Des citoyens saoudiens restaurent 13 sites archéologiques

La maison du patrimoine Al-Zunaidi située à Unaizah, Qassim, construite il y a 200 ans, est considérée comme l'un des pavillons ruraux les plus célèbres. (Photo, SPA/Archives)
La maison du patrimoine Al-Zunaidi située à Unaizah, Qassim, construite il y a 200 ans, est considérée comme l'un des pavillons ruraux les plus célèbres. (Photo, SPA/Archives)
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Publié le Mercredi 16 décembre 2020

Des citoyens saoudiens restaurent 13 sites archéologiques

  • Les sites et les bâtiments archéologiques sont des emblèmes culturels de périodes importantes de l’histoire de la civilisation du Royaume
  • Les efforts des citoyens comprennent la restauration de sites tels que des mosquées historiques, des palais résidentiels, des bâtiments gouvernementaux, des forteresses militaires ainsi que des entrepôts et des tours

JEDDAH: Des Saoudiens qui partagent le même intérêt pour le patrimoine culturel ont contribué à la restauration de bâtiments et de palais archéologiques, ainsi que de forteresses historiques dans 13 endroits à travers le Royaume.

L’effort découle de la conviction que les sites et les bâtiments archéologiques sont des emblèmes culturels de périodes importantes de l’histoire de la civilisation du Royaume, et affirme l’ampleur de l’héritage culturel de l’Arabie Saoudite.

Les efforts des citoyens comprennent la restauration de sites tels que des mosquées historiques, des palais résidentiels, des bâtiments gouvernementaux, des forteresses militaires ainsi que des entrepôts et des tours.

Les enfants de Mohammed et Abdel Aziz ben Abdel Aziz Al-Madi font partie de ceux qui ont commencé à restaurer le «palais historique Al-Madi», autrefois le siège de la principauté à Raudat Sudair, à Riyad. Cet exemple d'architecture de Najd a été construit en 1815.

Dans la ville historique de Djeddah, le citoyen et homme d’affaires Mohammed Abdullah Sharbatly et son fils Saiful Islam ont quant à eux restauré «la maison de Sharbatly», un bâtiment historique construit par Sharif Abdul Ilah Muhanna Al-Abdaly en 1917.

Dans Al-Sour, près du quartier historique de Yanbu, la «maison Al-Zamai» a été abandonnée pendant plus de 45 ans jusqu'à ce que la famille Al-Zamai commence à la restaurer en 2015.

De même, Youssef bin Ali Al-Zunaidi a commencé à restaurer la «Maison du patrimoine Al-Zunaidi» à Unaizah, Qassim, considérée comme l'un des pavillons ruraux les plus célèbres, construite il y a 200 ans.

Le gouvernorat d'Al-Ahsa est réputé pour ses nombreux bâtiments archéologiques et historiques, ce qui a incité Abdul Aziz bin Mohammed Al-Abdulqader à restaurer l'une des maisons patrimoniales. C’est ainsi que le «hôtel Al-Koot» est né.

À une distance de 16 km d'Abha se trouvent trois châteaux, avec une vue imprenable sur la région. Ils ont été construits au pied des montagnes d'Asir. Restaurés par Abdul Aziz Laheq Abou Sarrah, les châteaux sont connus sous le nom de «Châteaux d'Abou Sarrah».

À Hail, Saud Al-Nayef Al-Shamri a restauré le «château et musée du patrimoine Al-Nayef», considéré comme l'une des plus anciennes maisons en terre cuite. Datant de 1758, le château a reçoit des voyageurs de Hail à Al-Jouf, avant d’être transformé en musée. Un vrai monument historique, il contient plus de 2165 antiquités.

Sultan Oqab Al-Shamri a entrepris la restauration du bâtiment des douanes du village de Luqa à Rafhaa, dans la province des frontières du nord. Ce bâtiment était le centre commercial au début du règne saoudien. Le cheikh Ahmed Zaher Al-Mishnawi et ses enfants ont également pris part à cette initiative, et ont restauré le village patrimonial d'Al-Shiba à Fayfa.

Le «palais Sumaida» de Najran, dont la construction remonte à plus de 200 ans, a été restauré par le saoudien Mehdi Maneh Dohan et la famille Al-Dohan.

Avec la contribution de Saud Al-Zahrani, des héritiers d'Abdullah Binyan, de Mohammed Al-Qanout, du Dr Mohammed Jamah, d'Ali Sarhan et de Saeeda Gharsan, les bâtiments patrimoniaux et forteresses du «château de Bakhrush bin Alas» dans le village d'Al- Hassan à Al-Baha ont été également restaurés.

Et finalement, Nawwaf Al-Fendi a restauré le bâtiment archéologique du village de Qarqar à Al-Qurayyat, Al-Jouf connu sous le nom de «Palais Bandar Al-Fendi», qui a été construit en 1921.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
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  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
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  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".