Seamless Saudi Arabia 2023, ou comment le secteur financier se met à l'heure du numérique

Dans le cadre des efforts qui visent à stimuler la transformation numérique dans le secteur financier saoudien, le Royaume a annoncé qu'il hébergerait la conférence Seamless Saudi Arabia 2023. (Photo fournie).
Dans le cadre des efforts qui visent à stimuler la transformation numérique dans le secteur financier saoudien, le Royaume a annoncé qu'il hébergerait la conférence Seamless Saudi Arabia 2023. (Photo fournie).
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Publié le Vendredi 25 août 2023

Seamless Saudi Arabia 2023, ou comment le secteur financier se met à l'heure du numérique

  • Cet événement est crucial dans la mesure où il couvre les dernières innovations en matière de paiements, de fintech et de commerce de détail
  • La conférence rassemblera plus de 450 entreprises nationales et internationales et plus de 200 start-up

RIYAD: Dans le cadre des efforts qui visent à stimuler la transformation numérique dans le secteur financier saoudien, le Royaume a annoncé qu'il hébergerait la conférence Seamless Saudi Arabia 2023.

L'agence de presse saoudienne a rapporté que la conférence – dirigée par le gouverneur de la Banque centrale saoudienne, Ayman al-Sayari, en partenariat avec Saudi Payments – aurait lieu les 4 et 5 septembre à Riyad.

Intitulée «The Future of Payments, Fintech and Banking across Saudi Arabia» («L’avenir des paiements, de la fintech et du secteur bancaire à travers l’Arabie saoudite»), la conférence ancre les efforts de la Banque centrale pour atteindre l'objectif de la Vision 2030 du Royaume: la transformation numérique du secteur financier.

Cet événement est crucial dans la mesure où il couvre les dernières innovations en matière de paiements, de fintech et de commerce de détail.

Il aborde également d'autres sujets comme le commerce électronique, la livraison à domicile et le marketing numérique.

La conférence Seamless Saudi Arabia 2023

La conférence rassemblera plus de 450 entreprises nationales et internationales et plus de 200 start-up.

Son programme de deux jours comprendra plusieurs séances de dialogue avec plus de 450 experts venus du monde entier.

Le partenariat de Saudi Payments découle de la position de leader du Royaume dans le secteur financier au niveau régional et international.

L'institution participera à la conférence avec un pavillon qui l'aidera à présenter les derniers services et les solutions numériques qu'elle fournit à l'écosystème national des paiements.

Les dirigeants de Saudi Payments interviendront également dans les débats et ateliers.

Au mois de mars, le ministre saoudien des Finances a déclaré que les secteurs financier et numérique de l'Arabie saoudite étaient en plein essor, tandis que le Royaume poursuit sa stratégie de diversification économique Vision 2030.

Lors de la conférence sur le secteur financier qui s'est tenue à Riyad, Mohammed al-Jadaan a indiqué que l'Arabie saoudite avait déjà obtenu des résultats remarquables alors qu'elle cherchait à construire un avenir durable en s'affranchissant de sa dépendance à l'égard du pétrole.

M. Al-Jadaan a également précisé que le Royaume se trouvait dans une phase transitoire vers la nouvelle réalité financière. Les paiements électroniques dans le secteur de la vente au détail ont atteint 57% du total des transactions et environ 40 000 travailleurs ont été formés dans l'industrie financière.

«Notre expérience et la mise en œuvre efficace de mesures macroéconomiques potentielles contribuent à la résilience du système financier face aux chocs. Nous le constatons clairement sur le marché saoudien», a confié le ministre.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com