Foot: l'avenir de Messi, fil rouge de l'élection à la tête du Barça

Le grand favori des élections selon la presse catalane, Joan Laporta, a répété que «personne ne doute du fait que Messi aime le Barça» et assuré vouloir que «la relation Messi-Barça continue».(AFP)
Le grand favori des élections selon la presse catalane, Joan Laporta, a répété que «personne ne doute du fait que Messi aime le Barça» et assuré vouloir que «la relation Messi-Barça continue».(AFP)
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Publié le Mardi 15 décembre 2020

Foot: l'avenir de Messi, fil rouge de l'élection à la tête du Barça

  • Neuf précandidats briguent les voix des quelque 110 000 socios (supporters-actionnaires) en âge de voter, avec l'objectif d'occuper le fauteuil laissé vacant fin octobre par Josep Maria Bartomeu (2014-2020) après une lente descente aux enfers
  • Parmi les prétendants, on retrouve notamment l'ancien président Joan Laporta, en poste de 2003 à 2010 et architecte de l'équipe triomphale de Pep Guardiola (2008-2012)

MADRID : L'éventuel retour de Neymar, la rénovation du Camp Nou, la dette du club... mais surtout l'avenir de Lionel Messi, libre en juin, voilà les casse-têtes qui attendent le prochain président du FC Barcelone, alors que débute mercredi le calendrier électoral jusqu'au scrutin du 24 janvier.

Neuf précandidats briguent les voix des quelque 110 000 socios (supporters-actionnaires) en âge de voter, avec l'objectif d'occuper le fauteuil laissé vacant fin octobre par Josep Maria Bartomeu (2014-2020) après une lente descente aux enfers.

Parmi les prétendants, on retrouve notamment l'ancien président Joan Laporta, en poste de 2003 à 2010 et architecte de l'équipe triomphale de Pep Guardiola (2008-2012). 

Il y a aussi Emili Rousaud ou Toni Freixa, anciens membres du comité directeur du club, Jordi Farré, promoteur de la motion de censure qui a poussé Bartomeu vers la sortie, ou encore Victor Font, qui s'affiche aux côtés de l'ancien meneur de jeu catalan Xavi Hernandez.

Alors que le coup d'envoi du calendrier électoral est donné mercredi avec la convocation officielle des élections pour le 24 janvier, tous les candidats se sont déjà prononcés sur leurs projets de transfert et leurs intentions quant à l'avenir de la superstar Messi.

Le capitaine argentin voulait quitter le club en août dernier après la déroute historique (8-2) face au Bayern Munich en Ligue des champions, mais a dû faire marche arrière, contraint par l'ancienne direction du club. 

Son contrat se termine le 30 juin 2021 et les négociations pour sa prolongation paraissent, pour l'heure, au point mort. Il sera donc libre de négocier avec d'autres clubs dès le 1er janvier prochain en vue d'un éventuel départ à l'été.

«Messi aime le Barça» 

Le grand favori des élections selon la presse catalane, Joan Laporta, a répété que «personne ne doute du fait que Messi aime le Barça» et assuré vouloir que «la relation Messi-Barça continue».

Dans l'ensemble, tous les candidats souhaitent que Messi poursuive son aventure avec le Barça, son club de cœur. Mais certains craignent fortement un départ.

Le prétendant Xavi Vilajoana estime que «c'est Messi qui doit décider s'il veut continuer à jouer dans le meilleur club du monde». Toni Freixa a décidé de ne pas parler de l'avenir de Messi avant d'être élu, pour ne pas polluer une campagne déjà surchargée. 

Agusti Benedito estime qu'il sera «très compliqué» de convaincre Messi de rester, car sa décision avait l'air bien «mûrie et réfléchie» l'été dernier: «Les déclarations de (la star du PSG) Neymar disant qu'il veut jouer avec lui ne me rendent pas très optimiste», a-t-il tiqué dans le quotidien La Vanguardia, début décembre.

Quant à Emili Rousaud, il compte parmi ses soutiens l'ex-agent de joueurs Josep Maria Minguella, celui qui avait amené Messi au Barça. Peut-être un argument de poids.

 Conjoncture compliquée 

Outre le fil rouge Messi, qui risque de rythmer la campagne électorale après l'ouverture du mercato d'hiver (le 4 janvier en Espagne), les éventuels transferts de grandes stars (Neymar, Haaland..) s'annoncent comme les autres grands axes de ces élections.

La situation économique du Barça sera aussi longuement abordée par les précandidats: en 2019, le club catalan a contracté un emprunt de 140 M d'EUR sur cinq ans auprès d'un fonds d'investissement américain pour l'aider à éponger sa dette, et la direction précédente s'est aussi endettée pour 815 M d'EUR sur 30 ans auprès de Goldman Sachs pour mener à bien le projet de rénovation du Camp Nou.

Une conjoncture compliquée pour essayer de faire revenir le prodige brésilien Neymar au club, comme le veulent plusieurs candidats, quelques semaines après que le N.10 parisien lui-même a annoncé qu'il souhaitait rejouer avec Messi.

Les neuf précandidats auront 19 jours, entre le 23 décembre et le 11 janvier, pour tenter de collecter les 2.257 signatures de soutien de la part des «socios», nécessaires pour officialiser leur candidature. 

Une fois toutes les signatures vérifiées et les candidatures annoncées, la campagne électorale s'étalera sur sept jours, du 15 au 22 janvier, avant le vote du 24 janvier.

Un scrutin qui sera organisé pour la première fois en dix lieux afin de respecter les normes sanitaires en pleine pandémie, et éviter tout attroupement. 

Les «socios» pourront voter au Camp Nou, comme d'habitude, mais aussi à Gérone, Tarragone, Tortosa et Lleida en Catalogne, à Madrid, Valence, et Séville dans le reste de l'Espagne, à Palma de Majorque et en Andorre.

 


Aïd en vue : forte demande de chocolats et confiseries

La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr. (AN Photo)
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  • Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition ancienne, avec des foyers proposant une variété de friandises accompagnées de café arabe et de thé
  • Durant les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente, les clients se ruant vers les commerces d’Al-Balad

DJEDDAH : La demande en confiseries — notamment bonbons et chocolat — augmente à l’approche de l’Aïd al-Fitr, les sucreries étant un élément incontournable des célébrations dans tout le Royaume.

Servir des sucreries et des fruits secs pendant l’Aïd est une tradition de longue date, les familles proposant une variété de gourmandises avec du café arabe et du thé.

Dans les derniers jours du Ramadan, la demande pour les produits locaux et importés augmente fortement, les clients se rendant massivement dans les boutiques d’Al-Balad, les centres commerciaux et les plateformes en ligne pour préparer la fête.

Abdulaziz Farhane, responsable des ventes et du marketing d’une grande chocolaterie de Tahlia Street à Djeddah, a indiqué que les ventes de sucreries avaient fortement augmenté ces derniers jours.

« Les entreprises, hôtels et particuliers avaient déjà commencé à passer leurs commandes pour l’Aïd dès le 15e jour du Ramadan », a-t-il déclaré. « Nos boutiques à Djeddah ont enregistré une hausse de 25 % des ventes. Nous devons répondre à un grand nombre de clients ayant réservé à l’avance. »

Le quartier historique d’Al-Balad constitue également un centre majeur pour les achats du Ramadan et de l’Aïd, avec de nombreux commerces proposant des confiseries traditionnelles et modernes ainsi que des cadeaux.

Le vendeur Saeed Al-Yamani a déclaré : « Nos ventes ont doublé à l’approche de l’Aïd al-Fitr, avec une forte hausse des achats et commandes durant les dix derniers jours du mois sacré. »

Les chocolats suisses et belges de luxe, vendus entre 200 et 400 riyals le kilo, sont très demandés, aux côtés des confiseries traditionnelles à 50–80 riyals.

« L’Aïd est un moment où l’on célèbre la fin du Ramadan en recevant famille et amis à la maison. La tradition est donc d’offrir chocolats, confiseries et café arabe », a expliqué un employé, Faisal Bawazeer.

Il ajoute qu’il préfère acheter ses confiseries plus tôt dans le Ramadan afin d’éviter la foule et la hausse des prix en fin de période. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Du blues de "Sinners" à une rare égalité: cinq temps forts des Oscars 2026

Priyanka Chopra et Javier Bardem sur scène. (AFP)
Priyanka Chopra et Javier Bardem sur scène. (AFP)
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  • Une bataille après l'autre triomphe aux Oscars, tandis que Sinners brille par sa performance musicale spectaculaire rendant hommage au blues et à la musique noire
  • Javier Bardem lance un message politique discret mais fort : « non à la guerre, libérez la Palestine », dans une cérémonie par ailleurs plutôt consensuelle

HOLLYWOOD: "Une bataille après l'autre" a triomphé aux Oscars dimanche devant "Sinners", auquel on doit un des temps forts de la cérémonie, une performance musicale magistrale.

Le blues de "Sinners" et la Corée de "KPop Demon Hunters" sur scène

Le blues s'est emparé du Dolby Theatre, transformé en bar de fortune dans une grange du Mississippi pour reproduire la scène musicale d'anthologie de "Sinners" (quatre Oscars dont la meilleure musique de film).

Miles Caton, qui interprète un fils de pasteur accro à la musique du diable, et l'auteur-compositeur-interprète Raphael Saadiq ont repris "I Lied To You", entourés d'artistes incarnant toutes les époques de la musique noire, de l'Afrique de l'Ouest jusqu'au hip-hop américain. Participaient à cet hommage le musicien Shaboozey et la danseuse étoile Misty Copeland, qui a récemment subi un remplacement de hanche.

Les chanteuses de "KPop Demon Hunters" (meilleur film d'animation) ont elles rendu hommage à la culture sud-coréenne en interprétant leur tube "Golden", meilleure chanson originale.

Robert Redford "cowboy intellectuel" pour Barbra Streisand

La cérémonie a honoré les figures du cinéma disparues récemment, dont l'acteur et réalisateur Robert Redford, "cow-boy intellectuel qui a tracé sa propre voie", selon Barbra Streisand, son amie depuis "Nos plus belles années" (1973).

Tué avec son épouse Michelle en décembre, le réalisateur Rob Reiner laisse en héritage des films qui "dureront des générations, parce qu'ils parlaient de ce qui nous fait rire et pleurer, et de ce à quoi nous aspirons à être", a dit Billy Crystal, héros de sa comédie romantique "Quand Harry rencontre Sally" (1989). Le fils du couple a plaidé non-coupable de ces meurtres.

Rachel McAdams, qui incarnait la fille de Diane Keaton dans "Esprit de famille" en 2005, a salué "une légende qui ne se terminera jamais".

Humour consensuel pour Conan O'Brien

"Je dois vous prévenir, cette soirée pourrait devenir politique", avait annoncé le présentateur de la cérémonie, l'humoriste Conan O'Brien. Ses piques sur le système de santé américain ou le patron de Netflix se sont avérées plutôt consensuelles.

C'est sur le traitement de l'affaire Epstein aux Etats-Unis qu'il a été le plus mordant, lançant: "C'est la première fois depuis 2012 qu'aucun Britannique n'est nommé dans les catégories meilleur acteur ou meilleure actrice. Un porte-parole britannique a déclaré: "+Ouais, mais au moins, nous on arrête nos pédophiles+".

En pleine guerre au Moyen-Orient déclenchée par Donald Trump, le ton est resté globalement très sage, hormis le "non à la guerre, libérez la Palestine" lancé par Javier Bardem sur scène.

"Bébé yoda" fait sa promo

Diffusée sur la chaîne américaine ABC, propriété du groupe Disney, la cérémonie a été l'occasion de faire la promotion de plusieurs films produits par la firme aux grandes oreilles.

"Bébé yoda", héros de la série "The Mandalorian" et du film "The Mandalorian and Grogu", en salles en France le 20 mai, est apparu dans le public. Anne Hathaway, à l'affiche du "Diable s'habille en Prada 2" le 29 avril, a remis un prix avec la papesse de la mode Anna Wintour. Et les "Avengers" Chris Evans et Robert Downey Jr se sont retrouvés sur scène avant la sortie de "Doomsday" le 16 décembre.

Les bandes-annonces ont ensuite été diffusées pendant les publicités.

Rare ex-aequo dans l'histoire des Oscars

Pour la 7e fois seulement depuis 1929, un prix a récompensé deux films ex-aequo. Le meilleur court métrage de fiction est revenu à "The Singers", de Sam Davis et Jack Piatt, et à une production française, "Deux personnes échangeant de la salive", d'Alexandre Singh et Natalie Musteata.

L'acteur et humoriste Kumail Nanjiani, qui remettait ce prix, s'est amusé de "l'ironie que l'Oscar du court métrage prenne deux fois plus de temps".

Barbra Streisand, pour "Funny Girl", et Katharine Hepburn, pour "Le Lion en hiver", s'étaient partagé le prix de la meilleure actrice en 1969. La dernière égalité remontait à 2013, avec "Skyfall" et "Zero Dark Thirty" dans la catégorie meilleur montage sonore.


L’Institut du monde arabe rend hommage à Leila Shahid

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark. (AFP)
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  • Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix"
  • "Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne"

PARIS: Mardi 31 mars 2026, l’Institut du monde arabe rendra hommage à Leila Shahid pour une soirée exceptionnelle. Proches, amis et compagnons de route évoqueront son parcours et son engagement, avec notamment les interventions d’Elias Sanbar, Karim Kattan et de nombreux invités. Un moment de mémoire et de dialogue pour saluer une grande voix de la Palestine.

Engagée en politique dès ses 18 ans, cette proche de Yasser Arafat, qui parlait couramment anglais et français, a été la première femme à représenter l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) à l'étranger, à partir de 1989 en Irlande, puis aux Pays-Bas et au Danemark.

Elle a ensuite été déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France de 1994 à 2005, avant d'occuper les mêmes fonctions à Bruxelles auprès de l'UE durant la décennie suivante.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un communiqué que Leïla Shahid "avait incarné le modèle d'une diplomatie engagée envers les valeurs de liberté, de justice et de paix".

"Elle est la Palestine incarnée dans le monde francophone", a résumé de son côté le représentant adjoint de la Palestine à l'ONU Majed Bamya, évoquant sur X une personnalité "si universelle et si palestinienne".

"Combattante infatigable" 

L'ancien Premier ministre français et ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin a salué, toujours sur X, "une ardente amoureuse de la culture, de la poésie et des arts", qui "fut de celles et ceux qui, dès les premières heures, crurent obstinément à la possibilité d'une paix juste et durable au Proche-Orient".

De nombreuses réactions en France sont venues de la gauche, à l'instar de l'ancienne ministre socialiste Martine Aubry, qui a évoqué une "inlassable militante pour la reconnaissance d'un État palestinien et pour la paix avec Israël".

"Leïla Shahid aura été de ces diplomates exemplaires qui marquent une génération", a pour sa part réagi dans un communiqué l'Institut du Monde Arabe (IMA): "Combattante infatigable, héroïne des temps modernes, elle portait la Palestine en elle avec force et dignité".

"Le désastre des souffrances du peuple palestinien à Gaza l'a hantée jusqu’à sa fin tragique", ajoute l’institution parisienne.

Face à la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023, Leïla Shahid n'avait eu de cesse d'appeler la communauté internationale à agir pour un cessez-le feu.

Mais dans un entretien à France-Inter deux jours après le 7-Octobre, elle se disait "pessimiste" quant à l'avenir de la Palestine, et mettait en garde contre une annexion par Israël de "ce qu'il reste comme territoires palestiniens".