Grèce: la débrouille de pompiers volontaires pour «sauver leur montagne»

Un pompier volontaire fait une pause alors qu'il aide à éteindre un feu de forêt près de Nea Peramos, à l'ouest d'Athènes, le 19 juillet 2023. (AFP)
Un pompier volontaire fait une pause alors qu'il aide à éteindre un feu de forêt près de Nea Peramos, à l'ouest d'Athènes, le 19 juillet 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 27 août 2023

Grèce: la débrouille de pompiers volontaires pour «sauver leur montagne»

  • Depuis une semaine des incendies meurtriers sévissent à travers le pays, notamment aux portes d'Athènes et dans le nord-est du pays, après déjà des feux dévastateurs en juillet à Rhodes et à l'ouest d'Athènes
  • Les volontaires, dont le statut a été fixé par une loi en 1991, ont souvent une fine connaissance du terrain sur laquelle s'appuie le service des pompiers helléniques

EKALI, GRÈCE: Les nuages devaient apporter la pluie, ils ont fait tomber la foudre. Et des pans de la forêt du nord d'Athènes s'embrasent à nouveau.

Une équipe de pompiers volontaires de la petite caserne d'Ekali repart au front, exténuée mais avec la volonté de "sauver sa montagne" chevillée au corps.

Le combat semble déloyal tant le vent est fort et le thermomètre élevé encore ce samedi.

Depuis une semaine des incendies meurtriers sévissent à travers le pays, notamment aux portes d'Athènes et dans le nord-est du pays, après déjà des feux dévastateurs en juillet à Rhodes et à l'ouest d'Athènes.

Malgré des accalmies certaines, le risque demeure élevé dans plusieurs régions.

"Nous devons protéger le Mont Parnès" et son parc national Natura 2000, résume le pompier volontaire Thanasis Koutourlos, cheveux ébouriffés, traits tirés et barbe longue faute d'avoir eu le temps de la tailler.

"Ca fait cinq jours d'affilée qu'on est sur le pont. J'ai à peine eu le temps de rentrer chez moi me doucher l'autre matin après une nuit d'intervention, avant de filer au travail", assure le trentenaire dopé au café et aux cigarettes roulées.

Car comme cet informaticien, les 62 autres bénévoles (dont 13 femmes) du Groupement de sauveteurs volontaires de sapeurs pompiers forestiers, jonglent entre vie professionnelle et familiale.

Ils se relaient toute l'année pour des gardes de quatre heures, ou dix heures la nuit. Ils ont entre 18 et 65 ans.

En fond, la radio de contrôle sature de messages.

Cinq nouveaux fronts viennent d'éclater à proximité.

L'un d'eux a été détecté par le drone payé par des riverains de ce village aux maisons aisées, opéré jour et nuit pendant la saison des feux par une entreprise privée, depuis la caserne. Une surveillance de la débrouille.

A l'avenant

Le reste est à l'avenant. La haute antenne "faite main", les casiers rouges qu'il faut se partager - un chacun serait trop cher - ou les uniformes élimés et les torches cabossées.

La caserne même est un emboîtement de conteneurs. Au rez-de chaussée, le poste de commandement et ses canapés affaissés. A l'étage, les dortoirs pour les gardes.

"A part l'électricité, le petit camion" et l'essence désormais fournie par la municipalité, "on paie tout de notre poche en gros ou avec des dons", racontent les volontaires malgré tout joviaux.

Ce manque de matériel généralisé a fait polémique notamment lors des feux à Rhodes, renchérie par l'image de pompiers éreintés dormant à même le sol à bord du ferry qui les ramenait après onze jours de service.

"On n'a pas de soutien de l'Etat et tout ce que nous recevons vient d'initiatives privées ou de sponsors", explique Giorgos Dertilis, 32 ans et chef de la caserne.

"C'est difficile de trouver des pièces de rechange pour les véhicules car ils sont anciens", l'un date de 1986. "On a besoin de trouver de l'argent pour les équipements, et surtout pour garantir notre sécurité", dit -il.

Panache

Les volontaires, dont le statut a été fixé par une loi en 1991, ont souvent une fine connaissance du terrain sur laquelle s'appuie le service des pompiers helléniques.

Ce samedi matin, sur les 50 véhicules engagés vers Varnavas, "il n'y avait que des bénévoles à part l'encadrement venu d'Athènes", témoigne François Rethoret, membre de l'ONG française Pompiers de l'urgence internationale (PUI) venue prêter main forte.

"Ils n'ont pas les mêmes stratégies ni techniques d'intervention que nous", commente ce pompier professionnel. "Ils partent en montagne sur des terrains très accidentés avec des véhicules urbains", grande échelle sur le toit.

Ce matin "il n'y avait pas de poteaux d'incendies ni de réserves d'eau" pour ravitailler les camions et les hélicoptères, contraints pour ces derniers de faire des norias jusqu'à la mer, relève le Français.

Mais ils "font avec leur dynamisme". Et en deux heures et demie, le feu a été maîtrisé.

"Nous sommes épuisés mais (...) quand on voit ce qu'on a offert, on ressent de la satisfaction et ça nous donne du courage pour continuer", conclut Giorgos Dertilis.

Une heure après, ordre est reçu de se déployer sur l'île d'Andros, à deux heures en bateau à l'est, où un feu est parti d'herbes sèches.


Les Etats-Unis et le Venezuela annoncent un accord pétrolier "historique"

Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
Donald Trump lors d’une rencontre avec Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens à la Maison-Blanche, le 18 août 2025, et Delcy Rodriguez au palais présidentiel de Miraflores à Caracas, le 4 mars 2026. Caracas a confirmé le 28 août 2026 la signature d’un accord pétrolier majeur avec les États-Unis portant sur 65 milliards de barils de réserves prouvées. (AFP)
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  • Washington et Caracas annoncent un accord pétrolier présenté comme historique, portant sur 17 champs vénézuéliens, avec 65 milliards de barils de potentiel et plus de 100 milliards de dollars d’investissements
  • L’accord vise à relancer la production pétrolière du Venezuela et à réduire les prix de l’énergie aux États-Unis, mais des incertitudes persistent sur les investissements, la sécurité et la stabilité politique

WASHINGTON: Washington et Caracas ont annoncé vendredi avoir conclu un accord pétrolier "historique", qui verra les Etats-Unis prendre le contrôle majoritaire de plus de 65 milliards de barils des réserves du Venezuela.

Dans un message publié sur Truth Social, le président américain Donald Trump l'a qualifié de "plus grand accord pétrolier de l'histoire mondiale" qui doublerait, selon lui, les réserves pétrolières des Etats-Unis.

Il précise que l'accord a été établi "en étroite collaboration avec la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez" et "au travers d'un partenariat avec des entreprises privées".

Caracas a confirmé avoir signé un accord pétrolier "historique" avec les Etats-Unis, Mme Rodriguez remerciant "chaleureusement" Donald Trump dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Selon elle, l'accord prévoit "de développer 17 champs stratégiques, avec un potentiel avéré de 65 milliards de barils de pétrole, un investissement de plus de 100 milliards de dollars et plus de 209 milliards de dollars de recettes fiscales pour l'État" vénézuélien.

"Pour le peuple vénézuélien, cet accord (...) soutiendra des milliers d'emplois bien rémunérés et favorisera la reconstruction de l'économie vénézuélienne", a également déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio sur X, confirmant "près de 100 milliards de dollars d'investissements privés" dans le pays.

Le Venezuela dispose des plus grandes réserves prouvées de pétrole au monde, avec plus de 303 milliards de barils. Mais sa production reste limitée.

En parallèle, les stocks stratégiques américains ("strategic petroleum reserve", ou SPR) sont à leur plus bas niveau depuis novembre 1982, selon les données de l'Agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

Washington s'est engagé à libérer progressivement 172 millions de barils sur les 415 millions qui composaient la SPR fin février pour pallier les perturbations d'approvisionnement et la hausse des cours du brut liées à la guerre en cours au Moyen-Orient.

Selon Donald Trump, "cette transaction historique" entre les Etats-Unis et le Venezuela permettra "de réduire considérablement le prix de l'essence pour tous les Américains, et ce pendant de nombreuses années".

Le président américain assure par ailleurs que cet accord "ne coûtera rien aux contribuables américains".

 

- Mainmise américaine -

 

Depuis le raid militaire américain qui a permis début janvier la capture de Nicolas Maduro, Donald Trump veut relancer l'exploitation des ressources pétrolières et gazières vénézuéliennes sous son propre patronage.

Le gouvernement américain essaye de pousser les entreprises américaines à s'engager dans le pays, suscitant toutefois des réactions mitigées face aux lourds investissements nécessaires pour remettre en état les infrastructures pétrolières du pays et y extraire de l'or noir.

Une réticence suscitée aussi par les expropriations menées par le régime vénézuélien dans le passé. Le géant américain ExxonMobil l'a notamment été à deux reprises.

"Le principal problème au Venezuela concernait la sûreté et la sécurité", a commenté auprès de l'AFP John Kilduff, analyste d'Again Capital.

Selon lui, les Etats-Unis pourraient chercher avec cet accord à "créer une sorte de zone d'État où les entreprises américaines peuvent s'implanter, exercer leurs activités sans subir de répercussions, et (...) éliminer le risque politique qui accompagne habituellement les investissements au Venezuela".

Pour Jorge R. Pinon, chercheur à l'Energy Institute de l'Université du Texas à Austin, de nombreuses "zones d'ombre" subsistent toutefois, notamment le risque qu'un futur gouvernement vénézuélien change brutalement "les règles du jeu", remettant en cause tout accord actuel.

"Ce sont des projets qui mettront très certainement de nombreuses années avant de voir le jour et de porter leurs fruits", estime par ailleurs l'expert pétrolier Oswaldo Felizzola.

Pour Elias Ferrer, fondateur du Think tank Orinoco Research, cette annonce relève d'"un jeu de récits autour d'accords qui étaient déjà en cours de négociation", l'achat par les Etats-Unis de brut vénézuélien étant dans tous les cas "garanti".

D'après l'expert, Donald Trump présente ces arrangements comme une victoire politique, en les inscrivant dans le contexte plus large du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des prix de l'énergie.


Washington prévoit d'envoyer un nouveau porte-avions au Moyen-Orient dans les prochaines semaines 

Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain. (AFP)
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  • L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine
  • Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage

WASHINGTON: Les Etats-Unis préparent le déploiement d'un nouveau porte-avions vers le Moyen-Orient "dans les prochaines semaines" pour y relayer un autre bâtiment déjà sur place, selon une information de l'Institut naval américain.

L'organisation a précisé mercredi que le Theodore Roosevelt et son escorte quitteront leur port d'attache de San Diego, en Californie, "dans les prochaines semaines" afin de "relayer le George Washington" arrivé dans la région depuis une semaine.

Ce dernier avait lui-même remplacé le porte-avions Abraham Lincoln, dont la mission de très longue durée - plus de huit mois en mer sans escale - a fait émerger des critiques sur les conditions de vie à bord et la santé mentale de l'équipage.

Selon un haut responsable de la marine américaine cité par l'Institut naval américain, le déploiement du Theodore Roosevelt durera "plus de sept mois". "Leur commandement leur fait tabler sur huit mois", a-t-il encore déclaré.

Contacté par l'AFP, le Pentagone n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

Le porte-avions Abraham Lincoln et ses quelque 5.000 marins s'apprêtent enfin à toucher terre, en Thaïlande, a indiqué la marine thaïlandaise à l'AFP jeudi. Cette escale est attendue du 2 au 6 septembre, selon des médias locaux.

Le bâtiment avait quitté San Diego le 21 novembre 2025 pour une mission en mer de Chine méridionale et avait été redirigé vers le Moyen-Orient avant que les Etats-Unis et Israël lancent leur offensive conjointe contre l'Iran le 28 février.


Emmanuel Macron rencontrera Andy Burnham à Londres la semaine prochaine

Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron attend l’arrivée du prince héritier d’Arabie saoudite pour une rencontre au palais de l’Élysée à Paris, le 24 août 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine et sera reçu à Downing Street par le Premier ministre britannique Andy Burnham
  • Cette visite intervient avant l’exposition de la tapisserie de Bayeux au British Museum et dans un contexte de rapprochement entre Londres et l’UE sur l’Ukraine

LONDRES: Emmanuel Macron se rendra à Londres la semaine prochaine pour une visite au cours de laquelle le président français sera reçu à Downing Street par le nouveau Premier ministre britannique Andy Burnham, a indiqué jeudi à l'AFP une source gouvernementale britannique.

Cette visite intervient à quelques jours de l'ouverture de l'exposition exceptionnelle de la tapisserie de Bayeux, prêtée au British Museum à Londres, projet dans lequel Emmanuel Macron s'est beaucoup investi.

Le président français est le deuxième dirigeant étranger, et le premier d'un pays de l'Union européenne (UE), à être reçu par le chef du gouvernement travailliste depuis son accession au pouvoir le 20 juillet, après son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky fin juillet.

MM. Macron et Burnham ont co-présidé cette semaine, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, une réunion de la coalition des volontaires pour l'Ukraine.

Le chef de l'Etat français y a participé en visioconférence, tandis que le Premier ministre britannique s'est rendu à Kiev, pour son premier déplacement à l'étranger.

A cette occasion, il a notamment rencontré le président du Conseil européen, Antonio Costa, à qui il a affirmé que le Royaume-Uni devait faire preuve de "plus d'audace" pour se rapprocher de l'UE, selon un compte-rendu de leur entretien publié par Downing Street.