Emeutes à Marseille: Quatrième enquête pour violences policières présumées

Des policiers se dirigent vers des manifestants lors d'une manifestation contre la police à Marseille, dans le sud de la France, le 1er juillet 2023, après une quatrième nuit consécutive d'émeutes suite au meurtre d'un adolescent par la police (Photo, AFP).
Des policiers se dirigent vers des manifestants lors d'une manifestation contre la police à Marseille, dans le sud de la France, le 1er juillet 2023, après une quatrième nuit consécutive d'émeutes suite au meurtre d'un adolescent par la police (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 30 août 2023

Emeutes à Marseille: Quatrième enquête pour violences policières présumées

  • Il s'agit de la quatrième affaire de violences policières présumées dans la deuxième ville de France en marge de cet épisode de violences urbaines
  • Et de la troisième affaire donc pour la seule nuit du 1er au 2 juillet, celle au cours de laquelle Mohamed Bendriss est décédé et Hedi a été gravement blessé

MARSEILLE: Les enquêtes pour violences policières présumées en marge des émeutes urbaines de début juillet s'accumulent à Marseille, avec un quatrième dossier révélé par la presse mardi, celui d'un trentenaire présentant sept fractures au visage.

Après la mort de Mohamed Bendriss, 27 ans, les blessures de son cousin Abdelkarim Y., 22 ans, éborgné après un tir de LBD, ou les images d'Hedi, 22 ans, apparaissant le crâne amputé à la télévision, c'est le visage d'Otman qui est apparu mardi sur Marsactu, site d'informations locales.

"Je n'arrive plus à sortir de chez moi, dès que je dois faire une course, aller dehors me stresse. Je ne suis plus le même", témoigne-t-il auprès de ce média d'investigation marseillais.

Vers 22h30-23h00, dans la nuit du 1er au 2 juillet, Otman sort d'un tabac qui vient d'être pillé, dans le quartier de La Plaine, explique Marsactu. C'est alors qu'il aurait été violemment interpellé par des policiers, une agression pour laquelle il a porté plainte le 19 juillet avant d'être convoqué deux jours plus tard par la police des polices, l'IGPN, chargée de l'enquête.

"De très nombreux éléments dans le dossier indiquent qu'il a été frappé par plusieurs personnes", entraînant une perte de connaissance et sept fractures au visage, assure son avocat, Me Nicolas Chambardon, interrogé mardi par l'AFP.

Mardi, un policier a été placé en garde à vue dans ce dossier. Il est soupçonné de "violences en réunion avec arme entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours par personne dépositaire de l'autorité publique", d'"abus d'autorité pour faire échec à l'exécution de la loi" et de "menace ou acte d'intimidation en vue de déterminer une victime à ne pas déposer plainte ou à se rétracter", a détaillé à l'AFP la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, confirmant l'information initiale du quotidien Libération.

Il s'agit de la quatrième affaire de violences policières présumées dans la deuxième ville de France en marge de cet épisode de violences urbaines qui avait embrasé le pays à la suite du décès du jeune Nahel, tué par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre fin juin.

Et de la troisième affaire donc pour la seule nuit du 1er au 2 juillet, celle au cours de laquelle Mohamed Bendriss est décédé et Hedi a été gravement blessé.

Audition du policier en détention mercredi

Une certitude: la deuxième ville de France recense le seul mort lors de ces émeutes en France et sans doute le plus grand nombre de blessés, sur la trentaine d'enquêtes ouvertes par l'IGPN sur tout le territoire.

"Il faut regarder de très, très près dans quel cadre ces missions (NDLR: de maintien de l'ordre) sont exercées " et renforcer "la question de formation des policiers", estime Me Chambardon.

Cette garde à vue intervient alors qu'un policier de la brigade anticriminalité de Marseille (BAC) doit être entendu mercredi matin par des juges d'instruction dans le cadre de l'affaire Hedi. Ce fonctionnaire, qui avait d'abord nié son implication, a finalement reconnu un tir de LBD lors d'une audience début août, au cours de laquelle il contestait son placement en détention provisoire. Cette incarcération avait déclenché une fronde dans la police.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence avait cependant décidé de le maintenir en détention face au risque de concertation avec les trois autres policiers mis en cause, "dans l'attente de ce nouvel interrogatoire" mercredi, au cours duquel il devrait confirmer cette nouvelle version.

La justice avait aussi souligné que sa "dénégation fallacieuse" initiale avait jeté "le discrédit sur l'ensemble de ses propos".

"En aucun cas j'en veux à l'ensemble des policiers", mais "il y a certains moutons noirs qu'il faut éloigner du troupeau", avait déclaré Hedi fin juillet.

Otman, qui assume un "long casier judiciaire" de vols à l'arrachée et de violences, dont une affaire de violence conjugale, a expliqué de son côté dans Marsactu qu'il est allé porter plainte pour "la première fois de (s)a vie": "Ceux qui m'ont frappé doivent eux aussi être condamnés".


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.