Russie: trois drones abattus, 6 blessés dans une frappe ukrainienne

Un policier sécurise une zone devant un centre d'affaires endommagé dans la rue Likhacheva après une attaque de drone signalée à Moscou le 24 juillet 2023 (Photo d'illustration, AFP).
Un policier sécurise une zone devant un centre d'affaires endommagé dans la rue Likhacheva après une attaque de drone signalée à Moscou le 24 juillet 2023 (Photo d'illustration, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 26 août 2023

Russie: trois drones abattus, 6 blessés dans une frappe ukrainienne

  • La défense aérienne russe a abattu dans la nuit un drone qui s'approchait de Moscou, a affirmé tôt samedi le maire de la capitale, Sergueï Sobianine
  • Un autre drone ukrainien a été abattu samedi matin par la défense aérienne russe dans le district de Chebekino, dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, selon un communiqué du ministère russe de la Défense

MOSCOU: La Russie a affirmé samedi avoir abattu trois drones ukrainiens en approche de Moscou et dans une région frontalière de l'Ukraine, où six civils ont été blessés dans une frappe ukrainienne.

La défense aérienne russe a abattu dans la nuit un drone qui s'approchait de Moscou, a affirmé tôt samedi le maire de la capitale, Sergueï Sobianine.

"Cette nuit, les forces de défense aérienne ont détruit un drone en approche de Moscou dans le district d'Istrinskii", a écrit sur Telegram M. Sobianine.

Selon les premières informations, "il n'y a pas de victimes ni de dégâts. Les services d'urgences sont sur place", a-t-il ajouté.

Un autre drone ukrainien a été abattu samedi matin par la défense aérienne russe dans le district de Chebekino, dans la région de Belgorod, frontalière de l'Ukraine, selon un communiqué du ministère russe de la Défense.

Vers 06H00 GMT, "une tentative du régime de Kiev d'effectuer une attaque terroriste avec un drone contre des sites sur le territoire russe a été empêchée", a indiqué le ministère sur Telegram.

Un autre drone ukrainien a été abattu dans la région de Belgorod dans l'après-midi, selon la même source.

La Russie a également accusé les forces ukrainiennes d'avoir bombardé samedi aux lance-grenades un village dans la région de Belgorod, la frappe ayant fait six blessés parmi les civils, selon un nouveau bilan des autorités locales.

"Les grenades à fragmentation ont visé des maisons privées" ainsi qu'un magasin dans le village d'Ourazovo, dans le district de Valouïsk, a écrit sur Telegram le gouverneur de la région de Belgorod, Viatcheslav Gladkov.

Selon lui, la frappe a fait six blessés, dont un a été hospitalisé "en état très grave".

Plusieurs maisons et voitures ont également été endommagées par la frappe, selon la même source.

Ces annonces interviennent alors que les attaques de drones ukrainiens et les bombardements des régions russes frontalières de l'Ukraine se sont multipliés ces derniers mois.

Rarement visée depuis le début du conflit en Ukraine en février 2022, la capitale russe a ainsi été ciblée à plusieurs reprises, tout comme d'autres régions de Russie, dont très récemment la Crimée annexée. Vendredi, le ministère russe de la Défense a dit y avoir abattu 42 drones ukrainiens.

De son côté, le président ukrainien Volodymyr Zelensky se félicite de voir la guerre "arriver en Russie".

Mercredi, les autorités de la région de Belgorod ont rapporté que trois civils avaient été tués dans une attaque de drone ukrainienne.

Le même jour, un drone s'est écrasé contre un gratte-ciel dans le quartier d'affaires moscovite, détruisant une fenêtre sans faire de victimes, selon les autorités.

Il s'agissait alors du sixième jour consécutif d'attaques de drones sur Moscou et sa région.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.