Enquête annoncée au Royaume-Uni après une panne géante de contrôle aérien

Les passagers attendent à l'aéroport de Gatwick, au sud de Londres, le 29 août 2023, après que les vols au départ du Royaume-Uni ont été retardés en raison d'un problème technique. (Photo, AFP)
Les passagers attendent à l'aéroport de Gatwick, au sud de Londres, le 29 août 2023, après que les vols au départ du Royaume-Uni ont été retardés en raison d'un problème technique. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 29 août 2023

Enquête annoncée au Royaume-Uni après une panne géante de contrôle aérien

  • Le patron de Ryanair, Michael O'Leary, a fustigé une panne «inacceptable»
  • Sur le réseau social X, beaucoup se plaignaient d'être coincés loin de chez eux après avoir vu leur vol annulé

LONDRES: Le gouvernement britannique a annoncé mardi une enquête administrative après une panne géante de contrôle aérien survenue lundi et perturbant le retour au Royaume-Uni de milliers de voyageurs après un long week-end férié.

"Je ne veux pas m'avancer sur la cause du problème. Il y aura une enquête en bonne et due forme pour aller au fond d'un problème d'une telle ampleur", a déclaré Mark Harper, le ministre des Transports, précisant qu'il n'y avait pas eu d'incident équivalent "depuis près d'une décennie".

Il a précisé qu'il ne s'agissait "pas d'une cyberattaque", mais d'"un défaut technique dans le système de plans de vols".

Ce dernier a forcé les agents aériens à rentrer manuellement les plans de vols, entraînant de nombreux retards et annulations en chaîne.

Le patron de Ryanair, Michael O'Leary, a fustigé une panne "inacceptable" qui a forcé la compagnie irlandaise à annuler 250 vols lundi et 70 mardi, sur un total de 3.200 prévus.

"Il n'est pas acceptable que la NATS", l'autorité britannique du contrôle aérien, "permette à ses systèmes informatiques de tomber en panne et que par conséquent les vols de tout le monde soient annulés", s'est emporté le dirigeant dans une vidéo postée sur le compte Ryanair de X (ex-Twitter).

Un porte-parole de la NATS n'était pas en mesure mardi de donner à l'AFP un chiffre précis de vols annulés, retards ou de voyageurs touchés, se bornant à parler de "centaines" de vols affectés et de plusieurs jours nécessaires pour revenir à la normale et ramener tous les voyageurs chez eux.

A l'aéroport d'Heathrow, Daisy Spratley est parvenue à rentrer d'Orlando aux Etats-Unis, avec 24 heures de retard.

"Nous aurions dû partir d'Orlando directement pour l'aéroport de Gatwick à Londres, mais notre vol a été annulé donc nous avons dû être re-dirigés vers le Texas pour pouvoir avoir un vol pour" la capitale britannique, a-t-elle expliqué à l'AFP.

Sur le réseau social X, beaucoup se plaignaient d'être coincés loin de chez eux après avoir vu leur vol annulé alors qu'ils étaient restés assis à bord de l'avion pendant des heures, ou après un jour et demi à attendre à l'aéroport.

Beaucoup déploraient aussi de n'avoir pas eu de nouveau vol retour proposé avant plusieurs jours, alors que leur compagnie leur propose d'acheter un billet pour rentrer plus vite mais à des prix exorbitants.

Les compagnies aériennes ont "la responsabilité de prendre soin de leurs clients", a souligné Mark Harper d'autant que le trafic est revenu "proche de son niveau pré-pandémie, donc je pense que l'aviation s'en est bien remise".


Londres accueille des discussion sur la mission à Ormuz

Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière
  • "L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable"

LONDRES: Le Royaume-Uni a annoncé qu'il allait accueillir mercredi et jeudi des militaires d'une trentaine de pays pour discuter de la formation d'une mission dirigée par le Royaume-Uni et la France afin de protéger la navigation dans le détroit d'Ormuz.

Cette conférence permettra de "faire progresser la planification détaillée" de la réouverture du détroit dès que les conditions le permettront, à la suite des "avancées" réalisées lors des pourparlers de Paris la semaine dernière, a précisé le ministère britannique de la Défense.

"L'objectif aujourd'hui et demain est de traduire le consensus diplomatique en un plan commun pour garantir la liberté de navigation dans le détroit et soutenir un cessez-le-feu durable", a déclaré le ministre britannique de la Défense John Healey, cité dans un communiqué.

Il s'est dit confiant que "des progrès concrets puissent être accomplis".

Ces discussions intervient dans la foulée de pourparlers sur ce détroit stratégique, ayant réuni vendredi à Paris plus de 40 pays sous la houlette du Premier ministre britannique Keir Starmer et du président français Emmanuel Macron.

M. Starmer a indiqué que la France et le Royaume-Uni dirigeraient une mission multinationale pour assurer la liberté de navigation dans le détroit "dès que les conditions le permettront".

La Grande-Bretagne et la France ont insisté sur le fait que cette force serait exclusivement défensive et ne serait déployée qu'une fois la paix durable dans la région instaurée.

Les Etats-Unis et l'Iran, parties belligérantes, n'ont pas participé aux pourparlers.

Avant la réunion de Paris, Downing Street avait annoncé la tenue d'un sommet de planification militaire cette semaine, sans donner plus de précisions.

 


Iran: le médiateur pakistanais salue la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Trump

Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. (AFP)
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  • "Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre"
  • Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die

ISLAMABAD: Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont le pays joue un rôle de médiateur dans le conflit opposant les Etats-Unis à l'Iran, a salué mercredi l'extension du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump.

"Je remercie sincèrement le président Trump d'avoir gracieusement accepté notre demande de prolongation du cessez-le-feu afin de permettre aux efforts diplomatiques en cours de se poursuivre", a indiqué sur X M. Sharif, précisant s'exprimer également au nom du chef d'état-major, le maréchal Asim Munir.

"Fort de la confiance qui lui est accordée, le Pakistan poursuivra ses efforts en vue d'un règlement négocié du conflit", a ajouté le dirigeant.

Donald Trump a annoncé mardi une extension sine die du cessez-le-feu dont il avait précédemment fixé l'expiration à mercredi soir, disant vouloir donner davantage de temps à la diplomatie.

Un nouveau round de discussions initialement annoncé pour le début de semaine à Islamabad a toutefois lui aussi été ajourné sine die.

"J'espère sincèrement que les deux parties continueront à respecter le cessez-le-feu et parviendront à conclure un +accord de paix+ global lors du deuxième cycle de négociations prévu à Islamabad, afin de mettre définitivement fin au conflit", a souligné M. Sharif mercredi.


Trump dit prolonger le cessez-le-feu avec l'Iran jusqu'à nouvel ordre

Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens. (AFP)
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  • Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur
  • Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz

WASHINGTON: Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.

S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, le président américain a annoncé avoir décidé de "prolonger le cessez-le-feu jusqu'à ce que l'Iran présente une proposition et que les discussions soient conclues, d'une manière ou d'une autre".

Le dirigeant républicain a souligné avoir pris cette décision face "aux graves divisions au sein du gouvernement iranien" et à la demande du Pakistan, principal pays médiateur.

Il a toutefois indiqué avoir "ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus" naval dans le détroit d'Ormuz.

L'annonce du président américain intervient alors que Washington et Téhéran ont affiché leur désaccord sur l'expiration de la trêve, les premiers parlant de mercredi soir, heure de Washington, tandis que les seconds ont évoqué ce mardi, à minuit GMT.

Par ailleurs, la Maison Blanche a confirmé en fin de journée que le vice-président JD Vance, chargé de mener d'éventuelles nouvelles discussions avec l'Iran au Pakistan, ne quitterait pas Washington mardi, comme initialement prévu.

"A la lumière du message du président Trump sur Truth Social, confirmant que les Etats-Unis attendent une proposition unifiée des Iraniens, le voyage au Pakistan n'aura pas lieu aujourd'hui", a indiqué un haut responsable de l'exécutif américain, dans une déclaration transmise à la presse.

La Maison Blanche n'avait jamais confirmé le déplacement du vice-président, mais a entretenu le flou sur le fait de savoir s'il quittait ou pas la capitale dans la journée de mardi.

Bientôt deux mois après le début des hostilités déclenchées par Israël et les Etats-Unis, Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l'approvisionnement pétrolier mondial.