Les chefs d’État des Brics soutiennent l’élargissement de l’alliance

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, le président chinois, Xi Jinping, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, le Premier ministre indien, Narendra Modi, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, posent pour une photo lors du sommet des Brics à Johannesburg (Photo, Reuters).
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, le président chinois, Xi Jinping, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, le Premier ministre indien, Narendra Modi, et le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, posent pour une photo lors du sommet des Brics à Johannesburg (Photo, Reuters).
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Publié le Mercredi 23 août 2023

Les chefs d’État des Brics soutiennent l’élargissement de l’alliance

  • Les dirigeants ont exprimé leur soutien à l’élargissement de la composition des Brics, tout en insistant sur l’importance de conserver leur véritable vocation
  • Ramaphosa: Les Brics œuvrent en faveur de la solidarité et du progrès. Ils œuvrent en faveur de l’inclusivité, du développement durable et d’un ordre mondial plus juste et plus équitable

JOHANNESBURG: Les dirigeants des pays des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont exprimé leur soutien à l’élargissement de l’alliance lors du 15e sommet des Brics qui s’est tenu mercredi.

Lors du deuxième jour du sommet des Brics en Afrique du Sud, les dirigeants et les délégations du groupe se sont réunis pour le discours d’ouverture des chefs d’État. Chaque chef d’État a prononcé un discours exposant ses propositions, les questions mondiales urgentes et les développements actuels pour les Brics.

«Les Brics œuvrent en faveur de la solidarité et du progrès. Les Brics œuvrent en faveur de l’inclusivité et d’un ordre mondial plus juste et plus équitable. Les Brics œuvrent en faveur du développement durable», a souligné le président d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa.

Tous les dirigeants ont exprimé leur soutien à l’élargissement de la composition des Brics, tout en insistant sur l’importance de conserver leur véritable vocation.

M. Ramaphosa a évoqué l’adhésion de l’Afrique du Sud au sein des Brics et la manière dont l’ajout d’un autre pays membre «a renforcé la famille des Brics».

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Le président d’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa, s’adresse au 15e sommet des Brics qui se tient dans son pays (Photo, AFP).

«Nous nous trouvons une fois de plus à un moment décisif où plus de vingt autres pays cherchent à faire partie de la famille des Brics, et je sais qu’en tant que dirigeants des Brics, vous discutez de cette question et y accordez une grande attention», a déclaré M. Ramaphosa. 

Dans son discours, le président chinois, Xi Jinping, a rappelé que le monde était en train de changer et d’entrer dans une nouvelle ère de turbulences.

«En tant que pays des Brics, nous devons toujours garder à l’esprit notre objectif initial qui consiste à nous renforcer dans l’unité et dans un sens aigu de la responsabilité en améliorant la coopération dans tous les domaines», a poursuivi le président.

Il a insisté sur le renforcement de la coopération économique et commerciale afin de stimuler la croissance économique, affirmant que le développement était un droit inaliénable de tous les pays et non un privilège réservé à certains.

Évoquant la guerre russo-ukrainienne, le président d’Afrique du Sud a félicité les membres des Brics pour leurs efforts visant à mettre fin au conflit de manière pacifique.

«Nous sommes d’accord sur le fait que la meilleure façon de mettre fin à ce type de conflit est la négociation», a précisé M. Ramaphosa. «Les membres des Brics continueront à soutenir les divers efforts visant à mettre fin à ce conflit par le dialogue, la médiation et la négociation.»

Quant au président russe Vladimir Poutine, il a commenté les réformes des systèmes financiers internationaux. M. Ramaphosa a répondu en annonçant qu’une décision sur les réformes des systèmes financiers internationaux serait prise prochainement. Ce sujet faisait partie des principaux sujets de discussion lors du séminaire des dirigeants des Brics qui s’était tenu la veille.

 

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Le président russe Vladimir Poutine prononce un discours par vidéo lors du 15e sommet des Brics qui se tient en Afrique du Sud (Photo, AFP).

Dans son discours, prononcé par vidéo, M. Poutine a assuré que les Brics s’efforçaient de mettre en place des mécanismes efficaces pour les règlements commerciaux, le contrôle des devises et le contrôle financier.

«Au cours de la dernière décennie, les investissements des Brics dans l’économie mondiale ont doublé et les exportations cumulées ont atteint 20% de l’indicateur global», a mentionné M. Poutine. «Nous mettons en œuvre avec succès la stratégie du partenariat économique des Brics pour 2025, à savoir le renforcement de la coopération bilatérale dans des domaines tels que la diversification des chaînes d’approvisionnement, la dédollarisation et le recours aux monnaies locales dans nos économies mutuelles.»

«Le monde change. Les nouvelles réalités économiques, politiques, sociales et technologiques exigent une plus grande coopération entre les nations. Ces réalités exigent une réforme fondamentale des institutions de la gouvernance mondiale afin qu’elles soient plus représentatives et mieux à même de répondre aux défis auxquels l’humanité est confrontée», a expliqué M. Ramaphosa.

Dans son discours, le président brésilien, Lula da Silva, a déclaré que «les Brics devraient agir comme une force de compréhension et de coopération».

M. Da Silva a attiré l’attention sur le pouvoir des Brics, qui représentent 41% de la population mondiale et 32% du PIB à parité de pouvoir d’achat. 

«Les Brics — ou plutôt tous (les pays) — subissent les conséquences de la guerre», a-t-il affirmé.

Selon le président brésilien, la guerre en Ukraine a montré les limites du Conseil de sécurité de l’ONU. «Les Brics sont un forum pour discuter des principales questions qui affectent la paix et la sécurité mondiale», a-t-il ajouté.

«La quête de la paix est une obligation collective et un impératif pour un développement équitable et durable», a noté M. Da Silva. 

«Les Haïtiens, les Yéménites, les Syriens, les Soudanais et les Palestiniens méritent tous de vivre en paix. Il est inacceptable que les dépenses militaires mondiales dépassent en un an les 2000 milliards de dollars (1 dollar = 0,92 euro) alors que la FAO nous avertit que 735 millions de personnes souffrent de la faim chaque jour dans le monde», a-t-il déclaré. 

Le Premier ministre indien, Naranda Modi, a proposé de nouveaux domaines de coopération entre les nations des Brics: l’exploration et la recherche spatiales, la coopération dans le développement des compétences, l’éducation et la technologie, les efforts conjoints pour la protection des grands félins, ainsi que le partage du savoir-faire et la coopération dans l’écosystème de la médecine traditionnelle.

Dans le cadre de la séance de discours des dirigeants, un projet de déclaration visant à établir un Conseil de la jeunesse des Brics est en phase finale d’examen par les chefs d’État du bloc.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nombre d'exécutions record dans le monde en 2025, l'Iran en tête, selon Amnesty

Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi. (AFP)
Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi. (AFP)
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  • A elle seule, l'Iran représente 80% des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2.159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024
  • "Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", note l'ONG dans son rapport

PARIS: Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.

L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2.707 exécutions dans le monde en 2025, mais "n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde", précise-t-elle.

Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78% par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3.191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.

A elle seule, l'Iran représente 80% des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2.159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.

"Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions", note l'ONG dans son rapport.

Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux Etats-Unis en juin: 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1.505 entre juillet et décembre.

Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.

Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.

Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.

Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.

"Cette minorité éhontée (d'Etats, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu’exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées" dénonce la secrétaire générale d’Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.


Iran: nouvelles menaces de Trump, frappe près d'un site nucléaire émirati

 Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole. (AFP)
Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole. (AFP)
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  • "Il ne restera rien" de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, a averti dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social
  • "Pour l'Iran, le temps presse", a prévenu Donald Trump. Les Iraniens "feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux"

WASHINGTON: Donald Trump a proféré de nouvelles menaces d'anéantissement de l'Iran, deux mois et demi après le début du conflit avec Téhéran, tandis qu'un drone s'est abattu près d'un site nucléaire aux Emirats, générant lundi une nouvelle hausse des prix du pétrole.

"Il ne restera rien" de l'Iran si ce pays n'arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, a averti dimanche le président américain sur sa plateforme Truth Social, alors que les deux pays ne se sont plus parlé directement depuis des entretiens au Pakistan mi-avril.

"Pour l'Iran, le temps presse", a prévenu Donald Trump. Les Iraniens "feraient mieux d'agir rapidement, sinon il ne restera plus rien d'eux", a ajouté le milliardaire républicain, qui avait déjà menacé début avril d'anéantir "une civilisation entière", avant de conclure un cessez-le-feu avec Téhéran.

Après plus d'un mois de trêve, la perspective d'un règlement du conflit, qui a débuté le 28 février, reste lointaine, et le président américain a qualifié le 10 mai de "totalement inacceptable" la dernière proposition iranienne pour régler le conflit.

Alors que les ministres des Finances du G7 se réunissent lundi et mardi à Paris pour tenter de rapprocher leurs positions face aux répercussions économiques du conflit, les prix du pétrole sont repartis à la hausse lundi à l'ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent prenant 1,28% à 110,26 dollars.

Avant même le message de Donald Trump, Téhéran avait lancé dimanche un avertissement à Washington.

"Le président américain devrait savoir que si (...) l'Iran est de nouveau agressé, les ressources et l'armée de son pays seront confrontées à des scénarios inédits, offensifs, surprenants et tumultueux", a averti le porte-parole des forces armées, Abolfazl Shekarchi.

Le vice-président du Parlement, Hamidreza Haji-Babaï, a déclaré que si les installations pétrolières iraniennes étaient visées, l'Iran frapperait des sites pétroliers dans la région.

Attaque "terroriste" 

Sur l'autre rive du Golfe, un incendie s'est déclaré dimanche après une frappe de drone près de la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis.

La frappe n'a pas fait de blessés ni provoqué de hausse de la radioactivité, mais les autorités ont dénoncé une "escalade dangereuse" et l'Arabie saoudite une "menace pour la sécurité et la stabilité de la région".

Deux autres drones ont été interceptés, selon le ministère émirati de la Défense.

Un conseiller du président émirati a dénoncé une attaque "terroriste", semblant suggérer une implication de l'Iran, qui a frappé des pays de la région à plusieurs reprises depuis le début du conflit, sans l'accuser nommément.

L'Agence internationale de l'énergie atomique a exprimé sa "profonde préoccupation".

L'Arabie saoudite a par ailleurs annoncé dimanche soir avoir intercepté trois drones en provenance d'Irak.

"Source d'insécurité" 

Malgré ces tensions, la diplomatie n'est pas totalement éteinte et le ministre pakistanais de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, dont le pays tente de jouer un rôle de médiateur, a rencontré à Téhéran le principal négociateur iranien et président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf.

Dans un message sur les réseaux sociaux à l'issue de cet entretien, ce dernier n'a pas prononcé de paroles d'apaisement.

"Certains Etats de la région pensaient que la présence des Etats-Unis leur apporterait la sécurité, mais les événements récents montrent que cette présence est non seulement incapable d'apporter la sécurité mais est en plus source d'insécurité", a dénoncé M. Ghalibaf.

Les médias iraniens ont fait savoir dimanche que les Etats-Unis n'avaient accordé "aucune concession concrète" dans leur réponse à des propositions iraniennes.

"Washington a également exigé des restrictions très strictes et de longue durée sur le secteur nucléaire iranien", selon l'agence iranienne Mehr.

Selon l'agence iranienne Fars, Washington a présenté une liste en cinq points exigeant notamment que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Sur le front libanais, en dépit de la prolongation vendredi d'une trêve théorique pour un mois et demi supplémentaire, de nouvelles frappes israéliennes ont tué sept personnes, dont deux enfants, dans le sud du pays.

Parmi les victimes: un chef du Jihad islamique palestinien et sa fille de 17 ans.

Un responsable militaire israélien a déclaré que le Hezbollah pro-iranien avait tiré environ 200 projectiles sur Israël et sur les troupes israéliennes au Liban au cours du week-end.


Le pétrole monte fasse à l'impasse diplomatique entre Washington et Téhéran

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News. (Reuters)
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  • "Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous"
  • "L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown

LONDRES: Les cours du pétrole grimpent vendredi à l'approche d'un nouveau week-end sans perspective de retour à la normale des flux pétroliers transitant via le détroit d'Ormuz, deux mois et demi après le début de la guerre au Moyen-Orient.

Vers 09H10 GMT (11H10 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, gagnait 2,96% à 108,85 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juin, montait de 3,44% à 104,65 dollars.

"Je ne vais pas faire preuve de beaucoup plus de patience (...) Ils devraient conclure un accord. N'importe quelle personne sensée conclurait un accord mais ils sont peut-être fous", a déclaré Donald Trump dans un entretien diffusé jeudi par la chaîne Fox News.

"L'impasse diplomatique entre les États-Unis et l'Iran maintient au premier plan les inquiétudes concernant l'offre" de pétrole, affirme Matt Britzman, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Si l'Iran a annoncé que ses forces navales avaient autorisé depuis mercredi le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, "pour l'instant, les flux de pétrole passant par le détroit restent limités et les stocks de pétrole continuent de diminuer", explique à l'AFP Giovanni Staunovo, analyste chez UBS.

"Il est raisonnable de supposer qu'entre 10 à 13 millions de barils d'or noir par jour sont bloqués dans le Golfe", rappelle Tamas Varga, analyste chez PVM. En cumulé depuis le début de la guerre "ce chiffre s'approche du milliard de barils" perdus pour le marché.

Cette semaine, l'Agence internationale de l'énergie a averti que le monde puise dans ses réserves de pétrole à une vitesse record.

"On ne peut que conclure (...) que les prix du pétrole devraient être nettement plus élevés", juge M. Varga.

Et si les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran n'avancent pas, "nous devrons peut‑être commencer à nous inquiéter d'une ré‑escalade, ce qui signifie un risque de dommages supplémentaires aux infrastructures énergétiques de la région", a souligné Warren Patterson, analyste chez ING dans une visioconférence dédiée aux conséquences de la guerre au Moyen-Orient sur le pétrole.

Selon lui, le marché du gaz, dont les prix ont un peu moins flambé que ceux du pétrole depuis le début du conflit, est particulièrement exposé car ce dernier "n'a pas vraiment le luxe de réserves stratégiques dans lesquelles on pourrait puiser", a précisé M. Patterson.

Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, prenait 3,03%, à 49,10 euros le mégawattheure.