Equateur: La famille du candidat assassiné porte plainte contre le gouvernement

L’ancien journaliste et candidat centriste Fernando Villavicencio avait été menacé à plusieurs reprises (Photo, AFP).
L’ancien journaliste et candidat centriste Fernando Villavicencio avait été menacé à plusieurs reprises (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 19 août 2023

Equateur: La famille du candidat assassiné porte plainte contre le gouvernement

  • Posté de l'autre côté de la voiture, un homme lui a tiré deux balles dans le visage et une dans la boîte crânienne
  • Selon la famille, M. Villavicencio n'avait pas assez de gardes du corps et le conducteur du véhicule n'était pas au volant

QUITO: La famille du candidat à la présidence assassiné le 9 août en Equateur a porté plainte contre le gouvernement et les chefs de la police pour "meurtre par omission volontaire", estimant que les pouvoirs publics n'ont pas garanti sa protection, a indiqué vendredi leur avocat.

Selon Me Marco Yaulema, l'ancien journaliste et candidat centriste Fernando Villavicencio avait été menacé à plusieurs reprises par des criminels, et aurait dû pour cette raison bénéficier d'un dispositif de sécurité renforcée.

Le 9 août M. Villavicencio, 59 ans, alors en deuxième position dans les sondages, a été abattu par un commando de tueurs à gages colombiens alors qu'il quittait un rassemblement de campagne à Quito. Six colombiens au lourd passé criminel ont été interpellés, et un septième a été tué par les gardes du corps de la victime.

M. Villavicencio "était menacé par les mafias et tout le monde le savait, tout l'Etat le savait", a affirmé l'avocat lors d'une conférence de presse.

Selon Me Yaulema, la sécurité rapprochée du candidat, assurée par des policiers, a été défaillante.

Une vidéo montre la victime montant du côté droit d'un véhicule non blindé. Posté de l'autre côté de la voiture, un homme lui a tiré deux balles dans le visage et une dans la boîte crânienne, a expliqué Me Yaulema.

Pas assez de gardes 

L'assassin a tenté de s'enfuir avant d'être abattu par les gardes du corps. Selon la famille, M. Villavicencio n'avait pas assez de gardes du corps et le conducteur du véhicule n'était pas au volant.

Me Yaulema a imputé ce manque de protection au président Guillermo Lasso, au ministre de l'intérieur Juan Zapata, au commandant de la police, le général Fausto Salinas, et au chef des services de renseignement, Manuel Samaniego.

"Il n'y avait aucune véritable sécurité", a insisté Me Yaulema, accompagné de la sœur de M. Villavicencio, d'un oncle et de sa fille aînée. "Nous disons que l'Etat équatorien n'a pas garanti la vie d'un candidat à la présidence de la République".

Il a rappelé que la victime était l'auteur de plus de 200 enquêtes journalistiques et avait publié 11 livres, révélant de très nombreux scandales de corruption.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires gouvernementales a exprimé son "rejet total des allégations formulées" et a demandé que l'affaire ne soit pas "politisée" afin que "les enquêtes puissent avancer".

M. Villavicencio, devenu député, était aussi un farouche opposant de l'ex-président Rafael Correa, qu'il avait envoyé sur le banc des accusés grâce à l'une de ses enquêtes. Réfugié en Belgique, l'ancien président a été condamné par contumace à huit ans de prison dans cette affaire.

La veuve de M. Villavicencio et ses proches on directement mis en cause - mais sans présenter de preuve - le camp Correa, l'accusant d'avoir eu connaissance du meurtre et de "liens avec des bandes criminelles".

Le remplaçant de Villavicencio au scrutin présidentiel de dimanche, Christian Zurita, lui aussi journaliste, a déclaré jeudi soupçonner "la criminalité transnationale" d'être à l'origine de l'assassinat.

Avant sa mort, le candidat Villavicencio avait déclaré avoir été menacé par un dangereux chef de gang actuellement emprisonné, alias "Fito". Son groupe, "Los Choneros", est réputé être lié au cartel mexicain de Sinaloa et à des dissidents de la guérilla colombienne des FARC opérant à la frontière entre les deux pays.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.