première phase de ce plan de désarmement, couvrant la région située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord. La deuxième phase, concernant une zone située au nord du fleuve, devait commencer.

En déplacement au Liban début février, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait jugé positif le processus de désarmement, estimant qu'au sud du fleuve Litani, il n'y avait plus de menaces vers le nord d'Israël.

Il avait aussi demandé à l'Iran de cesser d'être une force déstabilisatrice au Liban alors qu'Israël suspectait le Hezbollah de se réarmer avec l'aide de Téhéran.

Les autorités israéliennes ont constamment jugé insuffisants les progrès dans le désarmement du groupe pro-iranien qui a fini par entraîner le Liban dans la guerre début mars.