Mort en montagne du général Georgelin, stratège de la reconstruction de Notre-Dame

Jean-Louis Georgelin, général français chargé de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, visite le chantier de restauration des peintures de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en banlieue parisienne, le 6 septembre 2022. (AFP).
Jean-Louis Georgelin, général français chargé de la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, visite le chantier de restauration des peintures de la cathédrale Notre-Dame de Paris, en banlieue parisienne, le 6 septembre 2022. (AFP).
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Publié le Samedi 19 août 2023

Mort en montagne du général Georgelin, stratège de la reconstruction de Notre-Dame

  •  Le général Jean-Louis Georgelin est décédé vendredi soir
  • Il est l'ancien chef des armées et responsable du chantier de restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

PARIS: Ancien chef d'état-major des armées choisi par Emmanuel Macron pour orchestrer la reconstruction de Notre-Dame, le général Jean-Louis Georgelin est mort vendredi soir à 74 ans lors d'une randonnée dans les Pyrénées.

Le PGHM (peloton de gendarmerie de haute-montagne) a découvert "le cadavre d'un homme qui a été formellement identifié comme étant le général Georgelin", a indiqué samedi un représentant du parquet de Foix, évoquant un accident.

Le PGHM avait été alerté par le gardien du refuge des Estagnous (2 246 m), en contrebas du Mont-Valier, qui l'avait informé qu'un randonneur n'était pas rentré.

"Les investigations permettent d’établir que son décès est consécutif à une chute importante lors de la descente (du Mont Valier, ndlr), aux alentours de 20 heures, au niveau d’un passage rocheux particulièrement raide", a précisé samedi soir le parquet.

L'annonce de cette mort a suscité une pluie d'hommages.

Notre-Dame perd "le maître d'oeuvre de sa renaissance", a réagi le président de la République sur le réseau X (ex-Twitter).

"Il avait su créer les conditions humaines et d'organisation pour mener à bien la reconstruction de Notre-Dame", a estimé sur le même réseau la maire de Paris Anne Hidalgo.

"La poursuite résolue de la restauration de la cathédrale, afin d’assurer sa réouverture au culte et à la visite en 2024 si chère au cœur du général, est le meilleur hommage que nous tous (...) puissions rendre à sa mémoire", a affirmé Philippe Jost, directeur général de l'établissement public Rebâtir Notre-Dame, dans un communiqué.

"A la fin de l'année, nous verrons la flèche dans le ciel de Paris", s'enthousiasmait le général Georgelin moins d'un mois avant sa mort, le 21 juillet, lors de la répétition générale du montage du premier étage de la flèche de la cathédrale à Briey (Meurthe-et-Moselle).

"Le général Georgelin ne verra jamais de ses yeux la réouverture de Notre-Dame aux Français, dont il aura été l'incomparable artisan. Mais le 8 décembre 2024, il sera présent avec nous, à sa réouverture, d'une autre manière, dans l'émotion que nous lui devrons", a commenté l'Elysée en conclusion de son communiqué d'hommage.

"Depuis quatre ans, il était dévoué à son ultime +mission de combat+ : la reconstruction de Notre-Dame", a souligné la ministre de la Culture, Rima Abdul Malak.

Dans la foulée de l'incendie qui a ravagé en avril 2019 ce monument mondialement connu, le haut gradé avait été choisi pour faire avancer avec détermination le chantier extrêmement complexe de sa reconstruction.

En fixant un objectif de cinq ans pour la restauration, Emmanuel Macron avait besoin d'un homme qui tranche dans les nombreux arbitrages entre des métiers et intérêts très divers.

Carré d'épaules, abord rugueux, grand rire, voix puissante, cet homme très attaché au patrimoine religieux cultivait le lien direct avec les compagnons du chantier, tel un officier avec ses soldats.

Foi catholique

En bon militaire, le général se définissait comme chef d'opérations à la tête d'une "task force" pour Notre-Dame et clamait son obéissance totale à l'Etat.

Cet ancien élève de Saint-Cyr, chef de l'état-major particulier de Jacques Chirac en 2002, avait été promu général d'armée en 2003.

Chef d'état-major des armées françaises (Cema) de 2006 à 2010, il avait supervisé les opérations en Côte d'Ivoire, Afghanistan, dans les Balkans ou au Liban.

Originaire d'Aspet (Haute-Garonne), ce général cinq étoiles célibataire, né le 30 août 1948, était cultivé, peu mondain, sobre, et sa foi catholique était aussi ancrée que discrète.

"La France et l'Église perdent aujourd'hui l'un de leurs plus dévoués serviteurs", a déploré dans un communiqué l'archevêque de Paris, Laurent Ulrich, en indiquant que la messe de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, dimanche à Paris, serait célébrée à la mémoire du général Georgelin.


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.

 


La France "ne fait pas la guerre" au Moyen-Orient, assure le président Macron

Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
Un écran diffusant l’allocution du président français, le président Emmanuel Macron, sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen-Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris, le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron affirme que la France ne participe pas à la guerre au Moyen-Orient et n’a pas l’intention de s’y engager militairement
  • Paris renforce toutefois sa présence militaire pour protéger ses ressortissants, ses alliés et sécuriser les voies maritimes, tout en cherchant à jouer un rôle de médiateur entre Israël, les États-Unis et le Liban

PARIS: "On n'est pas au combat": le président français Emmanuel Macron a assuré jeudi soir sur Instagram que la France ne faisait "pas la guerre" au Moyen-Orient et qu'elle n'allait pas s'y "engager".

"Je comprends très bien et j'entends votre inquiétude mais je voulais être très clair", a-t-il dit en réponse à une internaute qui s'inquiétait des répercussions de l'offensive israélo-américaine en Iran.

"La France ne fait pas partie de cette guerre. Nous on n'est pas au combat et on ne va pas s’engager dans cette guerre", a déclaré le chef de l'Etat.

"La France ne fait pas la guerre dans cette région. Elle protège les Françaises et les Français, les alliés et elle est aux côtés du Liban", a-t-il ajouté.

La France, ex-puissance mandataire au Liban, garde un attachement fort avec ce pays, où elle dispose encore de leviers d'action et ambitionne de continuer à jouer un rôle. Le Liban constitue de fait un de ses derniers relais d'influence historiques dans la région.

Le pays a envoyé des renforts militaires au Proche et Moyen-Orient - dont le porte-avions Charles de Gaulle - pour protéger ses ressortissants, ses alliés touchés en représailles par l'Iran, les aider "à intercepter les drones, les missiles", a expliqué Emmanuel Macron.

"De manière tout à fait pacifique on est en train de se mobiliser pour essayer de sécuriser le trafic maritime", a-t-il poursuivi.

Le président a annoncé mardi qu'il cherchait à bâtir une coalition afin de sécuriser les "voies maritimes essentielles à l'économie mondiale" dans la région.

"On essaiera d'être les plus raisonnables et les plus pacifiques possible parce que c’est le rôle de la France", a-t-il ajouté.

Comme lors de la dernière campagne de frappes israéliennes visant à détruire les capacités du Hezbollah en 2024, Emmanuel Macron tente de nouveau de faire office de médiateur entre Israël, les Etats-Unis et le Liban.

Après des échanges mercredi avec Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, puis de nouveau jeudi avec les principaux acteurs libanais, il a annoncé vouloir "établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires" du Hezbollah et Israël.