Réforme institutionnelle: les collectivités d'outremer invitées à la patience

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin, avec la ministre française des Sports Amélie Oudea-Castera et le ministre français des Outre-mer Philippe Vigier, s'adresse aux médias à Teahupoo, le 16 août 2023 (AFP).
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin, avec la ministre française des Sports Amélie Oudea-Castera et le ministre français des Outre-mer Philippe Vigier, s'adresse aux médias à Teahupoo, le 16 août 2023 (AFP).
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Publié le Mercredi 23 août 2023

Réforme institutionnelle: les collectivités d'outremer invitées à la patience

  • Philippe Vigier a évoqué devant la presse la «réforme institutionnelle qui est appelée de ses voeux par la collectivité de Martinique» notamment
  • Lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie en juillet, le président Emmanuel Macron avait dit souhaiter qu'une révision du corps électoral calédonien intervienne «début 2024»

PARIS: Le ministre délégué aux Outre-mer a indiqué mardi que la réforme institutionnelle demandée par les collectivités ultramarines signataires d'un "appel de Fort-de-France" ne se ferait pas en même temps que les premiers changements attendus en Nouvelle-Calédonie, comme elles l'espéraient.

Philippe Vigier a évoqué devant la presse la "réforme institutionnelle qui est appelée de ses voeux par la collectivité de Martinique" notamment, à l'issue d'un entretien à Paris avec son président, Serge Letchimy.

"Pour être très direct avec vous, vous savez qu'on se dirige vers une première réforme institutionnelle concernant le corps électoral en Nouvelle-Calédonie, donc il ne s'agit pas de cela, il s'agit d'un autre texte qui viendra un peu plus tard", a déclaré le ministre lors d'un micro tendu.

Lors de son déplacement en Nouvelle-Calédonie en juillet, le président Emmanuel Macron avait dit souhaiter qu'une révision du corps électoral calédonien intervienne "début 2024" pour que les élections provinciales puissent avoir lieu l'an prochain sur le Caillou.

Mais pour le futur statut institutionnel de l'archipel, "je ne veux presser personne", a temporisé le chef de l'Etat, en quête d'un difficile "consensus". Ce qui laisse présager que cette large réforme constitutionnelle n'interviendra pas à brève échéance, en Nouvelle-Calédonie comme dans les autres collectivités ultramarines.

En mai 2022, les présidents des exécutifs de Guadeloupe, La Réunion, Mayotte, Martinique, Saint-Martin et Guyane avaient lancé un "appel de Fort-de-France" demandant "un changement profond de politique" d'aide au développement de leurs territoires frappés par la pauvreté, et des solutions aux problématiques spécifiques aux Français d'outre-mer pouvant aller jusqu'à une réforme constitutionnelle.

Les signataires espéraient profiter de la réforme constitutionnelle indispensable en Nouvelle-Calédonie après l'accord de Nouméa de 1998 pour également modifier les articles de la Constitution concernant les collectivités d'outre-mer.

"Nous voulons, nous souhaitons et nous devons être dans la première réforme de la Constitution, pour moi c'est très important", a souligné Serge Letchimy à la sortie du ministère.

"Bien entendu, il faut tenir compte des contraintes qui sont liées à l'agenda politique en Nouvelle-Calédonie (...), mais je souhaite vraiment qu'on soit dans cette première phase de la réforme de la Constitution", a-t-il insisté devant la presse.

En décembre, "on sera en mesure de faire des présentations de résolutions extrêmement précises, donc on est au rendez-vous. (...) On va se concerter et on verra avec le ministre quel est l'agenda", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.

 


Macron se rendra au Vatican les 9 et 10 avril pour rencontrer Léon XIV

Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi au palais d'Akasaka à Tokyo, le 1er avril 2026. (AFP)
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  • Les discussions porteront sur les défis liés à l’actualité internationale, en présence de Brigitte Macron

PARIS: Emmanuel Macron se rendra les 9 et 10 avril au Vatican où il rencontrera pour la première fois le pape Léon XIV, a annoncé mercredi la présidence française.

Le chef de l'Etat, accompagné de son épouse Brigitte, abordera notamment "les défis soulevés par l'actualité internationale", a souligné la présidence française.