La Russie affirme avoir abattu 42 drones ukrainiens en Crimée

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'exprime lors d'une conférence de presse après la séance d'ouverture du sommet de la plate-forme sur la Crimée à Kiev, le 23 août 2023. (AFP).
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'exprime lors d'une conférence de presse après la séance d'ouverture du sommet de la plate-forme sur la Crimée à Kiev, le 23 août 2023. (AFP).
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Publié le Vendredi 25 août 2023

La Russie affirme avoir abattu 42 drones ukrainiens en Crimée

  • Le ministère n'a pas fourni d'informations quant à d'éventuels dégâts ou victimes à la suite de la destruction des engins
  • Depuis le déclenchement de l'offensive contre l'Ukraine en février 2022, la Crimée est régulièrement la cible d'attaques de drones aériens et navals

MOSCOU: Moscou a affirmé tôt vendredi avoir abattu 42 drones ukrainiens en Crimée, décrivant une attaque massive contre la péninsule annexée où Kiev a dit jeudi avoir mené une rare opération commando.

"Neuf drones ont été détruits à la suite de l'impact de tirs au-dessus du territoire de la république de Crimée. 33 drones ont été neutralisés par des moyens de guerre électronique et se sont écrasés sans atteindre (leur) cible", a indiqué la Défense russe sur Telegram.

Le ministère n'a pas fourni d'informations quant à d'éventuels dégâts ou victimes à la suite de la destruction des engins.

Le gouverneur de Sébastopol Mikhaïl Razvojaïev avait rapporté plus tôt que plusieurs appareils avaient été abattus au large "dans la zone du cap Chersonèse" situé au sud-ouest de la péninsule, à quelque 10 km de Sébastopol, port d'attache de la Flotte russe de la mer Noire.

"Aucun dégât sur les infrastructures civiles" n'a été constaté par les services d'urgence, avait indiqué M. Razvojaïev.

Depuis le déclenchement de l'offensive contre l'Ukraine en février 2022, la Crimée est régulièrement la cible d'attaques de drones aériens et navals.

Fin juillet, 25 de ces engins dirigés contre la péninsule avaient été abattus par Moscou sans faire de victimes. Vingt-huit autres avaient subi le même sort mi-juillet.

Kiev, qui a déclenché début juin une contre-offensive pour reprendre les territoires conquis par Moscou, affirme son intention de récupérer notamment la Crimée que la Russie a annexée en 2014.

Jeudi, jour de la fête de l'Indépendance de l'Ukraine, Kiev s'était félicité d'avoir conduit une rare opération commando dans la péninsule et d'y avoir hissé le drapeau national, un succès symbolique dans ce bastion considéré comme imprenable par Moscou.

Des pilotes ukrainiens formés au F-16 aux Etats-Unis à partir de septembre

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi qu'ils formeraient des pilotes ukrainiens à partir de septembre au maniement de l'avion de combat F-16, appareil que les Occidentaux ont longtemps été réticents à fournir à Kiev.

"Ces pilotes suivront une formation d'anglais" au Texas en septembre, avant "de prendre part à une formation de pilotage" en Arizona (sud-ouest) le mois suivant, a indiqué le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder.

Le président Joe Biden a ensuite discuté de cette formation avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky lors d'un appel téléphonique.

Les deux dirigeants ont évoqué "la garantie d'une approbation rapide pour que d'autres nations transfèrent leurs F-16 à l'Ukraine à l'issue de la formation", selon un communiqué de la Maison Blanche.

Selon le général Ryder, elle devrait normalement durer cinq à huit mois, en fonction de leurs compétences actuelles.

Le porte-parole a assuré qu'un apprentissage linguistique préalable était nécessaire, "en raison de la complexité et du jargon en anglais requis pour piloter ces avions".

Les Etats-Unis assurent cette formation car le Danemark et les Pays-Bas ne peuvent pas gérer seuls l'ensemble de la préparation des pilotes, a-t-il ajouté.

Plus tôt jeudi, la Norvège avait annoncé qu'elle deviendrait le troisième pays à fournir des exemplaires de cet avion de conception américaine à l'Ukraine, à la suite du Danemark et des Pays-Bas.

Le Danemark a promis 19 appareils tandis que les Pays-Bas devraient en fournir, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, 42 exemplaires. Ils devraient être envoyés une fois les pilotes formés.

Kiev réclame ces appareils depuis des mois, mais leur maniement nécessite une longue formation.

Attaque de missile 

Outre l'attaque massive de drones en Crimée, un missile ukrainien qui visait "des cibles civiles" a été détruit tôt vendredi par les forces russes dans la région russe de Kalouga, limitrophe de celle de Moscou, selon le ministère de la Défense.

"Personne n'a été blessé et il n'y a pas eu de dégâts sur les infrastructures", a fait part le gouverneur régional Vladislav Chapcha sur Telegram.

Une fois encore, le trafic au niveau des aéroports internationaux Vnoukovo et Domodedovo de Moscou a été brièvement interrompu, selon l'agence de presse publique russe TASS.

Saluant la "contribution" à l'offensive en Ukraine du patron du groupe paramilitaire Wagner Evguéni Prigojine, malgré ses "erreurs", le président russe Vladimir Poutine a par ailleurs présenté jeudi ses condoléances, parlant au passé de cet ex-allié au destin "compliqué" qui avait retourné ses hommes contre Moscou en juin, et est présumé mort dans le crash de son avion.

M. Zelensky, interrogé jeudi sur le sujet lors d'une conférence de presse, a affirmé de son côté que "ce qui est sûr c'est que nous n'avons rien à voir avec cette situation. Je pense que tout le monde comprend qui est concerné".


Washington abat un drone iranien mais les discussions restent programmées

L’armée américaine a abattu le 3 février 2026 un drone iranien qui s’était approché de manière « agressive » du porte-avions Abraham Lincoln, ci-dessus, dans la mer d’Arabie. (Photo d’archives US Navy/AFP)
L’armée américaine a abattu le 3 février 2026 un drone iranien qui s’était approché de manière « agressive » du porte-avions Abraham Lincoln, ci-dessus, dans la mer d’Arabie. (Photo d’archives US Navy/AFP)
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  • Un avion américain a abattu un drone iranien près d’un porte-avions dans la mer d’Arabie, tandis que des incidents impliquant des navires ont ravivé les tensions entre Washington et Téhéran
  • Malgré ces incidents, les discussions entre les États-Unis et l’Iran restent prévues, avec des efforts diplomatiques intensifs menés par des pays médiateurs de la région

WASHINGTON: Un avion furtif américain a abattu mardi un drone iranien qui s'était approché d'un porte-avions américain dans la mer d'Arabie, mais les discussions prévues en fin de semaine entre les deux pays sont maintenues selon la Maison Blanche.

Depuis janvier et le vaste mouvement de contestation réprimé dans le sang par le pouvoir iranien, Washington et Téhéran alternent menaces et ouvertures au dialogue, alors que des pays médiateurs s'efforcent de réduire les tensions.

Dans ce contexte fébrile, deux incidents se sont produits mardi dans les eaux du Moyen-Orient.

Un avion de combat du porte-avions Abraham Lincoln a abattu le drone "en état de légitime défense et pour protéger le porte-avions et le personnel à bord", a expliqué le porte-parole du commandement américain pour la région (Centcom), le capitaine Tim Hawkins.

Ce navire a récemment été déployé dans le Golfe par le président Donald Trump, décidé à accentuer la pression sur l'ennemi iranien au moment où celui-ci étouffait les manifestations et à qui il veut arracher un accord sur le nucléaire.

Le Centcom a également confirmé que deux bateaux armés iraniens et un drone s'étaient approchés "à grande vitesse" d'un pétrolier sous pavillon américain, le Stena Imperative, et "menaçaient de l'aborder et le saisir".

Un destroyer américain a porté assistance au pétrolier, avec le soutien de l'armée de l'air, et l'a escorté hors de danger, selon la même source.

L'agence de presse iranienne Fars avait auparavant indiqué qu'un navire, entré "illégalement" dans le détroit d'Ormuz et "dans les eaux territoriales iraniennes", avait été "averti" et avait "immédiatement quitté la zone.

Téhéran a récemment menacé de bloquer le détroit, passage clé pour le transport mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, en cas d'attaque américaine.

- Efforts "très intenses" -

Malgré ces incidents, les pourparlers "restent programmés pour l'instant", a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, alors que ces derniers jours, les deux pays ont semblé vouloir donner une chance à la diplomatie.

Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a annoncé mardi avoir mandaté son ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi pour des négociations directes avec les Etats-Unis, rejetant néanmoins toutes "demandes déraisonnables".

Une source arabe proche du dossier a indiqué à l'AFP que ces discussions auraient "probablement" lieu vendredi, en Turquie.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a toutefois souligné que si des pourparlers étaient bien prévus "dans les prochains jours", la date et le lieu précis faisaient toujours l'objet de "consultations".

"Tant la Turquie que Oman et d'autres pays de la région se sont montrés disposés à accueillir les pourparlers", a relevé le ministère, relayé par l'agence de presse iranienne Tasnim.

Si le dialogue aboutit, "super". Mais dans le cas contraire, "de mauvaises choses se produiraient probablement", a prévenu le président Trump.

Abbas Araghchi a multiplié mardi les consultations avec ses homologues de la région. Il s'est entretenu successivement avec ses homologues du Qatar, de la Turquie, d'Oman et du Koweït.

Les efforts diplomatiques se "poursuivent de manière très intense", a affirmé le Qatar.

Quant à l'émissaire américain Steve Witkoff, il a rencontré à Jérusalem le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui l'a mis en garde, l'Iran ayant selon lui "prouvé de manière répétée que l'on ne pouvait pas faire confiance à ses promesses".

- Nucléaire -

Les tensions entre Washington et Téhéran se sont accentuées après le mouvement de contestation iranien, déclenché par des manifestations contre le coût de la vie.

L'ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), établie aux Etats-Unis, a recensé plus de 50.000 personnes arrêtées et a pu confirmer 6.872 morts, en grande majorité des manifestants.

Mais le nombre de morts pourrait être bien plus élevé, avec plus de 17.000 décès en cours d'examen.

Mardi, Paris a estimé que les discussions irano-américaines devraient viser à mettre fin à la "répression" de Téhéran, "avant de "traiter des questions du nucléaire, des missiles, du soutien aux organisations terroristes".

Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.

Des négociations avec les Etats-Unis s'étaient tenues au printemps 2025, avant la guerre de 12 jours déclenchée en juin par Israël, mais avaient notamment achoppé sur la question de l'enrichissement d'uranium.

Abbas Araghchi a indiqué dimanche sur CNN qu'un accord était "possible" mais dit attendre une levée des sanctions contre son pays, qui a exclu de discuter de ses capacités de défense et balistiques.


Iran : l'UE désigne les Gardiens de la Révolution comme organisation terroriste

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) défilent à Téhéran en 2019. (Via AFP/Fichier)
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  • Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’UE ont classé les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste suite à la répression sanglante des manifestations en Iran
  • L’UE a également sanctionné 21 responsables iraniens, avec interdiction d’entrée sur le territoire et gel de leurs avoirs

BRUXELLES: Les ministres des Affaires étrangères des 27 pays de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi pour désigner les Gardiens de la révolution comme une "organisation terroriste", après la répression sanglante des manifestations en Iran, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l'UE Kaja Kallas.

"+Terroriste+, c'est bien ainsi que l'on qualifie un régime qui réprime les manifestations de son propre peuple dans le sang", a aussitôt réagi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

"Tout régime qui tue des milliers de ses propres citoyens travaille à sa propre perte", a assuré de son côté Mme Kallas, en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

Ces derniers ont donné leur feu vert à l'inscription des Gardiens iraniens dans la liste de l'UE recensant les organisations terroristes. Les Européens rejoignent ainsi d'autres pays comme les Etats-Unis, le Canada ou l'Australie.

La France avait annoncé dès mercredi être prête à soutenir cette décision, en réponse à la répression "la plus violente" de l'histoire récente iranienne.

Les Européens ont aussi décidé jeudi de sanctionner plusieurs responsables iraniens, dont le ministre de l'Intérieur, le chef de la police et plusieurs dirigeants des Gardiens de la révolution. La liste de ces responsables iraniens a été publiée jeudi au Journal officiel de l'UE.

Au total, quelque 21 entités et individus sont ciblés par ces sanctions, qui prévoient une interdiction d'entrer dans l'UE et le gel de leurs avoirs sur le territoire des Vingt-Sept.


Trump dit qu'il "semble" que le Hamas va se désarmer

Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
Les membres de l'administration du président américain Donald Trump applaudissent lors d'une réunion du cabinet à la Maison Blanche à Washington, D.C., États-Unis, le 29 janvier 2026. (Reuters)
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  • Donald Trump affirme que le Hamas « semble » prêt à se désarmer, une étape clé de son plan pour mettre fin à la guerre à Gaza
  • La deuxième phase de la trêve prévoit le désarmement du Hamas, un retrait progressif israélien et le déploiement d’une force internationale

WASHINGTON : Donald Trump a dit jeudi qu'il "semblait" que le mouvement palestinien Hamas allait "se désarmer", ce qui est l'une des étapes cruciales prévues dans son plan de règlement du conflit à Gaza.

"Beaucoup de gens disent qu'ils ne se désarmeront jamais. Il semble qu'ils vont se désarmer", a déclaré le président américain pendant un conseil des ministres à la Maison Blanche.

Il a également relevé que le Hamas "nous a aidé avec les corps, leur rapatriement et sa famille est très reconnaissante", faisant référence au rapatriement des restes du dernier otage israélien du 7-Octobre, Ran Gvili, à qui Israël a rendu hommage mercredi lors de funérailles nationales.

Pour sa part, l'émissaire spécial Steve Witkoff s'est félicité que "nous ayons chassé les terroristes de là-bas et ils vont se démilitariser".

"Ils le feront parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils vont abandonner. Ils vont abandonner les AK-47", a-t-il ajouté.

La veille, le Hamas s'était dit prêt à un "transfert complet de la gouvernance" de la bande de Gaza aussi vite que possible.

Aux termes du plan du président américain pour mettre fin à la guerre de Gaza, un Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) doit administrer provisoirement le territoire palestinien sous la houlette du "Conseil de paix" présidé par M. Trump lui-même.

La deuxième phase de la trêve entrée en vigueur le 10 octobre dernier prévoit entre autres le désarmement du Hamas, le retrait progressif de l'armée israélienne, qui contrôle encore plus de la moitié du territoire, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.