Kenya: Polémique sur l'origine d'une panne générale d'électricité

Un employé passe devant une installation de panneaux solaires dans la centrale hydroélectrique et solaire moderne de Gitugu, au Kenya (Photo, AFP).
Un employé passe devant une installation de panneaux solaires dans la centrale hydroélectrique et solaire moderne de Gitugu, au Kenya (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 28 août 2023

Kenya: Polémique sur l'origine d'une panne générale d'électricité

  • L'électricité était totalement rétablie samedi soir, près de 24 heures après le début vendredi à 21H45 (18H45 GMT) de cette panne
  • Les causes exactes de l'interruption du courant à l'échelle nationale sont encore floues

NAIROBI: Deux opérateurs d'électricité se rejettent la responsabilité de la panne géante qui a privé de courant la quasi-totalité du Kenya entre vendredi et samedi, une des plus importantes qu'a connue le pays dans son histoire récente.

L'électricité était totalement rétablie samedi soir, près de 24 heures après le début vendredi à 21H45 (18H45 GMT) de cette panne, qui a ralenti l'activité de cette puissance économique d'Afrique de l'est de 50 millions d'habitants.

L'aéroport international de Nairobi a notamment été plongé dans le noir durant environ deux heures vendredi soir, après la défaillance d'un générateur de secours, embarrassant les autorités du pays, dont l'économie repose en partie sur le tourisme et qui doit accueillir début septembre une conférence internationale sur le climat.

Le ministre des Transports, Kipchumba Murkomen, a présenté ses excuses, limogé les responsables de l'Autorité aéroportuaire et de l'aéroport, en assurant que "cela ne se reproduira(it) plus".

Les causes exactes de l'interruption du courant à l'échelle nationale sont encore floues.

Samedi soir, la compagnie de distribution d'électricité (Kenya Power and Lighting Company, KPLC) a affirmé dans un communiqué qu'elle avait été causée par l'arrêt de production d'électricité de la centrale éolienne du lac Turkana (nord-est), le plus grand parc éolien d'Afrique.

Surtension 

Cela "a déclenché un déséquilibre dans le système électrique et a mis hors tension toutes les autres principales unités et centrales de production, entraînant une panne totale du réseau", a expliqué KPLC, disant enquêter sur les raisons de la "défaillance en cascade du système".

La centrale éolienne de Turkana (Lake Turkana Wind Plant, LTWP) a répondu dans un communiqué publié dans la nuit, imputant la cause première de la panne à une "surtension" du réseau.

"LTWP souhaite affirmer qu'elle n'a PAS causé la panne de courant. LTWP a été contrainte de se déconnecter et d'arrêter la production à la suite d'une situation de surtension dans le système du réseau national qui, pour éviter des dégâts extrêmes, provoque l'arrêt automatique de la centrale électrique éolienne", a-t-elle affirmé.

Au moment de cet arrêt, la centrale produisait 14,6% de la production nationale, détaille-t-elle.

"La forte baisse de la production, à la suite de l'instabilité du système du réseau, a entraîné une situation dans laquelle l'alimentation électrique nationale a été interrompue", ajoute LTWP.

"En règle générale, cette interruption doit être immédiatement compensée par d'autres générateurs d'électricité du système", souligne-t-elle, en indiquant qu'"il y a eu d'autres interruptions et pannes dans le réseau national" qui ont notamment empêché de remettre la centrale éolienne en marche.

En juillet 2000, le Kenya avait connu pendant plusieurs heures une panne générale de courant, causée par l'effondrement en Ouganda d'une ligne à haute tension approvisionnant le pays, qui avait coïncidé avec une panne d'origine technique dans une centrale kényane.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.