L'exposition «Beauty of the Soul» présente des œuvres d'art fascinantes

L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie. (Photo AN)
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Publié le Jeudi 31 août 2023

L'exposition «Beauty of the Soul» présente des œuvres d'art fascinantes

  • L'événement récemment organisé présentait de la calligraphie islamique, des paysages, des portraits, des pièces contemporaines, de la photographie, des sculptures, des céramiques et d'autres formes artistiques
  • «Il est fascinant de voir comment chaque artiste apporte sa propre perspective et son propre style à son œuvre»

DJEDDAH: Plus de trente-cinq artistes ont participé à l'exposition «Beauty of the Soul», organisée par la galerie d'art NWA à Djeddah.

L'événement récemment organisé présentait de la calligraphie islamique, des paysages, des portraits, des œuvres contemporaines, des photographies, des sculptures, des céramiques et d'autres formes d'art.

Nahed Turkestani, conférencière d'art, céramiste et fondatrice de la galerie d'art NWA, était également présente.

Elle a évoqué la mission de la galerie, qui est de promouvoir la scène des arts visuels en Arabie saoudite et d'offrir aux artistes locaux une plate-forme pour présenter leurs créations.

L'exposition a non seulement permis aux visiteurs d'apprécier et d'acheter des œuvres d'art, mais elle leur a également donné l'occasion de rencontrer les artistes, d'acquérir des connaissances culturelles et de développer une vision artistique plus approfondie.

Mme Turkestani déclare: «L'exposition a offert aux visiteurs une occasion unique de s'immerger dans la scène artistique locale, de mieux comprendre les expressions artistiques et de soutenir les talents établis et émergents.»

Au sujet de son propre travail, elle ajoute: «Mes sculptures en céramique représentent Djeddah et ses composantes, et elles symbolisent leur valeur pour ses citoyens.»

«Les mosquées représentent la religion; les palmiers, la nature; les vagues, le divertissement et le luxe de la vie, et la vieille maison de Djeddah, la famille et la stabilité.»

L'artiste Bayda Shugdar indique qu'elle était ravie de participer à cette expérience, car de tels événements lui permettent de tisser des liens et de collaborer avec d'autres artistes, ce qui lui donne l'occasion de se développer au sein de la communauté.

Mme Shugdar, dont les œuvres exposées s'inspirent de la mer et de la plage, déclare: «L'accueil réservé à mes œuvres en acrylique a été très positif et nombreux sont ceux qui en apprécient les détails complexes.»

«Ils ont également exprimé leur fascination pour le caractère unique de mes créations en résine et en bois, car il s'agit d'une technique avec laquelle ils n'étaient pas familiarisés auparavant.»

«En tant qu'artiste, je suis constamment à la recherche de nouveaux horizons et je cherche à apprendre, à grandir et à évoluer. Ce processus continu me permet de produire des œuvres d'art uniques.»

L'œuvre de Sanaa Alajamy est une combinaison unique de coraux de mer et de bakhour, et elle a «créé des pièces qui expriment superbement son attachement à la mer et aux parfums».

Elle déclare: «Cette exposition m'a donné une merveilleuse occasion de présenter mes créations à ceux qui apprécient la beauté et le symbolisme de mes œuvres d'art.»

De son côté, l’artiste Samo présente divers objets tels que des sacs à main, des abayas, des chapeaux et des robes.

Elle précise: «Peindre sur des objets du quotidien me permet de plonger l'art dans la vie des gens de façon inattendue. C'est une joie de voir comment mon travail artistique transforme ces objets en pièces uniques et personnalisées.»

Le visiteur Ali Mohammed déclare: «Il est fascinant de voir comment chaque artiste apporte sa propre perspective et son propre style à son œuvre. Il y en a pour tous les goûts, et c'est une joie d'explorer et d'apprécier la diversité des expressions artistiques.»

Hafsa, qui a également fait la visite de l’exposition, souligne: «Cette exposition illustre véritablement les possibilités illimitées de l'art et de la culture.»

«Les artistes locaux talentueux ont exploré sans crainte de nouvelles techniques et repoussé les limites de leur créativité, ce qui a donné lieu à une collection captivante et stimulante.»

«Cette exposition nous rappelle avec force que l'art est capable de susciter des émotions et d'engager des dialogues constructifs.»

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Un nouveau chapitre culturel franco-saoudien : le cinéma s’invite à Villa Hegra

Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
Une photo montre le musée Maraya (« miroirs » en arabe), situé près du site archéologique d’Al-Hijr (Hégra), à proximité de la ville saoudienne d’AlUla, dans le nord-ouest du pays, le 4 décembre 2024. (AFP)
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  • Villa Hegra lance un programme international d’écriture de scénarios à AlUla, renforçant la coopération culturelle franco-saoudienne autour du cinéma
  • Cette initiative s’inscrit dans la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui ambitionne de faire d’AlUla un nouveau pôle régional de création cinématographique

Paris : À AlUla, oasis minérale nichée dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite, le temps semble suspendu entre vestiges antiques et ambitions futuristes, et c’est ici que Villa Hegra, résidence d’artistes inaugurée en 2025, ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire en accueillant une nouvelle activité : le cinéma.

À l’occasion du Festival de Cannes 2026, la résidence annonce le lancement d’un programme international d’écriture de scénarios, en partenariat avec Film AlUla et l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA), une initiative qui marque l’entrée officielle du septième art dans l’ADN d’AlUla et, plus largement, dans la stratégie d’influence du royaume.

Depuis sa création, Villa Hegra s’est imposée comme un symbole du dialogue culturel entre la France et l’Arabie saoudite, dans des domaines tels que les arts visuels, la recherche et le spectacle vivant.

L’arrivée du cinéma constitue donc une extension presque naturelle, car, plus que tout autre art, le cinéma est un carrefour entre l’écriture, l’image, la musique, la mémoire et le regard sur le monde.

En lançant la résidence “The Art of Shaping Film Ideas”, Villa Hegra ne se contente pas d’ajouter une corde à son arc, mais se positionne comme un lieu où se fabriquent les récits de demain.

Le choix de s’appuyer sur des partenaires comme le Groupe Ouest et le programme (LIM) Less is More fait écho à l’expertise de ce groupe dans l’accompagnement des auteurs et traduit une ambition claire : privilégier la qualité des histoires avant même leur mise en production.

Ce qui frappe dans cette résidence, c’est aussi sa géographie, puisque le programme se déploie entre la Bretagne, au nord de la France, et AlUla, deux territoires que le cinéma tente de rapprocher.

Ce dialogue entre deux lieux marqués par des paysages rocheux puissants définit l’ambition du projet, qui est de faire se rencontrer des imaginaires, croiser des sensibilités et créer des ponts là où il n’y en avait pas.

Pour comprendre pleinement la portée de cette initiative, il faut la replacer dans le cadre plus large de la transformation que vit l’Arabie saoudite depuis quelques années, dans laquelle le cinéma s’impose comme l’un des piliers de la Vision 2030 portée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Dans le cadre de cette stratégie, la réouverture des salles de cinéma en 2018, après plus de trois décennies d’interdiction, a constitué un tournant qui a enclenché des investissements dans des studios de tournage, des festivals internationaux et la formation des talents.

Longtemps perçue comme un décor spectaculaire capable d’accueillir des tournages internationaux grâce à ses paysages uniques, AlUla se dote donc d’une nouvelle ambition : transformer ce décor en laboratoire.

Avec Villa Hegra, les studios de production et désormais cette résidence d’écriture, AlUla cherche à devenir un lieu où l’on pense le cinéma. En accompagnant les cinéastes dès la genèse de leurs projets, la résidence entend faire émerger des histoires capables de circuler, de toucher et de faire rêver.

Depuis l’accord intergouvernemental de 2018 ayant conduit à la création d’AFALULA, les collaborations se sont multipliées dans les domaines de la culture, du patrimoine et du tourisme. Le cinéma apparaît aujourd’hui comme un prolongement naturel de cette coopération.

Il offre un terrain d’échange où l’expertise française, notamment en matière d’écriture et de formation, rencontre les ambitions saoudiennes, qui ne pourront s’accomplir que sur le long terme, car la construction d’une identité cinématographique nécessite un temps de maturité.


Em Sherif Monte-Carlo, une escale libanaise incontournable sur la Côte d’Azur

 Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine. (AFP)
Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine. (AFP)
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  • Au-delà de la cuisine, Em Sherif Monte-Carlo mise sur une véritable expérience sensorielle
  • Les clients peuvent profiter d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée, dans une ambiance animée par des concerts live et des DJ sets organisés du vendredi au dimanche, ainsi que chaque soir durant les mois de juillet et août

MONACO: Sur les hauteurs de Monaco, face à la Méditerranée, Em Sherif Monte-Carlo rouvre ses portes pour une cinquième saison au sein du prestigieux Hôtel de Paris Monte-Carlo. L’établissement, devenu au fil des années une adresse prisée des amateurs de gastronomie levantine, poursuit son hommage à la cuisine libanaise avec une carte enrichie de nouvelles créations et une expérience immersive mêlant saveurs, musique et art de vivre oriental.

Fondé en 2011 par Mireille Hayek, le groupe Em Sherif s’est imposé comme l’un des ambassadeurs de la gastronomie libanaise à travers le monde, avec des établissements à Beyrouth, Londres et Doha. Depuis l’ouverture monégasque en 2022, la table est dirigée par Yasmina Hayek, fille de la fondatrice et diplômée de l’Institut Paul Bocuse.

Sous sa direction, le restaurant continue de faire évoluer sa carte tout en préservant l’ADN culinaire de la maison : une cuisine généreuse, raffinée et profondément ancrée dans les traditions libanaises.

Parmi les nouveautés de cette saison figure « The Lobster », des brochettes de queue de homard bleu mariné accompagnées d’un condiment au fenouil, mais aussi « Le Lahmeh Black Angus », des brochettes de bœuf Black Angus relevées d’un chimichurri au zaatar. Le « Shawarma Lahmeh », un jarret d’agneau confit servi avec des artichauts et de la coriandre, revisite quant à lui un classique du Levant dans une version gastronomique.

La carte fait également la part belle aux mezzés, incontournables de la table libanaise. Houmous, moutabal d’aubergines grillées, Batata Harra épicées ou encore halloumi grillé aux tomates rôties composent une sélection pensée pour le partage et la convivialité.

Les desserts prolongent ce voyage culinaire avec le célèbre « Baklawa Em Sherif », croustillant et généreusement garni de pistaches, mais aussi le Meghli, pudding épicé à base de farine de riz et de fruits secs. Plus contemporain, le « Coconut Riz bi Halib » associe riz au lait à la noix de coco, mangue, fruit de la passion et sorbet à la cardamome.

Au-delà de la cuisine, Em Sherif Monte-Carlo mise sur une véritable expérience sensorielle. Les clients peuvent profiter d’une terrasse offrant une vue imprenable sur la Méditerranée, dans une ambiance animée par des concerts live et des DJ sets organisés du vendredi au dimanche, ainsi que chaque soir durant les mois de juillet et août.

Le Chicha Lounge Bar complète cette immersion orientale avec une sélection de saveurs et de cocktails signatures, proposés avec ou sans alcool. Parmi eux, le « Beirut Mule », mêlant rhum, arak et agrumes, « Oasis on the Rock » à base de gin, thé vert, gingembre et verveine, ou encore le « Rose Royale », associant Champagne, Saint-Germain, citron vert et rose.

Cette saison, le restaurant entend également séduire les amateurs de sport : certains matchs de la FIFA World Cup 2026 seront retransmis dans l’espace lounge.


France: entre nécessité et impuissance, des auteurs libanais au défi de raconter la guerre

L'écrivain Charif Majdalani cherche à saisir les banalités du quotidien que l'actualité ignore.  "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. (Photo d'archivesAFP)
L'écrivain Charif Majdalani cherche à saisir les banalités du quotidien que l'actualité ignore. "Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier. (Photo d'archivesAFP)
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  • "Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (nord-ouest), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique"
  • En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années"

RENNES: Entre une vie quotidienne en apparence normale à Beyrouth et le bourdonnement des drones, des auteurs libanais, mis à l'honneur au festival français Etonnants voyageurs, racontent leur difficulté à écrire, tiraillés entre le besoin de témoigner et l'impuissance face à une guerre insaisissable.

"Dans l'absolu, l'art ne sert à rien". Pour Hala Moughanie, invitée ce week-end au festival littéraire de Saint-Malo (nord-ouest), le constat est sans appel: "il ne permet pas de changer les situations, ni de modifier le tracé politique de décisions déjà prises".

En revanche, "il a le devoir de témoigner et de dénoncer en posant les formes, qu'elles soient écrites ou artistiques et qui ne [prendront] sens que dans des dizaines d'années", tempère l'autrice à l'AFP.

Comme elle, d'autres auteurs peinent à mettre en récit l'"imprévisible" conflit qui oppose aujourd'hui Israël au Hezbollah libanais.

Si l'illustratrice Michèle Standjofski revendique une démarche  consistant à " raconter ce que l'on voit et ce que l'on vit " dans sa BD "Et toi, comment ça va ?", qui met en dessin ses correspondances avec le dessinateur Charles Berberian, l'écrivain Charif Majdalani cherche à en saisir les banalités du quotidien  que l'actualité ignore.

"Je raconte des petites choses, des anecdotes du quotidien de la guerre qui peuvent paraître très banales mais qui, dans le contexte, sont incroyables", explique ce dernier.

"Car de cette guerre-là, poursuit-il, personne n'en sait absolument rien, ni ce qui se trame, ni ce qu'il y a dessous, ni ce qu'il y a derrière..., on n'en sait rien, ce n'est donc pas la peine de gloser sans arrêt".

Prendre du recul 

Ecrire ou dessiner devient également une manière de prendre du recul face à une réalité écrasante. Michèle Standjofski voit dans le dessin un processus lent et apaisant, qui permet à la fois d'exprimer la colère et de retrouver une forme de calme.

"C'est ce qui manque malheureusement aujourd'hui quand on parle de ce qui se passe dans cette région du monde", déplore-t-elle.

" Pour l'instant, ce n'est pas possible de poser des mots" sur ce qui se passe , estime Hala Moughanie, qui dit observer et "absorber " la situation - "mais je sais que cela va m'amener à écrire".

Au Liban, cette difficulté à dire s'inscrit aussi dans une histoire plus longue . "On n'est pratiquement jamais sortis de la guerre ", rappelle Michèle Standjofski, évoquant la succession de conflits et de crises qui ont jalonné l'histoire du pays et nourrissent un sentiment permanent d'instabilité.

Face à cette complexité, les auteurs interrogés par l'AFP revendiquent avant tout une posture modeste. "Si vous avez compris quelque chose au Liban, c'est qu'on vous l'a mal expliqué ", résume Mme Standjofski, consciente des limites de toute tentative de synthèse.

Une difficulté d'autant plus grande que la guerre se mêle au quotidien  puisque dans la capitale Beyrouth, raconte Charif Majdalani, si la vie est "actuellement tout à fait normale", l'auteur explique être sous le bourdonnement permanent de drones au-dessus des têtes.

Dans ce contexte, et sans prétendre dire la vérité d'un pays fragmenté, Michèle Standjofski s'attache à témoigner " à [sa] petite hauteur ", avec son regard et sa sensibilité, ce qu'il se passe dans son pays.

Une approche que partage Hala Moughanie, qui cherche à englober " autant que possible toutes les nuances " d'un Liban éclaté, composé d'une multitude de réalités sociales et de communautés, sans le réduire à un récit unique.