Libye: Un responsable du groupe Etat islamique capturé selon le gouvernement

Un responsable du groupe djihadiste Etat islamique (EI), "planificateur et commanditaire" de trois attentats meurtriers en 2018 dans la capitale Tripoli, a été capturé (Photo, Reuters).
Un responsable du groupe djihadiste Etat islamique (EI), "planificateur et commanditaire" de trois attentats meurtriers en 2018 dans la capitale Tripoli, a été capturé (Photo, Reuters).
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Publié le Vendredi 25 août 2023

Libye: Un responsable du groupe Etat islamique capturé selon le gouvernement

  • L'opération a été menée conjointement par la Force Radaa (dissuasion) et la Brigade Rahbat al-Dourou (les boucliers) de Tajoura
  • Le 25 décembre 2018, trois personnes, dont un diplomate libyen, sont tuées dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI)

TRIPOLI: Un responsable du groupe djihadiste Etat islamique (EI), "planificateur et commanditaire" de trois attentats meurtriers en 2018 dans la capitale Tripoli, a été capturé, a annoncé le chef du Gouvernement libyen d'unité nationale jeudi soir.

"Nos forces ont appréhendé mardi un chef de l'organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l'EI, ndlr), impliqué dans la planification et le commandement d'actes terroristes ayant visé les institutions de notre pays et leurs fonctionnaires tombés en martyrs", a déclaré Abdelhamid Dbeibah, chef du gouvernement libyen, reconnu par l'ONU et installé dans la capitale, lors d'une allocution en direct à la télévision.

L'opération a été menée conjointement par la Force Radaa (dissuasion) et la Brigade Rahbat al-Dourou (les boucliers) de Tajoura (banlieue est de Tripoli), selon le bureau des médias du gouvernement, qui n'a pas donné plus de détails sur l'identité ou la nationalité du djihadiste.

M. Dbeibah a renouvelé l'engagement de son gouvernement à "combattre le terrorisme sous toutes ses formes", à "poursuivre toute personne impliquée" dans des actes terroristes et à "renforcer la stabilité dans tout le pays", malgré les "difficultés et les défis" pour protéger la Libye des "obscurantistes, terroristes et criminels".

Le 2 mai 2018, 14 personnes ont été tuées dans un attentat-suicide revendiquée par l'EI contre le siège de la Haute commission électorale libyenne (HNEC) à Tripoli.

Le 10 septembre 2018, une attaque suicide du groupe djihadiste contre le siège de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC) au coeur de la capitale, a fait deux morts et dix blessés parmi le personnel de la compagnie.

Le 25 décembre 2018, trois personnes, dont un diplomate libyen, sont tuées dans une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), contre le ministère des Affaires étrangères.

Profitant de la désintégration de l'appareil sécuritaire dans le pays depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011, l'EI, qui a mené plusieurs attaques meurtrières dans tout le pays, avait installé des fiefs à Derna (est) et à Syrte (nord-centre), dont il a été chassé respectivement en 2018 et fin 2016.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.