Le groupe Majid Al Futtaim entrevoit des perspectives de croissance prometteuses en Arabie saoudite, selon son PDG

Ahmed Jalal Ismaïl estime que les secteurs de la vente au détail, du divertissement et de l’énergie en Arabie saoudite sont particulièrement attrayants. (Photo fournie)
Ahmed Jalal Ismaïl estime que les secteurs de la vente au détail, du divertissement et de l’énergie en Arabie saoudite sont particulièrement attrayants. (Photo fournie)
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Publié le Lundi 21 août 2023

Le groupe Majid Al Futtaim entrevoit des perspectives de croissance prometteuses en Arabie saoudite, selon son PDG

  • «Il existe de nombreuses opportunités de croissance dans tous les domaines en Arabie Saoudite», note M. Ismaïl
  • Les projets de développement d’Al Futtaim sont motivés par la résilience du Royaume face aux défis économiques mondiaux

RIYAD: Le groupe Majid Al Futtaim, géant de la distribution basé à Dubaï, considère l’Arabie saoudite comme un marché prospère pour son expansion future, selon le PDG de la société, Ahmed Jalal Ismaïl.

Lors d’une interview avec Bloomberg au sujet des performances financières de la société, M. Ismaïl souligne que l’environnement d’affaires robuste du Royaume constitue une voie prometteuse pour la croissance du groupe Al Futtaim.

«Il existe de nombreuses opportunités de croissance dans tous les domaines en Arabie Saoudite», note M. Ismaïl.

Le PDG estime que les secteurs de la vente au détail, du divertissement et de l’énergie en Arabie saoudite sont particulièrement attrayants.

«Dans le secteur de la vente au détail, nous continuons à voir des possibilités d’expansion du commerce de détail physique. La demande numérique pour nos offres omnicanales demeure assez robuste. Le secteur du divertissement tourne à plein régime et notre offre de films et de divertissements familiaux continue d’être bien accueillie», déclare-t-il au cours de l’interview.

M. Ismaïl ajoute que l’entreprise reste confrontée à une demande importante en matière de gestion des installations et de l’énergie, indiquant: «Nous continuons à y répondre par l’intermédiaire de notre entreprise Enova.»

Les projets de développement d’Al Futtaim sont motivés par la résilience du Royaume face aux défis économiques mondiaux.

Selon le rapport économique trimestriel du ministère de l’Économie et de la Planification publié en juillet, l’Arabie saoudite a affiché une croissance robuste au premier trimestre, couvrant les secteurs non pétrolier et pétrolier, ce qui a propulsé son produit intérieur brut réel.

L’un des principaux conglomérats de centres commerciaux, de vente au détail et de loisirs au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie centrale, le groupe Majid Al Futtaim a fait état d’une augmentation annuelle substantielle de 74% de son bénéfice net au cours du premier semestre de 2023.

Selon le groupe, la croissance a été soutenue par la robustesse de l’économie des Émirats arabes unis, ce qui renforce les perspectives positives du groupe.

Le chiffre d’affaires d’Al Futtaim a connu une hausse de 5% pour atteindre 18,9 milliards de dirhams (1 dirham = 0,25 euro) au cours des six premiers mois de 2023.

Quant aux bénéfices avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement, ils ont grimpé de 13% pour atteindre 2,1 milliards de dirhams au cours du premier semestre de cette année.

«L’année a bien commencé, le chiffre d’affaires a augmenté de 5%, malgré les dévaluations monétaires sur plusieurs marchés où nous opérons. Ce qui est encore plus réjouissant, c’est que notre rentabilité croît plus vite que notre chiffre d’affaires», grâce à «l’économie dynamique de notre marché domestique, les Émirats arabes unis», ajoute M. Ismaïl.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com