Un tribunal iranien condamne les États-Unis à payer 330 millions de dollars pour avoir « planifié un coup d'État»

Une affiche anti-américaine est visible à l'ancienne ambassade américaine, qui a été transformée en musée anti-américain à Téhéran, en Iran, le 19 août 2023. (AP)
Une affiche anti-américaine est visible à l'ancienne ambassade américaine, qui a été transformée en musée anti-américain à Téhéran, en Iran, le 19 août 2023. (AP)
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Publié le Samedi 26 août 2023

Un tribunal iranien condamne les États-Unis à payer 330 millions de dollars pour avoir « planifié un coup d'État»

  • En juillet 1980, un an après la révolution, un groupe d'officiers de l'armée de l'air avait planifié de bombarder la résidence de l'ayatollah Rouhollah Khomeini et des centres militaires, et de prendre le contrôle de la télévision d'Etat
  • Mais un jour avant la date prévue de l'opération, plus de 120 personnes avaient été arrêtées pour leur implication présumée

TÉHÉRAN : La justice iranienne a condamné samedi le gouvernement américain à payer 330 millions de dollars pour son implication présumée dans un coup d'Etat avorté visant à renverser la République islamique en 1980.

"Suite à la plainte déposée par les familles des victimes du coup d'Etat de Nojeh, un tribunal de Téhéran a condamné les Etats-Unis à payer 330 millions de dollars", a annoncé l'organe de presse de la justice du pays, Mizan Online.

En juillet 1980, un an après la révolution, un groupe d'officiers de l'armée de l'air avait planifié de bombarder la résidence de l'ayatollah Rouhollah Khomeini et des centres militaires, et de prendre le contrôle de la télévision d'Etat.

Mais un jour avant la date prévue de l'opération, plus de 120 personnes avaient été arrêtées pour leur implication présumée.

Trois personnes avaient été tuées lors d'affrontements entre les forces du gouvernement et les putschistes autour de la base aérienne de Nojeh, dans l'ouest du pays, où le coup d'Etat aurait dû débuter.

"En juillet 2002, une requête a été déposée auprès de la Cour internationale de Téhéran par des familles de trois martyrs du coup d'État de Nojeh contre le gouvernement américain pour avoir planifié et exécuté ce coup d'Etat", a indiqué Mizan Online.

Plusieurs officiers de haut rangs parmi lesquels le dernier commandant de l'armée aérienne du Shah avaient été exécutés pour leur rôle dans le coup d'Etat. Le pouvoir avait ensuite effectué une purge au sein de l'armée.

Cette condamnation intervient alors que l'Iran a récemment marqué le 70e anniversaire du coup d'Etat, orchestré en partie par la CIA, ayant renversé en août 1953 le Premier ministre Mohamed Mossadegh, engagé dans un projet de nationalisation du pétrole iranien.

Monté sur le trône en 1941, le shah Mohammad Reza Pahlavi avait alors affermi son pouvoir pour régner encore pendant un quart de siècle, avant d'être renversé par la révolution islamique de 1979.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.