Un fort séisme d'une magnitude de 6,1 secoue Bogota

Des personnes restent dans la rue après un tremblement de terre à Bogota, le 17 août 2023. (Photo, AFP)
Des personnes restent dans la rue après un tremblement de terre à Bogota, le 17 août 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 18 août 2023

Un fort séisme d'une magnitude de 6,1 secoue Bogota

  • L'épicentre du séisme était situé dans la localité d'El Calvario, à 40 km au sud-est de Bogota, et à une profondeur de 30 km
  • Des tremblements de terre se produisent à intervalles très réguliers en Colombie, mais le plus souvent à grande profondeur et sans provoquer de dégâts majeurs

BOGOTA: Un puissant tremblement de terre a secoué jeudi à la mi-journée Bogota, suscitant un bref vent de panique dans les rues de la capitale colombienne, mais apparemment sans faire de victimes ni de dégâts majeurs.

La secousse, d'une magnitude de 6,1, a eu lieu à 12H04 (17H04 GMT), selon un bulletin urgent du service géologique colombien publié sur le réseau Twitter, rebaptisé X.

L'épicentre du séisme était situé dans la localité d'El Calvario, à 40 km au sud-est de Bogota, et à une profondeur de 30 km, toujours selon le service géologique.

Les bâtiments ont tremblé, des sirènes se sont déclenchées et des milliers de personnes, certaines paniquées, sont immédiatement sorties des immeubles pour se précipiter dans la rue et appeler leurs proches avec leur portable, a constaté l'AFP.

Des ouvriers sont descendus précipitamment d'un immeuble en construction pour trouver refuge, au milieu de centaines d'autres badauds, dans un parc voisin bondé, et au son des alarmes d'évacuation résonnant dans la ville.

Une seconde secousse a eu lieu une dizaine de minutes plus tard, suscitant là aussi des cris de peur et un bref affolement. Aucun dégât aux bâtiments n'était cependant visible dans cette partie nord de Bogota.

"L'unique incident grave reporté est la mort d'une femme apparemment prise d'une crise de nerfs qui s'est jetée dans le vide depuis le dixième étage d'un immeuble d'habitation", a indiqué sur X la maire Claudia Lopez. Les pompiers ont confirmé la mort de la victime.

Ces répliques s'étalaient entre 4,8 et 5,4 de magnitude, selon le service géologique. Le premier tremblement a été ressenti dans tout le pays, selon plusieurs médias nationaux.

«Un tremblement de terre?» 

Dans une vidéo diffusée en direct par la présidence colombienne, au cours d'une rencontre à laquelle participait le président Gustavo Petro dans un grand hôtel de la ville, l'ambassadeur américain Francisco Palmieri s'est interrompu en plein milieu de son discours, s'interrogeant subitement en anglais, l'air inquiet et le doigt levé: "un tremblement de terre?". Avant de reprendre, de nouveau le sourire aux lèvres, son intervention. L'hôtel n'a finalement pas été évacué, précise la presse nationale.

"La défense civile a vérifié que dans la municipalité de Calvario (département de Meta), toute la municipalité a été évacuée, seules les fenêtres des maisons et des établissements ont été touchées", ont indiqué dans un bulletin cette même défense civile (UNGRD).

"A Villavicencio, on signale un glissement de terrain (...) sur la route carrossable, nous sommes en train de vérifier d'autres conséquences", a précisé la même source.

Des photos diffusées sur les réseaux sociaux, relayées par la presse nationale mais non vérifiées par l'AFP, montraient dans les zones affectées des bris de vitres au sol et quelques murs de briques affaissés.

Des vidéos filmées au téléphone portable, là aussi relayées sur les réseaux, montraient la foule se précipitant dans les rues, l'intérieur d'un salon tremblant, un magasin de luminaires aux lampes s'entrechoquant ou le personnel effrayé d'un studio de télévision secoué par le séisme.

"Nous avons eu deux événements sismiques: le premier avec un épicentre à El Calvario de magnitude 6,1. Le second, également à Villavicencio, de magnitude 5,6 et d'origine superficielle. Ce dernier a été ressenti pratiquement dans tout le pays. Actuellement, les dommages structurels possibles à Villavicencio sont en cours de vérification (...)", a ajouté l'UNGRD.

Des tremblements de terre se produisent à intervalles très réguliers en Colombie, mais le plus souvent à grande profondeur et sans provoquer de dégâts majeurs.

Traversé par la cordillère des Andes, comptant plus d'une vingtaine de volcans (dont trois en activité), le pays est situé à la croisée de la ceinture de feu du Pacifique et de la ceinture volcanique andine.

A Bogota, comme dans toutes les grandes villes du pays, des exercices d'évacuation des habitations et autres immeubles de bureaux sont régulièrement organisés par les autorités.


Malgré les menaces de Téhéran, les discussions continuent "à un rythme rapide" selon Trump

Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
Des personnes scandent lors d’un rassemblement à Téhéran lundi soir, alors que les progrès vers un accord de paix entre les États-Unis et l’Iran s’essoufflaient. (West Asia News Agency via Reuters)
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  • Les pourparlers États-Unis–Iran sont fragiles, entre annonces d’accords et suspension du dialogue.
  • Malgré les discussions, les frappes et menaces d’escalade régionale se poursuivent, alimentant l’instabilité

TEHERAN: Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient "à un rythme rapide" et qu'une détente se profilait au Liban, comme exigé par la partie iranienne.

Un peu plus tôt, l'agence de presse iranienne Tasnim avait affirmé que les négociateurs du pays avaient "suspendu" le dialogue indirect avec Washington à cause des "crimes" qu'Israël "continue à commettre", sans que cette information ne soit confirmée de source officielle iranienne.

"Les Etats-Unis sont directement responsables d'une violation du cessez-le-feu contre l'Iran, et d'une violation du cessez-le-feu par le régime israélien contre le Liban", a estimé le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont estimé que "les lignes rouges franchies" à Gaza et au Liban équivalaient "à une guerre directe", en référence aux frappes quasi quotidiennes d'Israël dans le territoire palestinien et à son offensive dans le pays voisin.

"En réponse", l'Iran "est déterminé à mener des opérations défensives" et à "ouvrir de nouveaux fronts", ont averti les Gardiens.

Mais Donald Trump a annoncé avoir obtenu auprès du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, l'engagement de ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, et auprès du Hezbollah pro-iranien celui de "cesser totalement le feu".

"Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël", a-t-il écrit.

Peu après, l'ambassade du Liban aux Etats-Unis a confirmé que le Hezbollah avait accepté une proposition américaine de "cessation mutuelle des attaques" avec Israël.

- Le pétrole fébrile -

Les négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par une attaque conjointe israélo-américaine, patinent depuis des semaines.

D'autant que Téhéran a redit lundi que le nucléaire iranien ne faisait pas partie "à ce stade" des discussions, contrairement aux attentes de Donald Trump, qui a affirmé dimanche soir qu'un protocole d'accord devrait stipuler "très clairement que l'Iran n'aura(it) pas d'arme nucléaire".

Autre dossier clé des discussions, la navigation maritime. Selon Tasnim, l'Iran compte continuer à verrouiller le détroit d'Ormuz, et envisage de perturber le trafic dans celui de Bab el-Mandeb, de l'autre côté de la péninsule arabique - ce qui bloquerait l'accès au canal de Suez via la mer Rouge et contraindrait les navires à d'énormes détours.

Un navire a été touché par un projectile dans le Golfe qui a déclenché une forte explosion, a indiqué sans plus de détails l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans ce contexte, le cours du Brent de la mer du Nord, référence mondiale du pétrole brut, est brutalement reparti à la hausse (jusqu'à environ +7%) avant de ralentir quelque peu et de terminer la séance en hausse de 4,24% à 94,98 dollars.

- Washington défend des frappes "défensives" -

L'Iran avait plus tôt dans la journée accusé les Etats-Unis de violer à nouveau le fragile cessez-le-feu conclu le 8 avril, après des frappes américaines ce week-end suivies de représailles militaires iraniennes.

L'armée américaine a annoncé avoir mené samedi et dimanche une nouvelle vague de frappes "défensives" sur le sud de l'Iran, la troisième en un peu plus d'une semaine.

Ces bombardements ont visé des systèmes de radar et de contrôle de drones dans la ville de Goruk et l'île de Qeshm dans le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

Les Gardiens iraniens avaient dit avoir riposté en attaquant une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire, sans nommer le pays visé - mais le Koweït a intercepté des missiles et drones "hostiles" et les a attribués à l'Iran.

La guerre a fait des milliers de morts, surtout en Iran et au Liban, et ébranle l'économie mondiale.


L'UE appelle Israël à cesser son « escalade militaire» au Liban

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  • Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays
  • "Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne"

BRUXELLES: Israël doit cesser son "escalade militaire" au Liban et respecter "la souveraineté et l'intégrité territoriale" de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d'établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l'Union européenne.

"Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne", a affirmé ce porte-parole, Anouar El Anouni.

 

 


Trump a renvoyé une proposition d'accord plus stricte à l'Iran 

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  • D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran
  • Selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens

WASHINGTON: Donald Trump a renvoyé une nouvelle proposition d'accord plus stricte à l'Iran pour mettre fin à la guerre, alors qu'une entente semblait se rapprocher ces derniers jours, affirment samedi des médias américain.

D'après le New York Times, citant samedi des responsables ayant connaissance des tractations, le président américain a durci certains termes de la proposition qui était sur la table et a adressé ce nouveau plan à Téhéran.

Le média américain n'est pas en mesure de préciser les changements apportés par le républicain. Mais selon le site Axios, il souhaitait renforcer la position de Washington sur plusieurs aspects qu'il considère personnellement comme importants, notamment le sort des matériaux nucléaires iraniens.

M. Trump a maintes fois répété qu'il était exclu que Téhéran se dote de l'arme atomique, et exige que son stock d'uranium hautement enrichi soit détruit.

La question du nucléaire est l'un des principaux points de friction dans les négociations pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive israélo-américaine contre la République islamique.

Parmi les autres priorités du président figurent la réouverture et le déminage du détroit d'Ormuz par l'Iran, qui en bloquant cette voie d'eau perturbe gravement les approvisionnements en carburant et l'économie mondiale en général.

Les modifications apportées par Donald Trump pourraient encore prolonger les négociations. Des sources américaines ont indiqué à l'AFP que le président n'avait pas décidé de signer la proposition sur son bureau vendredi, après une réunion de crise à la Maison Blanche.

Dans la soirée, un responsable de la présidence avait affirmé que Donald Trump ne signerait un accord "que s'il est bon pour l'Amérique et que ses lignes rouges sont satisfaites".